Politique de l'esprit. Auguste Comte et la naissance de la science sociale
Karsenti Bruno
HERMANN
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EAN :9782705665760
La sociologie n'est pas un savoir quelconque. Dans son statut scientifique, elle entretient un rapport à la politique qui, loin d'être extérieur, touche à sa définition même. Voulue par une société déterminée, à un moment déterminé de son histoire, la sociologie a surgi sur l'onde de choc de la Révolution française comme un savoir manquant, une tâche à remplir pour que la politique moderne puisse enfin s'accomplir. Son but fut d'abord d'élever la pensée à la hauteur du grand défi lancé par la Révolution : faire de la société le sujet de ses propres transformations, lui fournir les moyens d'agir sur elle-même. Bruno Karsenti explore ici cette refondation de la politique au prisme de l'?uvre d'Auguste Comte. Grâce à Comte, une alternative s'ouvre, en marge des conceptions qui dominent et structurent le débat public, où les conditions de fonctionnement des sociétés post-révolutionnaires sont projetées en pleine lumière. A l'appui d'une conception de l'esprit radicalement nouvelle qui culmine dans une anthropologie, il s'agit de déployer sans fléchir toutes les conséquences du fait qu'une société parvienne au gouvernement d'elle-même. Et il s'agit aussi, en contrepoint, de rendre plus apparents nos propres évitements, lorsque nous nous contentons d'une acception convenue, et au fond peu exigeante, de la démocratie.
Nombre de pages
216
Date de parution
08/02/2006
Poids
264g
Largeur
148mm
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EAN
9782705665760
Titre
Politique de l'esprit. Auguste Comte et la naissance de la science sociale
Auteur
Karsenti Bruno
Editeur
HERMANN
Largeur
148
Poids
264
Date de parution
20060208
Nombre de pages
216,00 €
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Avec l'entrée des juifs dans la modernité démocratique et leur présence dans les sociétés européennes qui cherchent à la réaliser, il en va d'une question de philosophie politique générale. C'est aussi le cas quand a lieu leur sortie, qui prend sens dans une histoire où nous sommes tous impliqués. Ce livre enchaîne différents gestes conceptuels par lesquels certains juifs, au cours des deux derniers siècles, ont entrepris de penser les liens entre judaïsme et modernité : certaines ?uvres d'Émile Durkheim, de Leo Strauss, de Bernard Lazare, de Joseph Salvador ou encore d'Heinrich Heine sont ainsi traversées à l'aide d'une même interrogation : à quelles alternatives est confronté le juif moderne, celui qui, en tant que juif, fait l'épreuve de l'émancipation ...
L'homme total, tel est l'horizon d'une « science de l'homme » à la fois théorique et empirique, à laquelle Marcel Mauss a voulu donner ses assises par une conception renouvelée du symbolique et de son efficacité propre. Rectifiant la conception durkheimienne du social comme structure de coercition du sujet, Marcel Mauss a refondé la sociologie comme anthropologie générale. De l'existence d'un lien très particulier entre sociologie, philosophie et anthropologie, l"oeuvre de Mauss constitue l'un des meilleurs témoins. Son oeuvre est ainsi devenue la source de tous les développements contemporains qui, en France, alimentent la réflexion à propos de l'objet des sciences humaines.Pour expliquer la productivité exceptionnelle de cette oeuvre, Bruno Karsenti remonte les fils d'une généalogie intellectuelle qui traverse toute la philosophie, la sociologie et la psychologie françaises des XIXe et XXe siècles, en évaluant l'effet des révolutions de pensée du langage, de la culture et de l'inconscient. Il montre comment s'est cristallisé le projet d'une critique des abstractions disciplinaires, qui font éclater l'unité du « phénomène social total », et d'un dépassement des dualismes de l'individuel et du collectif, du logique et de l'affectif, du normal et du pathologique."
L'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, par sa violence inouïe, a fait vaciller nombre de nos représentations, dans le monde occidental comme en Israël. C'est l'abri des juifs dans leur Etat qui a été remis en question, et aussi ce que cet Etat représente pour tous les juifs de la diaspora. Plus largement, un point d'équilibre de la conscience commune post-Shoah a été touché. L'antisémitisme, dans sa passion exterminatrice, a refait irruption et il a été accompagné d'un écho favorable ailleurs dans le monde, notamment dans cette partie de l'opinion occidentale unifiée par l'antisionisme. La riposte israélienne qui s'ensuivit eut toute la légitimité d'une guerre défensive. Mais à mesure qu'elle se déployait et que la destruction de Gaza et les morts civils palestiniens augmentait, une autre interrogation a pris forme : que doit être Israël à la lumière de cette épreuve, en tant qu'Etat de droit démocratique qui se confronte réellement à la question palestinienne ? La conduite de la guerre sous son autorité n'a pas permis qu'elle se pose, et a mis à mal dans l'opinion mondiale la légitimité de la riposte. Pourtant, il est indispensable de la reformuler précisément aujourd'hui, pour qu'un avenir soit possible, à la fois pour ce pays, pour les juifs dispersés dans le monde qui comptent sur son existence, pour les Palestiniens en quête d'Etat, et pour les pays occidentaux pour lesquels Israël représente un point d'appui indispensable de la conscience qu'ils ont acquis d'eux-mêmes après la Seconde Guerre mondiale. Les textes réunis dans ce recueil parcourent l'ensemble de l'arc de la séquence qui s'est ouverte avec le 7 octobre et poursuivi par une guerre privée de vision d'avenir. Le livre s'efforce de prendre tous les angles possibles et de varier les points de vue de vue afin de prendre la pleine mesure de ce qui nous est arrivé à tous.
Né en 1966, Bruno Karsenti enseigne la philosophie à l'EHESS. Il a publié des ouvrages de philosophie politique et de théorie sociale, parmi lesquels Politique de l'esprit (Hermann, 2006) et La Société en personnes (Economica, 2006).
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.