L'expression "philosophie de la technique" est née avec ce livre, en 1877. Il s'agit pour Ernst Kapp d'une philosophie de la hache, du marteau, de la vis et de la machine à vapeur. Georges Canguilhem y voyait l'une des premières tentatives pour constituer une philosophie biologique de la technique, c'est-à-dire pour penser les outils et les machines en tant que prolongement et extériorisation de l'activité des corps vivants : "Cet ouvrage, classique en Allemagne, est à ce point méconnu en France, que certains des psychologues qui ont repris, à partir des études de Köhler et de Guillaume, le problème de l'utilisation des outils par les animaux et de l'intelligence animale, attribuent cette théorie de la projection à Espinas lui-même, sans savoir qu'Espinas déclare très explicitement à plusieurs reprises qu'il l'emprunte à Kapp. Selon la théorie de la projection dont les fondements philosophiques remontent, à travers von Hartmann et La Philosophie de l'Inconscient, jusqu'à Schopenhauer, les premiers outils ne sont que le prolongement des organes humains en mouvement. Le silex, la massue, le levier prolongent et étendent le mouvement organique de percussion du bras. (...) Ce que les Allemands ont constitué par la voie philosophique (...) nous le voyons repris, et autant qu'on peut savoir sans dérivation directe, par Leroi-Gourhan dans son livre Milieu et Techniques". Antériorité de la technique sur sa formalisation scientifique, continuité entre l'appareillage technique et les tactiques du vivant : le texte de Kapp jette un éclairage historique inattendu sur certaines problématiques fondamentales de la philosophie des sciences et des techniques "à la française".
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Date de parution
01/10/2007
Poids
480g
Largeur
215mm
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EAN
9782711619405
Titre
PRINCIPES D'UNE PHILOSOPHIE DE LA TECHNIQUE
ISBN
2711619400
Auteur
KAPP
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
480
Date de parution
20071001
Nombre de pages
0,00 €
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Bouvier Guillaume ; Herbreteau Véronique ; Kapp Is
Le profil de l'empereur allemand Guillaume II sur les grilles du Palais du Rhin, le graffiti laissé par Goethe sur la plateforme de la cathédrale, le souvenir des échoppes et des prostituées qui vendaient leurs charmes dans le sanctuaire, un vestige de tour romaine caché sous un supermarché, une réserve naturelle dissimulée au coeur d'une zone industrielle, un vestige des bains pour chiens, une exceptionnelle bibliothèque humaniste, l'une des plus vieilles pharmacies d'Europe... Loin des foules et des clichés habituels, Strasbourg garde encore des trésors bien cachés qu'elle ne révèle qu'aux habitants et aux voyageurs qui savent sortir des sentiers battus. Un guide indispensable pour ceux qui pensaient bien connaître Strasbourg ou pour ceux qui souhaitent découvrir l'autre visage de la ville.
Divisé en fiches courtes et pratiques et écrit dans un langage simple, cet ouvrage propose un panorama complet sur le sens de la démarche sociologique, les méthodes pour mener une enquête, les théories et les grands thèmes de la sociologie.
Divisé en fiches courtes et pratiques et écrit dans un langage simple, cet ouvrage propose un panorama complet sur le sens de la démarche sociologique, les méthodes pour mener une enquête, les théories et les grands thèmes de la sociologie.
Afin de se prémunir contre le risque de devenir un jour savant, tout jeune chercheur devrait, à titre d'antidote, avoir lu ce classique de Gaston Bachelard. L'originalité de l'ouvrage consiste non seulement à dégager les conditions psychologiques propices à la formation de l'esprit scientifique mais aussi à mettre au jour celles de son dépérissement. Ainsi, la connaissance scientifique s'institue en s'opposant à la connaissance vulgaire, issue de l'expérience commune. Cependant, elle se corrompt et se stérilise dès lors qu'elle prétend fournir des réponses définitives. L'attachement à ses propres certitudes, qu'elles soient d'ordre sensible ou scientifique, contrarie les progrès de la recherche. La science tout autant que l'opinion constituent ainsi ce que Bachelard appelle un obstacle épistémologique. Toute découverte suppose donc la capacité de résister à "cette tendance conservatrice de l'esprit humain" qui le porte à ramener l'inconnu au connu, par une sorte de goût inné pour la cohérence. L'épistémologie à portée des débutants. --Paul Klein
Rien que dans ce petit coin du monde, il y a quatre principes, la raison, l'instinct, la génération, la végétation, qui sont semblables les uns aux autres et sont les causes d'effets semblables. Combien d'autres principes ne pourrions-nous pas naturellement supposer dans l'immense étendue et l'immense variété de l'univers, si nous étions capables de voyager de planète en planète et de système en système, afin d'examiner chaque partie de ce vaste agencement? L'un quelconque des quatre principes mentionnés ci-dessus (et de cent autres qui s'offrent à notre conjecture) peut nous fournir une théorie par laquelle juger de l'origine du monde; et c'est une preuve palpable et insigne de partialité que limiter entièrement notre vue au principe par lequel nos propres esprits opèrent. Si ce principe était plus intelligible pour cela, une telle partialité pourrait dans une certaine mesure s'excuser; mais la raison, dans son agencement et sa structure interne, nous est en réalité aussi peu connue que l'instinct ou la végétation".
Quand on a pris les soins nécessaires pour conserver au corps sa force et sa vigueur, pour le mettre en état d'obéir aux ordres de l'âme elle-même, afin que en toute occasion, elle ne donne son consentement qu'à ce qui est conforme à la dignité et à l'excellence d'une créature raisonnable"
Résumé : Les religions ont une histoire, qui n'est pas celle de la Bible. Elles trouvent leur origine dans les passions des hommes. De là, on conclut aisément qu'en matière de religion le culte importe plus que le dogme, que le polythéisme précéda le théisme qui en dériva, et que les maux générés par celui-ci sont pires que ceux causés par celui-là. La question d'une " pure " religion reste en suspens, sachant qu'aucune religion révélée ne peut invoquer en sa faveur un témoignage assez fort ni aucune religion philosophique se reposer sur une démonstration qui soit certaine.