Soigner le Sénégal colonial. Genèse de la formation médicale (1890-1920)
Kanté Mody ; Fall Mamadou
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782336597997
Aux premiers temps de la colonisation, la France esquisse au Sénégal une organisation médicale encore modeste, limitée aux côtes et aux escales fluviales. Au fil des opérations de "pacification" , des infirmeries et ambulances suivent la progression vers l'intérieur des terres, témoignant des efforts pour répondre aux maladies qui touchent les populations. Progressivement, le corps médical colonial cherche à structurer les pratiques locales et à former un personnel africain capable d'assurer les soins quotidiens. Les premières formations balbutiantes s'affinent avec l'essor de la scolarisation. La création de l'Assistance médicale indigène en 1905 marque un tournant, suivie par l'instauration des aides-médecins en 1906. L'ouverture de l'Ecole de médecine de Dakar, précédée en 1916 d'une section préparatoire à l'Ecole Faidherbe de l'île de Gorée, donne une cohérence nouvelle à cet édifice encore naissant. Entre 1890 et 1920, le Sénégal devient ainsi un terrain pionnier où se mettent en place les premiers parcours africains de médecine coloniale. Cet ouvrage retrace cette évolution et met en lumière les premiers jalons d'une histoire médicale en formation.
Nombre de pages
234
Date de parution
30/04/2026
Poids
280g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336597997
Auteur
Kanté Mody ; Fall Mamadou
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260430
Nombre de pages
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En 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale qui mit à contribution au service de la France de nombreux combattants africains, l'Ecole de médecine de Dakar fut créée, sur le modèle des Ecoles de Pondichéry en Inde, de Tananarive à Madagascar et de Hanoï en Indochine. Le but était de former en Afrique-Occidentale française des médecins auxiliaires, des sage-femmes, des visiteuses médicales qui devaient exercer leur métier sous l'autorité des médecins militaires coloniaux dans le cadre de l'Assistance médicale indigène. Son enseignement médical était essentiellement pratique pour faire face aux pathologies dominantes des territoires. A la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1944, la Conférence de Brazzaville étendit le recrutement de l'Ecole de Dakar à l'Afrique-Equatoriale française et au Cameroun. L'établissement ne correspondant plus toutefois aux aspirations des populations de l'Afrique subsaharienne française, ses anciens élèves contribuèrent à faire évoluer l'Ecole de Dakar. Elle devint en 1950 l'Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie de l'Institut des hautes études rattachée aux facultés de médecine de Paris et de Bordeaux. C'est sur cette base que va naître en 1957 la faculté de médecine de Dakar. Malgré un nombre assez limité d'élèves, l'Ecole de Dakar fut à l'origine d'une élite africaine de qualité qui contribua, après les indépendances, au développement local.