Gens de passage est un récit picaresque, relatant les tribulations de deux compères, le narrateur et son ami "pas possible", qui s'en vont sur les routes russes dans une vieille voiture cabossée, sans marche arrière, achetée, mais non encore payée, par l'ami qui ne sait d'ailleurs pas conduire. Diverses péripéties leur feront traverser des forêts, des champs, des villages abandonnés. Ils rencontreront toutes sortes de personnages insolites et plus ou moins fantastiques : des génies de la forêt, une femme solitaire, tenancière d'une cantine sans clients, une paysanne qui leur offrira un vrai festin. Ils chercheront un trésor qui leur semblera se trouver à portée de la main, mais qui restera toujours aussi éloigné, après des heures et des heures de marche. Ils arriveront dans un village pratiquement inhabité où ils voudront acheter une isba et où l'ivrogne de service leur proposera de choisir celle qui leur plaît, à charge pour lui d'avertir les propriétaires qu'ils ont un acquéreur. Ils pénétreront dans une de ces isbas, découvriront des trésors inestimables dans le grenier, mais le génie familier du lieu leur interdira de s'y installer.
Nombre de pages
204
Date de parution
02/11/1990
Poids
274g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070716883
Titre
Gens de passage (le livre des pérégrinations)
Auteur
Kandel Félix
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
274
Date de parution
19901102
Nombre de pages
204,00 €
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Zone de repos ou Quinze jours de réflexion est un récit d'une facture originale, qui se déroule sur deux plans totalement différents, comme une espèce de contrepoint : d'une part, c'est une suite d'"histoires à dormir debout", de bouffonneries picaresques relatant les aventures d'une bande de poivrots fauchés qui passent leur temps à la recherche d'expédients pour se procurer de la vodka. Ces "histoires" ont aussi une morale qui les rattache au deuxième plan, on ne peut plus sérieux celui-là, de la "zone de repos". Il s'agit d'une prison des environs de Moscou où l'on enferme généralement pour une quinzaine de jours les individus ramassés sur la voie publique en état d'ivresse, ou bien qui ont fait l'objet, pour le même délit, d'une dénonciation de la part de leurs proches - le plus souvent leur propre femme - qui veulent se débarrasser d'eux pour quelques temps. Aussi cette prison a-t-elle reçu le nom de "dessoûloir". Félix Kandel s'y est retrouvé pour une tout autre raison : s'être joint à une manifestation de Juifs, à qui l'on refusait leur autorisation d'émigrer en Israël. Le dessoûloir est fort bien connu des Moscovites : trente-cinq hommes sont parqués dans chaque cellule (vingt mètres carrés), dans la saleté, la promiscuité, la puanteur. La nourriture est à l'avenant, mais ils ne pensent même pas à protester ou à se révolter. La philosophie du Moscovite moyen se résume à ceci : "Plus tôt on y sera, plus tôt on sortira", et chacun est prêt à y passer. Et l'auteur se demande comment il se fait qu'on traite ainsi, non pas des "ennemis du peuple", mais de simples citoyens, nullement criminels, coupables d'un délit véniel.
Les faits, les effetsPsychose ou légitime préoccupation écologique, la question du réchauffement climatique revient à maintes occasions, sans pour autant que l'on sache précisément de quoi il s'agit : augmentation anormale des températures ? risques accrus ou évitables ? conséquence inéluctable de l'effet de serre ? imminence d'un choc climatique majeur ... Robert Kandel offre une présentation scientifique et claire de la situation actuelle, des différents facteurs, des évolutions envisageables et des incertitudes, sans négliger la dimension politique, permettant de comprendre en profondeur ce phénomène physique. Un outil indispensable pour ne pas être exclu de l'un des principaux enjeux du XXIe siècle.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.