En prenant pour sujet l'aide bénévole qu'apportent certains citoyens à de jeunes migrants isolés, Maïa Kanaan-Macaux nous livre un roman fort, engagé et bouleversant sur l'errance et la reconstruction de deux êtres dévastés par leurs trajectoires intimes. A la suite d'un drame qui remet en cause son existence, Isabelle abandonne son mari, son métier d'enseignante et ses élèves. Dans son errance, elle rencontre un jeune migrant guinéen de quinze ans pour lequel elle se prend d'affection. Logée dans le même hôtel social que le garçon, Isabelle retrouve le plaisir de transmettre et commence par enseigner à Ibrahim les rudiments du français. Elève motivé, mais toujours sur ses gardes, l'adolescent raconte peu à peu son histoire. Contraint par la misère à traverser le désert, puis la Méditerranée, cet enfant d'agriculteur doit trouver de quoi financer les médicaments indispensables à la survie de son père. Son voyage est jalonné des pires expériences qu'un adolescent puisse vivre : la violence et la cupidité des réseaux de passeurs, la mort de certains de ses compagnons et enfin l'enfer administratif des autorités françaises. Alors qu'Ibrahim peine à se faire reconnaître, malgré l'aide d'Isabelle, comme mineur isolé, ils font la connaissance de Jean, un oléiculteur de la région, qui remarque immédiatement le talent du garçon pour soigner les arbres. Entre ces personnages solitaires, une relation d'amitié, de respect et de solidarité se noue, jusqu'à ce que Ibrahim atteigne la majorité et qu'à nouveau son statut soit fragilisé. Construit sous la forme de chapitres alternés croisant les voix d'Isabelle et de Ibrahim, Les Exilés est avant tout un roman poignant sur la magie des rencontres et la reconstruction des êtres blessés par la vie, un témoignage magnifique de la capacité des individus à retrouver du sens à leur vie, quand tout espoir semblait les avoir abandonnés.
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Nombre de pages
185
Date de parution
03/03/2022
Poids
216g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782260054931
Titre
Les exilés
Auteur
Kanaan-Macaux Maïa
Editeur
JULLIARD
Largeur
142
Poids
216
Date de parution
20220303
Nombre de pages
185,00 €
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Maïa et son frère aîné, Jean-Sélim, ont vécu une enfance cosmopolite, marquée par les voyages et les valeurs d'engagement transmises par leurs parents, un père diplomate égyptien et une mère française. Adolescents, ils apprennent la mort brutale de leur père, survenue en Chine dans des conditions mystérieuses. Tandis que leur mère refait sa vie à Rome, Maïa et son frère veillent l'un sur l'autre. La fratrie devient fusionnelle. Jusqu'à ce que Jean-Sélim se lance dans une carrière humanitaire qui le mène sur les terrains les plus dangereux, de la Somalie à l'Irak en passant par la Yougoslavie... Aujourd'hui, alors que la mémoire de sa mère s'effrite, Maïa remonte le fi l de ses souvenirs pour arracher à l'oubli l'histoire poignante d'une famille déchirée par la violence du monde.
Résumé : Ce livre est le guide à mettre entre les mains de tous les étudiants vegan ou végés pour apprendre à cuisiner les plats du quotidien avec un équipement minimal (1 casserole, 1 poêle, 1 mixeur plongeant et c'est tout), accessible aux débutants et aux budgets hyper restreint. Plus de 80 recettes du quotidien et de multiples variantes à réaliser en 1 tour de main, avec peu d'ingrédients et en un temps record. Régalez-vous avec des pâtes d'hiver aux lentilles corail, du couscous express, des wraps aux haricots rouges, des barres énergétiques façon brownie, des smoothies pêche-amande... En bonus : en fin d'ouvrage, 8 menus hebdomadaires, par saison avec prix, liste de courses et apports nutritionnels.
Dans les assiettes servies sur les tables libanaises, les graines de GRENADE côtoient la fleur d'oranger, le ZAATAR se mêle à l'huile d'olive et le SUMAC se marie à la mélasse avec finesse et délicatesse. TARA KHATTAR, jeune cheffe libanaise talentueuse, vous invite à entrer dans son intimité culinaire pour y découvrir toutes ces saveurs. Les 100 RECETTES de ce livre sont chacune un hommage rendu à l'héritage que ses grands-mères lui ont légué en cuisine. Elle a tout appris de leurs mains et elle tente, avec succès, de transmettre ce bonheur et ce sentiment de plénitude qu'elle ressent à chaque recette réalisée.
Le métier de sage-femme, "de tous les temps, de toutes les civilisations et de toutes les cultures" (Gherissi, 1992), a vu ses rôles remis en question selon les représentations de la grossesse et de la naissance et les systèmes de santé. Dans ce livre, l'auteure analyse les fonctions assurées et attendues des sages-femmes au Liban dans une perspective anthropologique, sociale et pédagogique. Cette analyse met en évidence les activités professionnelles et, par conséquent, les compétences attendues des sages-femmes au Liban par consensus entre les différentes parties prenantes, y compris les femmes.
Entre les ruines fumantes de Gaza et les pages jaunies des livres, un vieil homme attend. Il attend quoi ? Peut-être que quelqu'un s'arrête enfin pour écouter. Car les livres qu'il tient entre ses mains ne sont pas que des objets - ils sont les fragments d'une vie, les éclats d'une mémoire, les cicatrices d'un peuple. Quand un jeune photographe français pointe son objectif vers ce vieillard entouré de livres, il ignore qu'il s'apprête à traverser le miroir. " N'y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ? Celle d'une vie. Celle de tout un peuple, parfois ", murmure le libraire. Commence alors l'odyssée palestinienne d'un homme qui a choisi les mots comme refuge, résistance et patrie. De l'exode à la prison, des engagements à la désillusion politique, du théâtre aux amours, des enfants qu'on voit grandir et vivre, aux drames qui vous arrachent ceux que vous aimez, sa voix nous guide à travers les labyrinthes de l'Histoire et de l'intime. Dans un monde où les bombes tentent d'avoir le dernier mot, il nous rappelle que les livres sont notre plus grande chance de survie - non pour fuir le réel, mais pour l'habiter pleinement. Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit était la plus radicale des révolutions.
Tu connais mon histoire, forcément tu la connais. C'est la tienne aussi. Peu importe ce que tu en penses, je te la raconte quand même. De notre rencontre jusqu'à ce jour où elle se terminera. J'ignore comment. Vois ça comme une défiance. De la justice et de ses égarements. Prends mes mots comme un plaidoyer et mes intentions comme l'exécution d'un juste châtiment. " Une nuit d'ivresse, un coup de feu, une vache abattue : le geste impardonnable d'un homme, le comte Abélard de Hesbaye. Des années plus tard, alors que la justice a depuis longtemps détourné le regard, débute la revanche des oubliés. Dans une grange isolée, Nikki, l'agricultrice trahie, fait comparaitre son bourreau, jadis ami. Se déroule alors un autre procès, plus intime, plus implacable, enraciné dans un terreau social contrasté et mû par la nécessité d'une femme et de toute une communauté de se faire justice soi-même. Au risque de s'y perdre ? Tragédie sociale, La Dernière nuit est un roman haletant qui oscille entre vengeance et réparation en interrogeant des questions très actuelles, parmi lesquelles : le spécisme et les dérives du patriarcat.
Des années 1960 à aujourd'hui, la narratrice raconte sa filiation problématique, entre sa mère, le père dont elle porte le nom et qu'elle surnomme le Loup, et le Mandarin, tous deux hauts fonctionnaires sous de Gaulle. Inséparables, ils sont au coeur de la " Françafrique ", ce système de politique énergétique et de l'armement des Trente Glorieuses, qui se soldera par un scandale politico-financier retentissant dans les années 1990. Occupant une place particulière dans sa famille pour des raisons qu'elle peine à saisir mais tentera d'éclaircir au fil de sa vie, la narratrice observe et décrit ce curieux trio. De qui est-elle la fille ? Du Loup ? Ou du Mandarin ? Une seule certitude traverse ce roman cruel et émouvant : être l'enfant du doute, c'est être celle qui doute - et dont on doute.
A la fin du XIXe siècle, Bilal Seck achève un pèlerinage à La Mecque et s'apprête à rentrer à Saint-Louis du Sénégal. Une épidémie de choléra décime alors la région, mais Bilal en réchappe, sous le regard incrédule d'un médecin français qui cherche à percer les secrets de son immunité. En pure perte. Déjà, Bilal est ailleurs, porté par une autre histoire, celle qu'il ne cesse de psalmodier, un mythe immense, demeuré intact en lui, transmis par la grande chaîne de la parole qui le relie à ses ancêtres. Une odyssée qui fut celle du peuple égyptien, alors sous le joug des Ptolémées, conduite par Ounifer, grand prêtre d'Osiris qui caressait le rêve de rendre leur liberté aux siens, les menant vers l'ouest à travers les déserts, jusqu'à une terre promise, un bel horizon, là où s'adosse le ciel... Ce chemin, Bilal l'emprunte à son tour, vers son pays natal, en passant par Djenné, la cité rouge, où vint buter un temps le voyage d'Ounifer et de son peuple. De l'Egypte ancienne au Sénégal, David Diop signe un roman magistral sur un homme parti à la reconquête de ses origines et des sources immémoriales de sa parole.