[...] la thèse est structurée en deux parties portant, respectivement, sur l'établissement de la compétence (Première partie) et sur l'exercice du pouvoir fiscal (Seconde partie). La première partie met bien en évidence l'origine de la compétence fiscale, à savoir l'Etat. Cela vaut non seulement dans l'ordre juridique international mais aussi dans l'ordre juridique interne. Le raisonnement est toutefois différent. Si la compétence fiscale de l'Etat tient à son existence même en tant que personne publique souveraine, ce qui écarte alors toute idée d'habilitation juridique à exercer le pouvoir fiscal, celle de ses organes, y compris ceux des collectivités infra-étatiques, repose sur une habilitation qui puise sa source, directement ou indirectement, dans sa Constitution. Sur ce point, et même si, sans toujours en retenir un contenu identique, la plupart des auteurs fiscalistes reconnaissent l'ambiguïté qui peut naître de son utilisation, la référence à la " souveraineté fiscale " pour une collectivité infra-étatique mériterait d'être reconsidérée, et abandonnée. [...] l'organisation administrative de la France présente une diversité révélant une échelle d'autonomie dans un cadre qui demeure celui fixé en amont par la Constitution de l'Etat. Consacrée à l'exercice du pouvoir fiscal, la seconde partie s'intéresse plus particulièrement à ses limites dans l'ordre juridique international. Le choix de l'intitulé, en lieu et place de " L'exercice de la compétence fiscale ", s'explique par la différence, relevée et opérée par M. Kallergis, entre compétence et pouvoir. Ainsi entendue, la compétence étant le domaine d'exercice du pouvoir, c'est bien le pouvoir qui est exercé et non une compétence. [...] Rien n'exclut cependant que l'Etat, en tant que sujet de droit international, décide de s'engager dans un processus multilatéral, soit dans une perspective de coopération par la conclusion de conventions fiscales interétatiques, soit dans une perspective d'intégration, ce qui est le cas de l'Union européenne. Quelle que soit la voie choisie, l'Etat demeurant souverain, l'engagement n'étant jamais irréversible. [...] M. Kallergis nous livre une étude inédite dans son ampleur de la compétence fiscale mêlant théorie de l'Etat, droit international, droit de l'Union européenne, droit constitutionnel et droit administratif. Son apport ne se limite toutefois pas à sa démonstration. Il tient également à la richesse du contenu qui la soutient. L'étude de la relation entre le pouvoir fiscal et le territoire, souvent appréhendée dans une logique descriptive des régimes fiscaux intéressant l'imposition d'opérations transnationales, offre ainsi aux lecteurs de très intéressants développements, notamment historiques et éclairés par la jurisprudence étasunienne et britannique sur le régime applicable lorsque tout ou partie du territoire d'un Etat est sous occupation d'un autre Etat. [...] Servie par un appareil de références et une bibliographie de tout premier ordre en six langues (français, anglais, allemand, italien, espagnol et grec), la thèse de M. Kallergis fait partie de ces thèses structurantes dont la lecture ne peut qu'être recommandée à tout juriste fiscaliste soucieux d'en revenir aux fondamentaux. [...]
Résumé : L'ouvrage a pour objectif de présenter l'ensemble des types d'arguments présents dans le monde du droit, ne se limitant donc pas au droit français : le syllogisme judiciaire, la définition juridique, la présomption, les arguments a contrario, a fortiori, etc. Chacun de ces arguments est remis dans son contexte historique et philosophique, analysé et illustré. L'approche est critique, il ne s'agit pas de résumer les apports des théoriciens mais de mettre en perspective l'ensemble de leurs travaux, afin de se concentrer sur la présentation des arguments. L'ouvrage sera utile tant à l'étudiant en droit qu'au praticien expérimenté de l'argumentation juridique. Un glossaire rend son maniement plus facile.
La référence du vocabulaire juridique depuis 50 ans, indispensable pour tout étudiant en droit. Le Lexique des termes juridiques 2025-2026 permet un accès simple et complet à toutes les définitions, aux concepts et aux notions clés de tous les domaines du droit. Avec plus de 6 000 entrées , l'étudiant à la recherche d'une notion inconnue ou oubliée pourra la découvrir ou se la remémorer et acquérir ainsi des certitudes ou automatismes, utiles à la rigueur du juriste. Cette 33e édition met en avant plus de 180 définitions en lien avec l'actualité juridique . Les références aux codes et aux grands arrêts permettent de faire le lien entre les définitions, les textes législatifs et la jurisprudence.
Dollo Christine ; Lambert Jean-Renaud ; Parayre Sa
Un outil indispensable pour maîtriser le vocabulaire de cette matière en constante évolution La sociologie occupe une place croissante dans le débat public. Pourtant le vocabulaire sociologique reste assez mal connu bien qu'il soit indispensable pour comprendre le monde. Ce Lexique présente les grandes notions de la sociologie générale et tous les courants théoriques de la sociologie (sociologie économique, sociologie politique, méthodologie sociologique...). Plus de 1 700 notices concises et explicites qui couvrent tous les domaines de la sociologie. Plus de 100 définitions encadrées mettant en avant les notions incontournables de la matière. Tous les courants théoriques de la sociologie explicités : subjectivisme, sociologie critique, individualisme méthodologique, fonctionnalisme, ethnométhodologie, interactionnisme... Plus de 400 auteurs cités . 80 notices biographiques des principaux sociologues, facilement repérables ainsi qu'un index des auteurs, qui permet de croiser notions et auteurs. Un système très complet de corrélats qui permet de circuler facilement dans l'ouvrage.
Résumé : Symbole du droit international des droits de l'Homme qui a connu un développement remarquable depuis la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l'Homme cristallise également les interrogations qu'il suscite. Des droits peuvent-ils réellement être universels ? Droits civils et politiques, droits économiques, sociaux et culturels peuvent-ils être pensés ensemble ? Quelle est la portée d'une déclaration de droits ? La protection effective des droits suppose-t-elle la régionalisation ?
Compte tenu de l'importance du droit de l'insolvabilité et des garanties du crédit, mais également du caractère épars des nombreuses dispositions pertinentes, il a paru opportun d'offrir aux praticiens et étudiants un ouvrage reprenant en un seul volume les textes applicables, qu'ils relèvent du droit substantiel ou du droit processuel. Le présent code essentiel regroupe ainsi des dispositions relevant des droits civil, économique, judiciaire, fiscal, social, européen et international. Il constitue un outil complet et maniable destiné à toutes personnes qui s'intéressent aux garanties de paiement et à l'insolvabilité. Les textes sont coordonnés sur la base des nombreuses modifications légales parues jusqu'au Moniteur belge du 1er août 2021.