Heine est un auteur central de l'histoire de la poésie en Allemagne. Ses relations au judaïsme, son exil à Paris, ses liens avec les milieux révolutionnaires cristallisent dans son œuvre des tensions cruciales de l'histoire allemande. Pourtant, il n'existe guère en France de travaux consacrés à ses poèmes, ni de véritable tradition d'interprétation. Les dernières grandes études portant sur l'œuvre lyrique de Heine datent de l'immédiat après-guerre. Le présent volume, qui fait appel aux contributions de spécialistes reconnus en Allemagne, en Angleterre et en France, tente de combler cette lacune au moment où paraissent de nouvelles traductions qui remettent en mémoire des vers mis en musique d'innombrables fois pendant tout le XIXe siècle. La Poésie de Heinrich Heine aborde à la fois les poèmes de jeunesse, le fameux Livre des Chants, les poèmes politiques de la maturité, et s'achève sur une analyse de la poésie tardive du Romancero, traversée de doutes à la fois existentiels et sociaux, vaste entreprise de subversion des aspects convenus de la langue allemande. Ce recueil s'efforce d'articuler l'analyse d'un langage poétique toujours autoréflexif et la perception d'un horizon historique. Au-delà des germanistes, cette nouvelle interprétation des poèmes de Heine, qui couvre l'essentiel de son œuvre lyrique, devrait intéresser les comparatistes, les historiens de la culture du XIXe siècle, les philosophes peu habitués à faire porter leur effort herméneutique sur ce type de textes.
Nombre de pages
168
Date de parution
13/09/2000
Poids
150g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782271057648
Titre
La poésie de Heinrich Heine
Auteur
Kalinowski Isabelle ; Espagne Michel
Editeur
CNRS EDITIONS
Largeur
150
Poids
150
Date de parution
20000913
Nombre de pages
168,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Kalinowski Isabelle ; Yacine Tassadit ; Martin Pas
S'il ne fait aucun doute que des révoltes ont existé, ce qui appelle manifestement une explication, c'est plutôt le fait qu'elles n'aient pas été beaucoup plus fréquentes". Cette remarque de Max Weber - tirée d'Hindouisme et bouddhisme où elle est appliquée aux castes "impures" et à leur rapport avec le système social hindou - pose le problème que traitent, chacun à leur façon, les articles rassemblés dans ce numéro. Une première réflexion sur la "Joie de servir" avait été amorcée dans un colloque organisé à l'Ecole normale supérieure les 20 et 21 mai 2005, à l'initiative d'Isabelle Kalinowski et Gérard Rimbert. Certaines contributions sont présentées ici ; à côté d'autres articles venus relancer par la suite la réflexion sur ce thème qui ne cesse de nous résister.
Résumé : Le charisme figure parmi les catégories d'intellections traditionnelles des sciences sociales. De Weber à Geertz ou Kershaw, du charisme personnel au charisme d'institution, il entre de longue date dans l'explication des formes d'organisation des sociétés humaines et dans l'élucidation des rapports de pouvoir, profanes ou religieux, qui les structurent. Des déférences de rang au leadership du chef, les travaux sont nombreux qui étudient les signes, les rites et le mécanisme des croyances qui, au sein de groupes et de périodes précises, en fondent et en perpétuent l'autorité collective. Pour son premier numéro, la revue Sensibilités. Histoire, critique et sciences sociales a choisi de prendre pour objet l'" enchantement affectif " qui se tient au centre de la relation charismatique. Elle propose ainsi d'analyser ensemble, dans les conditions changeantes de leur emboîtement, la construction, sociale, politique, historique, des propriétés qui fondent le charisme, qu'il s'agisse de l'autorité d'un dieu, de la prestance d'un chef de bureau ou de l'aura d'une oeuvre d'art, et celle, sociale, politique, historique, elle aussi, qui organisent les conditions de l'admiration, de la reconnaissance ou plus simplement de l'attente qui font vivre le charisme. Non pas qu'est-ce que le charisme, autrement dit ? mais bien plutôt quand y-a-t-il charisme et qu'est-ce qui agit sous son nom ?
Isabelle Kalinowski, germaniste et sociologue, est chargée de recherche au CNRS. De Max Weber, elle a notamment traduit et présenté, dans la collection Champs-Flammarion, L'Ethique protestante et l'esprit du capitalisme et, avec Roland Lardinois, Hindouisme et Bouddhisme.
Géographies, un dictionnaire Lire autrement le monde, mettre en perspective des réalités situées, tel est le parti de ce dictionnaire. Avec près de 300 notices et presque autant d'auteurs et d'autrices, il rend compte de la richesse et de l'actualité des savoirs géographiques tout en proposant un dépassement des frontières disciplinaires. Défendant l'idée d'une géographie émancipatrice qui soit plurielle plutôt qu'universelle, il propose de faire de la géographie et de ses savoirs un outil essentiel aux débats de notre temps. Pour comprendre la façon dont nous vivons et habitons le monde, ou pour penser ce que nous souhaitons en faire, ce dictionnaire offre des clés indispensables. Il invite à analyser la généalogie des termes et des concepts, la circulation des savoirs et leur légitimité, ainsi que le contexte de leur création. Mettant en valeur la diversité des objets de recherche, des sources, des terrains, des méthodes et des pratiques, il ouvre des perspectives plurielles, longtemps marginalisées et désormais essentielles. On y trouvera des lieux, comme le zoo, le jardin , le casino ou les toilettes ; des objets ou des aliments ( alcool, mur, plastique, vélo, viande... ) ; des processus ( désindustrialisation/réindustrialisation, mondialisation, peuplement, créolisation... ) ; des concepts ( marginalité, néolibéralisme, travail, utopies, sacré... ) et bien sûr des incontournables comme la frontière , le milieu , la montagne , la forêt , la banlieue ou le littoral .
Résumé : Beethoven se pensait aède révélateur d'un' monde meilleur. Cette fonction sacrée de guide de l'humanité vers le bonheur a conféré à ses ?uvres une organisation musicale particulière. Celle-ci répond aux catégories éthiques et esthétiques du temps, notamment l'initiation par la Bildung, et à celles élaborées, à la fin du XVIIIe siècle, sur le modèle antique : la simplicité et la grandeur, la jeunesse et la liberté, l'éducation esthétique et le bouleversement émotionnel, la République. La présente étude de la culture antique de Beethoven, qui n'avait pas encore été prise en considération de manière systématique, permet de mettre en évidence un aspect essentiel, mais le plus souvent passé sous silence, du compositeur : au-delà de l'identification au héros ou même au grand homme (celui qui infléchit l'Histoire dans un sens nouveau), Beethoven a cherché par sa musique et ses différentes ?uvres, à offrir à ses concitoyens l'équivalent des "exercices spirituels" proposés par la philosophie antique.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.