Mon ambition me conduit non seulement plus loin qu'aucun autre homme n'est allé avant moi, mais aussi loin que je crois possible à un homme d'aller", écrivit l'explorateur et cartographe britannique James Cook dans son journal de voyage. De fait, les trois expéditions qu'il entreprit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, étalées sur près de douze ans (1768-1779), le menèrent aux confins de l'océan Pacifique, à la recherche de la mythique Terra Australis et en quête d'une exacte définition des longitudes par l'observation du transit de Vénus. Accompagné dans son périple par de nombreux savants, parmi lesquels des botanistes et des naturalistes (Joseph Banks, Daniel Solander, Johann Rcinhold, Georg Forster), mais aussi par des lettrés et des artistes devenus illustres depuis (William Hodges, John Webber), le capitaine Cook établit les premières cartes terrestres et marines et fit les premiers relevés de la faune et de la flore des îles du Pacifique, qu'il découvrit pour plusieurs d'entre elles. Les "curiosités" qu'il rapporta de ses voyages et qui formèrent les premières collections ethnographiques européennes sont, pour une grande partie, rassemblées dans cet ouvrage à l'iconographie extrêmement abondante. Figure centrale du siècle des Lumières en Grande-Bretagne et dans toute l'Europe, Cook, par ses voyages et ses découvertes, fut à l'origine de l'engouement des Européens pour le Pacifique et pour les peuples "de l'autre côté du monde". Successeur de Bougainville et de Samuel Wallis, il fut le précurseur des voyages de Lapérouse. Déifié de son vivant et mort dans des circonstances obscures, bientôt légendaires, Cook, par ses expéditions et l'énorme audience qu'elles connurent, laissa un héritage fondamental dans les domaines de la navigation, de l'astronomie, de l'ethnographie et des sciences naturelles, botanique et zoologie. Héritage qui vit, perdure, est encore en débat aujourd'hui.
La première grande exposition internationale organisée par le musée du quai Branly, qui occupera l'ensemble de la «Galerie jardin» espace dévolu à de tels projets d'ampleur. En septembre 2006, elle marquera le lancement de la première saison du musée, trois mois après son inauguration. Par sa dimension, en terme d'espace, mais aussi de dimension intellectuelle ou de nombre et de qualité des objets réunis, D'un regard l'Autre marquera l'histoire des musées, à l'image de quelques expositions désormais historiques, des monographies du Grand Palais, à des projets comme Paris-Berlin, Les Magiciens de la terre, ou plus près de nous Mélancolie. Sa pluridisciplinarité, la séduction des objets réunis, la rareté de certains chefs d'oeuvre, en feront un événement inoubliable dans la mémoire de ceux qui l'auront visité. Son catalogue en sera la mémoire.
Les douze dernières pièces composées par Ibsen forment un cycle qui a son mouvement et sa cohérente propres. Ibsen l'a conçu tel pour raconter un monde dont les certitudes abusives sont ébranlées et où peuvent s'exprimer les blessures secrètes d'individus révoltés contre l'oppression des apparences.Dans ce monde - qui fait toujours écho au nôtre - la vérité est une catastrophe; elle naît dans la souffrance individuelle ou le trouble social. Souffrance et trouble qui sont le bien et la matière de l'artiste au travail, figure qui domine les quatre dernières pièces du cycle.Les pièces sont proposées dame leur intégralité et dans une nouvelle traduction pour rendre à Ibsen se place parmi les grands génie dramatiques.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...
Coppens Yves ; Reeves Hubert ; Rosnay Joël de ; Si
HUBERT REEVES, astrophysicien, écrivain, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Patience dans l'azur. JOËL DE ROSNAY, directeur à la Cité des Sciences, est fauteur de L'Aventure du vivant et L'Homme symbiotique. Yves COPPENS, découvreur de Lucy, professeur au Collège de France, auteur de Le Singe, l'Afrique et l Homme. DOMINIQUE SIMONNET, écrivain, journaliste, est l'auteur de L'Amour expliqué à nos enfants, Le Livre de Némo, Némo en Amérique. La Plus Belle Histoire du monde a été traduit en 25 langues
Mourlane Stéphane ; Païni Dominique ; Stora Benjam
Lorsque se développa l'immigration de masse en France, dans la seconde moitié du XIXe siècle, les Italiens furent les plus nombreux à venir occuper les emplois créés par la croissance économique. On l'oublie parfois, mais, jusque dans les années 1960, ils furent les étrangers les plus nombreux dans l'Hexagone. On n'a pas toujours en mémoire non plus les conditions d'accueil difficiles qui leur furent réservées. Aujourd'hui célébrée, leur intégration ne se fit pas sans heurts, même si elle fit son chemin. L'image de l'Italien en France se dessina sur un mode paradoxal entre préjugés dévalorisants et regards bienveillants, traduisant l'attrait pour ces gens venus de ce pays si proche, à la culture si fascinante. Cet ouvrage, qui accompagne l'exposition présentée au Musée national de l'histoire de l'immigration, propose de découvrir la grande diversité des regards portés sur les immigrés italiens venus s'installer en France, à travers différentes sources (cinéma, oeuvres d'art, récits de vie, articles de presse ou de personnalités politiques). Qu'ils soient ouvriers agricoles, industriels, bûcherons, maçons mineurs de fond, colporteurs, ou bien anarchistes, antifascistes, artistes, étudiants etc., les immigrés italiens : ont contribué au développement de la société française. Leurs empreintes durables ont enrichi le quotidien des Français, que ce soit dans le domaine de la gastronomie, de la musique, des arts ou de la vie politique.
Ce livre est le fruit d'une passion commune, celle de trois enfants de Trans-la-Forêt, petite cité juchée sur les hauteurs de la baie du Mont-Saint-Michel. Ils ont toujours considéré leur baie comme l'une des plus belles du monde, l'écrin d'un monument prestigieux, le Mont-Saint-Michel. Cet ouvrage présente l'histoire de cette baie qui a commencé à intéresser les hommes au temps des mammouths et qui, aujourd'hui, est renommée pour ses huîtres, ses moules de bouchot, ses moutons de prés salés, qui, tous, tirent profit des marais salés les plus étendus des côtes françaises. Mais l'extension de ces herbus a conduit le Mont-Saint-Michel "au péril de la terre". Pour garder à l'abbaye baptisée la Merveille et phare de la chrétienté sa liaison millénaire avec la mer, de grands travaux ont été réalisés jusqu'en 2015. Grâce à eux, le Mont redevient une île pendant les grandes marées. Une réussite qui arrive peu de temps après les fêtes du 1300e anniversaire des constructions du Mont dédiées à saint Michel et dont l'histoire est revisitée dans cet ouvrage.
- Un ouvrage très accessible qui fait un point complet sur le Graal, apparu au XIIe siècle, au fil d'un roman inachevé... Onze siècles plus tard, le Graal fait toujours rêver et fascine toujours plus. On lui prête tous les pouvoirs, toutes les origines : souvenir des dieux celtiques ou relique réelle de la Passion du Christ, secrets de vie éternelle ? - Quatre clés de lecture : Le Graal, apparition et origines ; Quête et héros ; Symboles et symbolisme du Graal ; Un perpétuel renouveau avec la littérature et surtout le cinéma ;