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Cinq concepts proposés à la psychanalyse. Chantiers 3
Jullien François
GRASSET
16,85 €
Épuisé
EAN :9782246798149
En dépit de la révolution qu'il opère, Freud n'est-il pas demeuré dépendant de l'outillage intellectuel européen? Ne laisse-t-il pas dans l'ombre, de ce fait, certains aspects de la pratique analytique que sa théorie n'a pu explorer? Mais comment s'en rendre compte, si ce n'est en sortant d'Europe? Je propose ici cinq concepts, abstraits de la pensée chinoise, dans lesquels ce qui se passe dans la cure pourrait se réfléchir et, peut-être, mieux s'expliciter. Chacun opère un décalage: la disponibilité par rapport à l'attention du psychanalyste; l'allusivitépar rapport au dire de l'analysant; le biaispar rapport à l'ambition de la méthode; la dé-fixationpar rapport à l'enjeu même de la cure; la transformation silencieuse, enfin, par rapport à l'exigence de l'action et de son résultat. Autant d'approches qui font découvrir la psychanalyse sous un jour oblique, la révélant dans on impensé. Or, cet impensé n'est-il pas aussi celui de la pensée européenne découverte dans ses partis pris? De quoi introduire également à la pensée chinoise dont ces notions, en venant sur le terrain de la psychanalyse, se remettent à travailler." F. J.
Nombre de pages
183
Date de parution
29/02/2012
Poids
208g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782246798149
Titre
Cinq concepts proposés à la psychanalyse. Chantiers 3
Auteur
Jullien François
Editeur
GRASSET
Largeur
118
Poids
208
Date de parution
20120229
Nombre de pages
183,00 €
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L'ode à la vie de l'un des penseurs essentiels de notre temps. On croit qu'il suffirait de " cueillir le jour ", de " profiter " de la vie... Mais a-t-on un tel accès immédiat à vivre ? Car vivre est la condition de toutes les conditions : être en vie. Mais en même temps vivre est l'aspiration de toutes nos aspirations ou ce que nous n'atteignons jamais : vivre enfin ! Or peut-on penser des concepts de vivre, donnant à vivre ? En commençant par dissocier " vital " et " vivant ", en opposant la vraie vie à la non-vie ou pseudo-vie, en explorant ce que vivre recèle d' inouï comme d' incommensurable et d'abord en éprouvant comment la " transparence du matin " peut décaper la vie, il s'agira de penser comment déployer vivre . En reprenant tout le chemin engagé depuis plus d'une décennie, j'ai tenté de tracer ici une Carte du vivre pour y repérer, comme a dit le Poète, la " région où vivre ". " Dans son nouvel essai, le philosophe dessine une " carte du vivre ", à avoir sous la main pour pouvoir, simplement, changer la vie. " Roger Pol Droit, Le Monde Texte intégral
«Dans quels termes penser quand le monde est en voie de penser dans les mêmes ? Face aux principaux concepts de la pensée européenne, je suis allé chercher en Chine des cohérences à mettre en vis-à-vis, dont je fais des concepts, ceux-ci laissant paraître d'autres possibles. Il ne s'agit donc pas de "comparer". Mais de cueillir les fruits d'un déplacement théorique, dont je dresse ici le bilan, en explorant d'autres ressources à exploiter ; comme aussi, par le dévisagement mutuel engagé, de sonder respectivement notre impensé. Au lieu donc de prétendre identifier des "différences" qui caractériseraient les cultures, je cherche à y détecter des écarts qui fassent reparaître du choix et remettent en tension la pensée. C'est seulement à partir d'eux, en effet, qu'on pourra promouvoir un commun de l'intelligible qui ne soit pas fait de slogans planétarisés. En retour, les entrées de ce lexique introduiront autant de dérangements qui pourront faire réagir les pratiques de l'art comme de la psychanalyse ; qui permettront de réinterroger de biais la pensée du politique comme du management. Et voici que, en dessinant une sortie de la "question de l'Être", c'est du même coup une nouvelle pensée du vivre que capte, dans ses mailles, ce filet.» François Jullien.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
Le fascisme, contrairement aux doctrines politiques spécifiques aux caractéristiques clairement identifiables, telles que le nazisme ou le franquisme, semble multiforme, divers, flou. Le grand intellectuel italien se propose ici de tenter d’identifier l’essence fondamentale de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme, c’est à dire le fascisme « primitif et éternel », forme élémentaire dont sont dérivées toutes les variations. Un texte limpide et brillant qui permet de reconnaître le fascisme sous toutes ses formes, mêmes les plus apparemment inoffensives.