Le Tombeau de Philippe Pot est l'un des plus spectaculaires de la fin du Moyen Age. Huit pleurants drapés de noir et porteurs d'écus armoriés semblent marcher, portant la dalle où repose le corps du chevalier en prière, en armure et tunique héraldique. Ce monument sans équivalent est d'autant plus fascinant qu'il a été commandé par Philippe Pot de son vivant pour prendre place dans une chapelle de la prestigieuse abbaye de Cîteaux. Filleul du duc Philippe le Bon, Philippe Pot (1428-1493) joua un rôle éminent à la cour de Bourgogne avant de se rallier au roi de France Louis XI, qui le nomma grand sénéchal de Bourgogne. Il avait des intentions bien précises sur le souvenir qu'il entendait ainsi laisser de lui dans le contexte politique troublé de la fin du duché de Bourgogne, ce dont témoigne la longue inscription qui se déroule sur le bord de la dalle. La magistrale originalité de la composition, la hardiesse technique de cette dalle de pierre posée sur huit points étroits, le traitement vigoureux de la sculpture intriguent les historiens de l'art depuis sa redécouverte à la fin du XIXe siècle. La restauration, en 2018, et l'étude technique qui l'a précédée apportent des éclairages nouveaux sur cet incomparable monument.
Nombre de pages
55
Date de parution
11/01/2019
Poids
166g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9788494824470
Titre
Le tombeau de Philippe Pot
Auteur
Jugie Sophie
Editeur
EL VISO
Largeur
143
Poids
166
Date de parution
20190111
Nombre de pages
55,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le Retable de la Crucifixion et le Retable des Saints et Martyrs, provenant de la Chartreuse de Champmol comptent parmi les pièces majeures du musée des Beaux-Arts de Dijon et sont classés au titre des monuments historiques depuis 1939. A l?occasion de la rénovation du parcours des collections du Moyen Age et de la Renaissance, inauguré en septembre 2013, ces retables ont fait l?objet d?une restauration exceptionnelle : de 2011 à 2013, 11 restaurateurs (en sculpture, en peinture, et en mobilier bois) ont consacré plus de 780 jours à améliorer l?état de conservation de ces oeuvres et à en restituer tout l?éclat. Cette restauration a été précédée de plusieurs études qui ont permis de documenter de façon approfondie les matériaux et techniques employées, à la fois pour les deux volets peints par Melchior Broederlam pour le retable de la Crucifixion - seule oeuvre attestée de l?artiste qui nous soit parvenue - , mais aussi s?agissant de la structure, des sculptures et des décors architecturaux des retables. La connaissance matérielle de ces oeuvres-phares, ainsi que l?histoire de leurs restaurations au XIXe siècle, ont été de nouveau enrichies au cours de la restauration par les examens scientifiques menés en collaboration avec le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France : analyse des pigments et des techniques d?application sur les sculptures, caractérisation des dorures et chronologie des restaurations, étude des bois et analyse dendrochronologique des parties en chêne... Ces recherches apportent donc un éclairage nouveau sur deux oeuvres majeures de l?art bourguignon, dont la commande par le duc Philippe le Hardi et la réalisation à la fin du XIVe siècle bénéficient de la documentation donnée par les comptes de la construction de la Chartreuse de Champmol. Depuis septembre 2013, les retables de Champmol sont particulièrement mis en valeur dans une salle du parcours rénové qui leur est spécifiquement dédiée. La publication prend place dans cette actualité, tout en constituant un ouvrage scientifique de référence sur les oeuvres exceptionnelles que sont les retables de Champmol. La chartreuse de la Sainte-Trinité de Champmol est un ancien monastère de l?ordre des Chartreux situé à Dijon en Bourgogne, dont l?emplacement est actuellement occupé par le centre hospitalier spécialisé de la ville. Sa construction a commencé sur un domaine acquis en septembre 1378 au lieu-dit de Champmol, alors à l?extérieur de la ville de Dijon par Philippe le Hardi. Dans son testament de 1386, il souhaite y être inhumé dans l?habit des chartreux. Les ducs de Bourgogne y font venir de nombreux artistes afin d?y réaliser des oeuvres d?art (peintures et sculptures) destinées à décorer le couvent. Le couvent est fermé et vendu en avril 1791, lors de la Révolution française, et le nouveau propriétaire ne tarde pas à démolir l?église et les bâtiments dont il n?a pas l?usage. Le site est racheté en 1833, par le département de la Côte-d?Or, pour en faire un asile psychiatrique. Les oeuvres d?art qui y étaient conservées sont en partie dispersées dans de nombreux musées dans le monde.
Reed Peter ; Lowry Glenn D. ; Dispa Marie-François
~~Cette édition revue et argumentée presente une nouvelle sélection de la remarquable collection d'art moderne et contemporain du Musée.Parmi les 375 ?uvres représentées (chacune fidèlement reproduite et accompagnée d'un texte informatif), 170 objets et 120 artistes font leur première apparition dans Highlights, témoins de l'engagement pérmanent du MOMA envers l'art de notre temps- et l'éxaltante diversité d'idées, de publics et de perspectives qu'il englobe.~~Cette édition revue et argumentée presente une nouvelle sélection de la remarquable collection d'art moderne et contemporain du Musée.Parmi les 375 ?uvres représentées (chacune fidèlement reproduite et accompagnée d'un texte informatif), 170 objets et 120 artistes font leur première apparition dans Highlights, témoins de l'engagement pérmanent du MOMA envers l'art de notre temps- et l'éxaltante diversité d'idées, de publics et de perspectives qu'il englobe.
Paquet Jeanne ; Légé Alice S. ; Aguilar Anne-Sophi
Pionnier du néo-impressionnisme, pilier des milieux anar chistes et libertaires, Maximilien Luce (1858-1941) a marqué son époque par un engagement artistique et politique pro fond. Peintre des paysages urbains et ruraux et de la condi tion humaine, il a su capturer les transformations sociales et industrielles de son temps avec une sensibilité unique. Outre le caractère humaniste qui fait battre le coeur de l'homme et singularise son oeuvre toute entière, le paysage est l'autre dominante qui anima sa peinture au long de sa vie. Luce se saisit de la lumière et de la couleur, dévoilant la beauté des paysages urbains et ruraux avec une sensibilité sociale persistante.