L'histoire de la reconstruction du parti socialiste SFIO de 1920 à 1926 était à entreprendre. Les premières années de cette naissance qui fut aussi une renaissance ont été jusqu'alors hâtivement analysées. Une des explications de ce désintérêt relatif pour cette période tient sans doute à l'application d'un raisonnement bien peu historique : la SFIO devait se reconstruire, elle devait regagner son influence, le socialisme français devait durablement se scinder en deux et ce qui devait arriver... arriva.Pourtant, l'analyse des conditions dans lesquelles s'est effectuée la reconstitution de l'organisation du Parti, celle des difficultés d'élaboration doctrinale, celle, enfin, des types de contraintes que le système politique français faisait peser sur la SFIO, montrent à l'évidence qu'il n'y avait rien de prédestiné ou d'iné-v vitable dans l'histoire de ce rameau du socialisme français. Le champ des itinéraires possibles d'une social-démocratie maintenue dans la France des années vingt était en définitive réduit. Sous la triple pression d'une tradition vivace, de militants attentifs et d'un parti communiste réussissant à survivre, la SFIO dut reconstituer son statut d'organisation révolutionnaire et se manifester comme une force d'opposition résolue au système politique et social existant. Cette obligation d'affirmer ses fins révolutionnaires marquera durablement le destin de la SFIO, et ce qui constitue le lancinant problème de la social-démocratie française, composer entre une perspective révolutionnaire et un projet « possibiliste », se dessine dans cette histoire des origines recommencées.
Nombre de pages
231
Date de parution
01/01/1976
Poids
389g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782724603385
Titre
La reconstruction du parti socialiste (1921-1926)
Auteur
Judt Tony
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
155
Poids
389
Date de parution
19760101
Nombre de pages
231,00 €
Disponibilité
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La reconstruction, le déplacement forcé de populations, la mémoire de l'Holocauste et du communisme, la guerre froide ont marqué l'Europe de l'après-guerre. L'historien décrit les évolutions politiques, économiques, sociales et culturelles, à l'échelle du continent ou du pays, dans l'Europe de la seconde moitié du XXe siècle.
Judt Tony ; Dauzat Pierre-Emmanuel ; Taussig Sylvi
Cet ouvrage réunit les articles de Tony Judt parus de 1994 à 2006 dans The New Republic et The New York Review of Books. Tony Judt aborde les principaux événements de l'histoire contemporaine et convoque les grandes figures intellectuelles du XXe siècle (Arthur Koestler, Primo Levi, Hannah Arendt, Albert Camus...). Deux lignes de force se dégagent de ses textes : le rôle des idées et la responsabilité des intellectuels dans l'histoire, et la difficulté que nous avons à dégager un sens et à tirer des leçons du siècle dernier. "Nous sommes aujourd'hui prédisposés à voir dans le XXe siècle une ère d'extrêmes politiques, d'erreurs tragiques et de choix malencontreux ; une ère d'illusions dont nous serions aujourd'hui sortis. Mais ne nous abusons-nous pas ? Avec notre nouveau culte du secteur privé et du marché, n'avons nous pas purement et simplement inversé la foi d'une génération antérieure dans la "propriété publique" et "l'Etat" ou la "planification" ?"
J'espère avoir tracé quelques lignes directrices à l'intention de ceux, surtout des jeunes, qui essaient de formuler leurs objections à notre mode de vie. Mais cela ne suffit pas. En tant que citoyens d'une société libre, nous avons le devoir de jeter un oeil critique sur notre monde. Et si nous pensons savoir ce qui ne va pas, encore faut-il agir en conséquence. Les philosophes, suivant un mot célèbre, se sont contentés d'interpréter le monde de diverses manières ; il s'agit aujourd'hui de le changer". Livre-manifeste, Contre le vide moral fournit les outils indispensables à l'élaboration d'une nouvelle forme de gouvernance. Fervent défenseur de l'héritage de la social-démocratie, Tony Judt y clame la nécessité de repenser l'Etat et en prône un rôle accru, qui ne menacerait pas nos libertés. En déplorant l'absence de considérations éthiques dans le débat public, il incite les prochaines générations à retrouver le sens du politique. Un testament intellectuel fulgurant et optimiste.
Au lendemain de la Libération, les intellectuels français reviennent sur le front de l'Histoire. Ce livre étudie les idées politiques, les passions, les errements de quelques figures célèbres _ Sartre, Mounier, Merleau-Ponty _ et d'autres, moins en vue, qui gravitaient dans leur sillage.Pour Tony Judt, leurs pratiques intellectuelles, de 1944 à 1956, et leurs choix politiques ne sont intelligibles qu'à la lumière du passé récent: le déclin de la IIIe République, la défaite de 1940, l'Occupation, la Collaboration..., événements ressentis comme autant d'humiliations et qui éclairent quelques traits essentiels de leur itinéraire: leur impatience, au sortir de la guerre, de ranimer les aspirations universelles de la France; leur idée de l"engagement", inspirée moins d'un impératif moral que de la volonté de "se situer" par rapport au sens de l'Histoire; la propension aussi, pour certains, de s'ériger en juges incléments des faits de collaboration; la passion, surtout, élevée à la dignité d'une philosophie, de nier la légitimité du présent au nom des promesses d'un avenir meilleur. C'est qu'ils nourrissent une solide aversion pour la démocratie parlementaire, le capitalisme, la société bourgeoise... Ils préfèrent à l'individu l'intérêt général; aux incertitudes républicaines, l'utopie révolutionnaire.Par où ils rencontrent le mouvement communiste, dont ils vont partager les haines et les illusions à défaut de lui donner leur âme. Ils lui reconnaissent une légitimité indépendante de ses méfaits et se montrent plus préoccupés par le tort qu'il fait à son image que par le sort qu'il réserve à ses victimes. Ce livre étudie longuement leurs réactions à la répression en Europe de l'Est et son lot de procès truqués, d'aveux arrachés, de meurtres exemplaires. Il décrit leur aveuglement, leur refus d'écouter, leur conviction naïve de pouvoir apprivoiser le communisme par la force du verbe. Il suggère aussi que les événements et les révélations de 1956 ont moins entamé leurs passions qu'ils n'en ont déplacé l'objet. Il examine enfin ce que devait le débat public de ces années aux tensions et aux contradictions de la culture politique héritée de la Révolution française.Après des études à Cambridge et à l'Ecole normale supérieure, Tony Judt a enseigné à Oxford et à Berkeley. Il est actuellement professeur d'Histoire à l'université de New York. Il est l'auteur de nombreux travaux consacrés à l'histoire contemporaine de la France.""
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.