L’ordinaire des savoirs. Une histoire pragmatique de la société vénitienne (XVe-XVIe siècle)
Judde de Larivière Claire
EHESS
23,90 €
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EAN :9782713229640
Venise. Au début du XVIe siècle, la ville est l'une des plus peuplées de Méditerranée. Ses habitants sont nés dans la lagune ou sont arrivés de la Vénétie voisine, de Dalmatie ou de Grèce pour y travailler. Ils vivent à Cannaregio, à Castello, à Santa Maria Formosa, à la Giudecca. Les uns possèdent un immense palais, les autres louent un appartement sur un agréable campo ou une simple chambre garnie au ras d'un canal obscur. Ils sont commerçants, artisans et domestiques, tandis que quelques patriciens gouvernent les institutions de la Sérénissime. Au gré de leur cohabitation et de leurs conflits, jour après jour, ils construisent un monde commun. C'est cette société vénitienne que Claire Judde de Larivière saisit dans son quotidien. Au plus près de la documentation et des mots prononcés par les Vénitiens et les Vénitiennes, elle retrouve les pratiques et les normes élaborées collectivement et transmises de génération en génération : autant de savoirs ordinaires, spécifiques et situés, qui participèrent à façonner cet univers social singulier qu'on appelle Venise.
Nombre de pages
282
Date de parution
21/04/2023
Poids
376g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782713229640
Titre
L’ordinaire des savoirs. Une histoire pragmatique de la société vénitienne (XVe-XVIe siècle)
Auteur
Judde de Larivière Claire
Editeur
EHESS
Largeur
140
Poids
376
Date de parution
20230421
Nombre de pages
282,00 €
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Présentation de l'éditeur Le 27 janvier 1511, l’île de Murano est le théâtre d’un événement exceptionnel : le podestat de Venise, chargé d’exercer le pouvoir dans l’île au nom de la Sérénissime, est chassé par les habitants sous une volée de boules de neige et au son d’une clameur hostile. Comment interpréter cette « révolte des boules de neige » ? Simple charivari populaire, en période de carnaval, ou véritable révolte politique, dirigée contre la domination vénitienne ? Pour en comprendre le sens, il faut partir à la découverte de Murano et de ses habitants, verriers, artisans et pêcheurs. Cette plongée étonnante dans la vie populaire de la lagune, dans le quotidien des ateliers du verre de Murano et dans les rouages politiques de la république de Venise invite à réfléchir aux compétences politiques des gens ordinaires dans l’Europe du seizième siècle. Pourquoi et comment se révolte-t-on ? Quel sens de la justice anime les habitants de Murano ? Quelles sont les formes politiques à leur disposition ? Ce sont quelques-unes des questions que pose Claire Judde de Larivière dans La révolte des boules de neige.
Résumé : En janvier 1520, le crieur public Pasqualin Durazin est chargé par les magistrats de Venise de proclamer une loi relative à l'écoulement des eaux usées et au ramassage des ordures. Il y a urgence à agir : cet hiver-là, les pluies abondantes font se déverser quantité d'immondices dans les eaux de la lagune mettant en péril la réputation de la ville et la santé de ses habitants. Vénitiens ! Vénitiennes ! nous invite à suivre la tournée du crieur public, de paroisse en paroisse, des palais des grandes familles patriciennes jusqu'aux étals des marchés, des bords du Grand Canal jusqu'aux arrière-cours des maisons populaires. Venise est une ville bouillonnante d'activité, densément peuplée, qui bruisse d'une multitude de langues et de visiteurs venus de toute la Méditerranée. Ancrant récit dans la description de la vie quotidienne des habitants, Claire Judde de Larivière raconte la ville à travers l'histoire de ceux et celles qui y travaillent, y nouent des liens familiaux et amicaux, s'y déplacent, y déploient des formes de sociabilité. Qu'est-ce qui fait communauté en cette fin de Moyen Age, dans une des villes d'Italie les plus puissantes de son époque ? Est-il possible, aujourd'hui encore, de percevoir les traces et échos de la ville qu'a parcourue Pasqualin Durazin ? Vénitiens ! Vénitiennes ! propose un récit captivant des dynamiques sociales, de la vitalité et de la beauté de Venise, une cité aussi unique que représentative des sociétés urbaines de la Méditerranée médiévale.
AVEZ-VOUS PARFOIS L'IMPRESSION QUE VOUS OU L'UN DE VOS PROCHES SUBISSEZ UNE INFLUENCE NEFASTE, UNE FORME D'EMPRISE QUI VOUS ECHAPPE ? Dans cet ouvrage, Amélie Dumaine, psychologue, et Benoît Judde, détective privé, explorent en profondeur les rouages de l'emprise mentale. Leurs enquêtes, menées au coeur de dérives sectaires et thérapeutiques, leur ont permis d'identifier et décrypter les techniques de manipulation, de soumission librement consentie et de sujétion à l'autorité utilisées par les gourous et leaders d'influence. Ils révèlent dans cet ouvrage comment l'exploitation de nos biais cognitifs, la privation de sommeil, l'isolement social ou encore la pression du groupe permettent d'installer un contröle coercitif sur les victimes. Mais surtout, ils fournissent les clés pour repérer, résister et se libérer de ces mécanismes abusifs. Mêlant rigueur scientifique, exemples concrets et outils pratiques, ce livre est une véritable boîte à outils pour se préserver durablement de l'emprise et recouvrer pleinement son libre arbitre.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Au Ve siècle av. J.-C., les Athéniens pouvaient exiler pour dix ans un citoyen soupçonné d'aspirer à la tyrannie, sans autre forme de procès. Le nom de la victime était inscrit sur des tessons d'argile : les ostraka. Conservés par milliers, ces fragments de poterie livrent aujourd'hui une parole populaire d'une rare intensité : aux noms s'ajoutent parfois des dessins moqueurs et des injures cinglantes adressées aux figures honnies de la cité. Souvent conçue comme un instrument d'oppression populaire, la procédure d'ostracisme était en réalité fort régulée : arbitraire dans son principe, elle était encadrée dans son déroulement et limitée dans ses effets. C'est ce qui explique qu'elle fut globalement acceptée, y compris par ceux qui en furent la cible. Elle permit de domestiquer les citoyens les plus puissants sans provoquer leur défection ni leur révolte. S'appuyant sur une documentation iconographique exceptionnelle, Vincent Azoulay enquête sur l'une des institutions les plus déroutantes de la démocratie athénienne. Il en met au jour le moteur caché - l'honneur et l'infamie - et en explore les résurgences de la Florence de la Renaissance à la Révolution française, jusqu'aux usages contemporains du "dégagisme".
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.