1702-1704 : l'Europe entière a les yeux fixés sur la révolte des Cévennes. La guerre des Camisards soulève contre Louis XIV tout un peuple protestant mobilisé pour défendre sa foi. Dans une atmosphère de surnaturel entretenu par des prophètes, les partisans huguenots tiennent en échec les armées du Grand Roi. Cette obscure guerre des Cévennes fascine et déroute les observateurs parce qu'elle déplace tous les repères habituels : guerre de religion, elle ne rappelle pas ses devancières ; révolte populaire, elle ne ressemble à aucune des émotions qui parcourent périodiquement la France du XVII ? siècle ; elle n'intéresse pas seulement les politiques, les stratèges et les historiens, mais les théologiens, les médecins et les psychologues. Sous la rumeur des textes court pourtant une autre histoire, dont Philippe Joutard s'est fait l'historien pionnier : celle de la tradition orale qui, des pères aux enfants, conserve jusqu'au coeur du XX ? siècle la mémoire des héros parmi les humbles.
Nombre de pages
448
Date de parution
22/09/1977
Poids
487g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782070296385
Titre
La légende des camisards
Auteur
Joutard Philippe
Editeur
GALLIMARD
Largeur
139
Poids
487
Date de parution
19770922
Nombre de pages
448,00 €
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Quatrième de couverture Une étrange révolte : deux ans de guerre ouverte dans une province du Grand Roi, le soulèvement d'un peuple de paysans et artisans décidés à témoigner pour leur foi suffisent à inquiéter la monarchie, à alerter l'Europe, à fasciner, pour deux siècles, les historiens. Ces Camisards, qui sont-ils ? Des prophètes ? des fous ? des simulateurs ? des agents de l'étranger ? L'épopée a laissé derrière elle ses témoignages. À travers eux, Philippe Joutard dessine, des prédicants aux guerriers inspirés et aux pasteurs du Désert, la longue durée d'un comportement culturel et l'originalité d'une révolte qui n'a pas cessé d'être inconcevable.
Résumé : On célèbre en 1986 le bicentenaire de la conquête du mont Blanc, l'événement fondateur de l'alpinisme moderne. Pourtant, avant d'être découvert puis vaincu, le mont Blanc a dû être inventé. Philippe Joutard raconte ici la longue histoire de la haute montagne dans la sensibilité des hommes. Longtemps domaine maudit, interdit à leurs entreprises, la montagne entre dans l'imaginaire européen à la fin du Moyen Age : curiosité scientifique, goût du risque, esthétique de la démesure mêlant des sentiments d'horreur et de beauté font d'elle, désormais, un lieu d'investissement privilégié. Des abîmes aux glaciers, des glaciers aux sommets, voici l'invention d'un paysage affectif et moral.
Le mercredi 17 octobre 1685 est un jour parfaitement ordinaire. Louis XIV, qui réside à Fontainebleau, chasse le matin, assiste le soir à une comédie, et dans l'intervalle signe l'édit révoquant l'édit de Nantes, régissant depuis 1598 les rapports entre catholiques et protestants. Très vite apparurent les conséquences désastreuses, tant intérieures qu'internationales, de cette volonté d'éradiquer la religion réformée. Contemporains puis historiens se sont interrogés sur les circonstances et les responsabilités de la décision. Le parti ici pris par Philippe Joutard est celui du temps long : l'importance de l'édit de Fontainebleau tient autant dans les violences de sa première application que dans sa longévité active. Comment expliquer l'incapacité de "révoquer la Révocation" en plein siècle des Lumières, avec des dirigeants souvent indifférents en matière religieuse ? Cette permanence, malgré les preuves de son inefficacité, crée une véritable "culture de la Révocation" qui est facteur d'intolérance et marque durablement l'histoire de notre pays. Au-delà de l'émancipation civile des protestants par la Révolution, les résonances de l'événement, dont la mémoire était encore vivante au XIX ? siècle, alimenteront le combat républicain pour la laïcité.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.