L'ANTHROPOLOGIE DU GESTE. Tome 3, Le parlant, la parole et le souffle
Jousse Marcel
GALLIMARD
23,20 €
Epuisé
EAN :9782070298259
Marcel Jousse, dont l'intuition centrale est d'étudier "l'homme surpris dans sa jaillissante spontanéité", écrit : "Il serait parfaitement antiscientifique d'étudier un Hillel et un Mahomet comme on a l'habitude d'étudier Platon et Cicéron..." C'est cependant ce qu'on n'a cessé de faire. Marcel Jousse a été hanté par cette pensée que la civilisation européenne veut tout expliquer à partir d'elle-même. Qu'on ne s'y trompe pas, si Le parlant, la parole et le souffle reprend certains thèmes abordés dans l'Anthropologie et dans la Manducation : mimisme, bilatérisme, formulisme, etc. Ces thèmes sont étudiés ici au niveau de l'anthropologie du langage. En sorte que cet ouvrage est le nécessaire complément des deux autres. Il débouche sur une perspective "révolutionnaire", une révolution étant le retour à une vraie tradition. La conclusion de Jousse est saisissante. Deux civilisations se sont superposées, la gréco-latine et la gallo-galiléenne On nous dit que la civilisation est à son crépuscule ; de laquelle s'agit-il ? La tâche que s'est fixée Jousse est de revivifier, en même temps que d'autres chercheurs, la civilisation gallo-galiléenne dans laquelle sont nos racines.
Nombre de pages
329
Date de parution
03/05/1978
Poids
337g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070298259
Titre
L'ANTHROPOLOGIE DU GESTE. Tome 3, Le parlant, la parole et le souffle
Auteur
Jousse Marcel
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
337
Date de parution
19780503
Nombre de pages
329,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il est des oeuvres qui travaillent souterrainement. L'Anthropologie du Geste de Marcel Jousse est du nombre. Ce champ d'étude est né de la conviction que "le péché originel, et capital, de notre civilisation de style écrit, est de se croire la Civilisation par excellence. Tout ce qui ne"rentre"pas dans sa page d'écriture est, pour elle, inexistant". Il faut donc découvrir le grand outil "vivant", à l'opposé de la lettre "morte", l'outil de tous les outils: le geste humain. Chaque être humain reçoit la pression que le cosmos exerce sur lui, l'assimile et la mime spontanément selon un rythme unique qui est le sien, mais dans un répertoire stéréotypé du fait de la vie en société. La pensée et l'action sont gestuelles, en sorte que l'expression humaine, sous toutes ses formes, est organisée par la structure bilatérale du corps. S'il croit à la nécessité d'un sol où s'enracine le langage, et se situe ainsi aux antipodes d'un Bultmann ou d'un Levinas, Jousse prend le parti résolu de l'oralité et rend manifestes les sources concrètes de la connaissance. Son oeuvre, profondément originale, bouscule les catégories et irradie dans toutes les disciplines. Biographie de l'auteur Marcel Jousse (1886-1961, professeur à l'Ecole d'anthropologie et à l'Ecole pratique des hautes études) est notamment l'auteur des trois ouvrages L'Anthropologie du Geste, La Manducation de la Parole et Le Parlant, la Parole et le Souffle, ici rassemblés en un volume.
Résolument pragmatique, cette boîte à outils est un support pour préparer, concevoir et animer un stage. Elle constitue une ressource pour tout formateur ou enseignant, et plus largement pour toute personne animant un groupe d'échange ou de réflexion. Chacun peut à son gré opter pour une lecture méthodique, en fonction d'un projet précis, ou musarder de page en page à la recherche d'une idée, d'une technique, d'un exemple qui fera naître son inspiration. Concevoir et animer un stage de formation accompagne le formateur dans la salle du séminaire. Il lui fournit les techniques indispensables pour mettre en oeuvre une pédagogie active, participative et opérationnelle.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.