Ce volume de Pierre Jouguet, ancien membre de l'École française d'Athènes, qui fut membre de l'Institut et professeur à la Faculté des Lettres de Paris, est le sixième qui, dans la Collection « L'Évolution de l'Humanité », est consacré à l'hellénisme antique. « Après avoir - dans la mesure du possible - expliqué le miracle grec, la floraison magnifique d'un individualisme qui ne s'était vu nulle part ailleurs ; après avoir précisé les caractères du génie grec dans la religion, l'art et la spéculation, puis la constitution originale de la Cité, il nous faut étudier... les conditions nouvelles qui ont favorisé l'expansion de l'hellénisme, tout en lui faisant subir une transformation profonde. »« [...] Le facteur essentiel de cette évolution, c'est l'impérialisme... II arrive, d'ailleurs, que l'impérialisme se mitige, qu'il se teinte de motifs et de sentiments grâce auxquels il est moins oppressif, propre à devenir facteur d'unité profonde. Tel a été le cas de l'impérialisme macédonien » (Henri Berr).Après Philippe, qui avait assuré l'hégémonie de la Macédoine, la volonté de puissance macédonienne, avec Alexandre, s'est non seulement renforcée, mais enrichie, ennoblie d'éléments divers. Le personnage central du présent ouvrage est évidemment cet empereur-philosophe, qu'on dit élève d'Aristote, et qui, par la gloire qui I'auréole de Memphis à Babylone et à Persépolis, va se muer en roi-dieu. Ad. Reinach s'est demandé ce qu'aurait pu réaliser ce puissant cerveau, ce héros au sens grec du mot, s'il n'était pas mort prématurément à trente-trois ans.Entre la disparition du grand conquérant et l'extension de la puissance romaine, plus d'un siècle s'écoule, au cours duquel évolue puis se disloque peu à peu ce que la volonté d'un homme exceptionnel avait réussi à unifier.
En 1926, alors que l'alchimie avait depuis longtemps été reléguée au rang des vieilleries préscientifiques, il suffit d'un seul ouvrage pour la faire renaître comme le phénix de ses cendres : Le Mystère des cathédrales, signé d'un certain Fulcanelli. Dans ce texte unique en son genre, l'auteur se livre à une analyse serrée de la mystérieuse symbolique, tout à fait indépendante des motifs chrétiens, qui orne les grandes cathédrales de France, en particulier Notre-Dame de Paris. Il montre, d'une manière extraordinairement convaincante, comment ce langage pictural inscrit dans la pierre constitue en réalité une initiation complète aux opérations alchimiques les plus poussées. Ce livre est l'un des très grands classiques de l'ésotérisme contemporain, mais aussi un puissant témoignage de la richesse et de la complexité de notre patrimoine culturel, du Moyen Âge jusqu'au temps présent. Fulcanelli, d'une manière ou d'une autre, est toujours vivant et son enseignement nous interpelle, que l'on adhère ou non à l'alchimie.
Pour dire la passion éprouvée au plus profond de l'âme et du corps, Christiane Singer revit celle d'Héloïse, quintessence de l'amante et de la mystique. Elle nous donne à travers cette confession tout à la fois païenne et spirituelle, ce bréviaire fou, cette exaltation unique du plaisir et de l'extase, un texte qui restera parmi les plus intenses jamais écrits sur l'amour.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Une centaine de cartes et infographies pour retracer, du IVe au Ier siècle avant J.-C., l'histoire de la période hellénistique, creuset politique et culturel du monde moderne. De la Méditerranée occidentale aux confins de l'Afghanistan, les dynamiques démographiques, politiques et militaires qui ont façonné l'empire hérité d'Alexandre le Grand. Des conquêtes d'Alexandre à l'hégémonie romaine, des grands empires aux cités-Etats luttant pour préserver leur autonomie : le tableau d'un monde en pleine effervescence, où se dessinent déjà, en filigrane, les contours du nôtre. Une mosaïque de peuples et de territoires qui trouve son unité dans la diffusion de la culture hellénistique. La nouvelle édition de cet Atlas, augmentée pour intégrer les développements les plus récents d'un domaine d'étude en plein renouvellement, dresse le portrait d'une période décisive et pourtant méconnue de notre histoire.
Langue des chancelleries et de l'administration, la koinè fut aussi la langue d'usage courant dans les cités rénovées et les cités nouvelles. Tout autant que l'unité des m'urs et la similitude du décor matériel créé par les maisons et les bâtiments publics, elle donnait aux Grecs émigrés ou voyageurs l'impression de se retrouver chez eux jusqu'aux plus lointaines frontières. Elle facilita certainement l'hellénisation des Orientaux, sans triompher pourtant, dans les campagnes surtout, d'idiomes qu'on n'entreprit jamais d'extirper systématiquement. Si les vieilles langues nationales de l'Orient asiatique disparurent -l'égyptien survécut-, ce fut, dans les basses classes sociales, au profit de l'araméen. Les progrès de celui-ci continuèrent à l'intérieur du royaume séleucide, bien qu'il eût cessé d'être la langue de l'administration. L'hébreu ne survivait en Palestine que comme langue théologique, tandis que l'araméen achevait d'y devenir la langue du peuple. Mais la langue des Septante comme celle des Evangiles est pratiquement la koinè. De même, les Romains amateurs d'hellénisme apprirent, parlèrent et écrivirent la koinè.
Quoique le concernant bien des mystères demeurent - son tombeau n'a jamais été retrouvé, ses écrits ont été perdus -, Alexandre III de Macédoine dit le Grand (356 - 323 av. J.-C.) reste un des plus fascinants héros de tous les temps. Roi de Macédoine à vingt ans, qui se lancera deux ans plus tard à la conquête d'un empire allant de la Grèce jusqu'à l'Inde, guerrier, certes, mais aussi administrateur et visionnaire, Alexandre le Grand était un homme au caractère contrasté qui, en élève du philosophe Aristote, pouvait se montrer d'une extrême clémence envers les vaincus, commue donner libre cours à sa colère et à sa cruauté. Rêvant d'une fusion entre l'Occident et l'Orient, d'un métissage entre les peuples, d'un brassage des cultures, des arts et des religions, on peut se demander quelle aurait été sa destinée s'il n'était mort. à trente-trois ans. à Babylone, vaincu par la malaria.
Les mondes hellénistiques s'étendent de l'Anatolie à l'Indus et de l'Arménie à l'Egypte, de 323 à 31 av J.-C. Ces territoires présentent le point commun de ne pas appartenir à l'aire culturelle grecque et d'abriter des populations aux origines et cultures diverses. L'étude des sociétés préexistantes à la conquête macédonienne apporte un élément majeur de compréhension du fonctionnement des nouveaux pouvoirs, de leur structuration et de l'administration qu'ils vont générer ainsi que des transferts culturels entre communautés. Les sources correspondant au domaine de spécialité de chacun des auteurs et le débat historiographique qu'elles suscitent sont ainsi au coeur de ce manuel. Après un tableau chronologique, sont abordées les questions de l'administration des territoires, de leur économie, du rôle des sanctuaires comme communautés locales et des aspects culturels.