Rédigées entre 1774 et 1824, les "Pensées" de Joseph Joubert (1754-1824) ne feront l'objet d'une publication qu'en 1838, grâce aux soins de Chateaubriand. Cette édition très partielle sera suivie tout au long du XIXe siècle par des parutions sans cesse enrichies, jusqu'à ce qu'André Beaunier, en 1938, offre au public ces deux tomes. L'oeuvre de Joubert accompagne l'entre-deux-siècles, tel un invisible fil d'Ariane. Elle en reflète les ombres comme le rayonnement, et ce n'est sans doute pas un hasard si sa poétique, oscillant entre les pleins et les déliés de la mémoire, et portée sans cesse au seuil de l'essai à travers l'étoffe légère du fragment, nous livre une peinture en clair-obscur de l'époque. Mais cette peinture laisse entrevoir le méandre d'une pensée qui, peu à peu, reconquiert son droit à l'introspection et à la réclusion. Les "gouttes de lumière" qu'égrène Joubert sont autant de sphères minuscules dans lesquelles la littérature, la musique ou la peinture réfléchissent une méditation de tous les instants. Attentif aux secrets du coeur et de l'âme des hommes, il parvint à saisir un peu de cette éternité qui gît dans les mots et que toute littérature a pour vocation d'exhumer.
Nombre de pages
672
Date de parution
06/09/1994
Poids
392g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070732364
Titre
CARNETS TOME 1
Auteur
Joubert Joseph
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
392
Date de parution
19940906
Nombre de pages
672,00 €
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Rédigées entre 1774 et 1824, les "Pensées" de Joseph Joubert (1754-1824) ne feront l'objet d'une publication qu'en 1838, grâce aux soins de Chateaubriand. Cette édition très partielle sera suivie tout au long du XIX ? siècle par des parutions sans cesse enrichies, jusqu'à ce qu'André Beaunier, en 1938, offre au public ces deux tomes ne varietur des Carnets. L'oeuvre de Joubert accompagne l'entre-deux-siècles, tel un invisible fil d'Ariane. Elle en reflète les ombres comme le rayonnement, et ce n'est sans doute pas un hasard si sa poétique, oscillant entre les pleins et les déliés de la mémoire, et portée sans cesse au seuil de l'essai à travers l'étoffe légère du fragment, nous livre une peinture en clair-obscur de l'époque. Mais cette peinture laisse entrevoir le méandre d'une pensée qui, peu à peu, reconquiert son droit à l'introspection et à la réclusion. Les "gouttes de lumière" qu'égrène Joubert sont autant de sphères minuscules dans lesquelles la littérature, la musique ou la peinture réfléchissent une méditation de tous les instants. Attentif aux secrets du coeur et de l'âme des hommes, il parvint à saisir un peu de cette éternité qui gît dans les mots et que toute littérature a pour vocation d'exhumer. Jean-Paul Corsetti.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.