La vie est courte, l'art est long", tel est le début des Aphorismes d'Hippocrate qui furent pendant des siècles, avec le Serment, la Bible des médecins. C'est là plus qu'une métaphore. Hippocrate fut représenté à l'époque byzantine comme un Christ en gloire tenant ouvert son livre des Aphorismes. Cette miniature du XIVe siècle (reproduite sur la couverture du présent ouvrage) est symbolique de la fortune exceptionnelle d'Hippocrate. Célèbre dès son vivant, Hippocrate de Cos, au cours de plus de vingt siècles, par l'oeuvre conservée sous son nom, eut sur la pensée médicale une influence analogue à celle qu'a exercée Aristote sur la pensée philosophique. Même au XIXe siècle, les querelles d'école brandissent ou fustigent l'hippocratisme. Laennec se réclame encore de la pensée hippocratique. Qui était Hippocrate ? Est-ce à juste titre qu'il passe pour être le père de la médecine ? Quelle était la vie quotidienne des médecins au siècle de Périclès, leur carrière, leur activité, leurs relations avec les malades ? Quelle était leur conception de la médecine, de la santé et de la maladie ? des rapports de la médecine et de la philosophie ? de la science et de la religion ? L'oeuvre attribuée à Hippocrate, constituée d'une soixantaine de traités médicaux, est d'une richesse et d'une diversité telles que ses multiples facettes permettent de répondre à ces questions et expliquent aussi les multiples lectures qui ont été faites de cette oeuvre au cours des siècles par les médecins ou les philosophes. Même si l'oeuvre médicale est scientifiquement dépassée, elle demeure actuelle par sa profondeur humaine. De toute façon, elle reste et restera l'un des monuments les plus riches et les plus impressionnants de l'éveil de l'esprit scientifique en Grèce et dans le monde occidental. C'est avec l'oeuvre hippocratique que naît la science de l'homme.
Nombre de pages
720
Date de parution
19/05/2017
Poids
685g
Largeur
132mm
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EAN
9782251446806
Titre
Hippocrate
Auteur
Jouanna Jacques
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
132
Poids
685
Date de parution
20170519
Nombre de pages
720,00 €
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La vie est courte, l'art est long ", tel est le début des Aphorismes d'Hippocrate qui fut pendant des siècles, avec le Serment, la Bible des médecins. C'est là plus qu'une métaphore. Hippocrate fut représenté à l'époque byzantine comme un Christ en gloire tenant ouvert son livre des Aphorismes. Cette miniature du XIVe siècle (reproduite sur la couverture du présent ouvrage) est symbolique de la fortune exceptionnelle d'Hippocrate.Célèbre dès son vivant, Hippocrate de Cos, au cours de plus de vingt siècles, par l'oeuvre conservée sous son nom, eut sur la pensée médicale une influence analogue à celle qu'a exercée Aristote sur la pensée philosophique. Même au XIXe siècle, les querelles d'école brandissent ou fustigent l'hippocratisme. Laennec se réclame encore de la pensée hippocratique.Qui était Hippocrate? Est-ce à juste titre qu'il passe pour être le père de la médecine? Quelle était la vie quotidienne des médecins au siècle de Périclès, leur carrière, leur activité, leurs relations avec les malades? Quelle était leur conception de la médecine, de la santé et de la maladie? des rapports de la médecine et de la philosophie? de la science et de la religion? L'oeuvre attribuée à Hippocrate, constituée d'une soixantaine de traités médicaux, est d'une richesse et d'une diversité telles que ses multiples facettes permettent de répondre à ces questions et expliquent aussi les multiples lectures qui ont été faites de cette oeuvre au cours des siècles par les médecins ou les philosophes.Même si l'oeuvre médicale est scientifiquement dépassée, elle demeure actuelle par sa profondeur humaine. De toute façon, elle reste et restera l'un des monuments les plus riches et les plus impressionnants de l'éveil de l'esprit scientifique en Grèce et dans le monde occidental. C'est avec l'oeuvre hippocratique que naît la science de l'homme.Jacques Jouanna est professeur de littérature et civilisation grecques à la Sorbonne (Paris IV). Il est aussi directeur de l'Unité de recherche sur la médecine grecque au CNRS.
En guidant son lecteur dans le siècle de Périclès à Athènes, parmi les travaux et les jours de Sophocle (il occupa les fonctions de stratège, il contribua à l'introduction du culte d'Asclépios et même fut héroïsé après sa mort) et dans son oeuvre théâtrale, Jacques Jouanna accomplit le tour de force de nous rendre proche ce véritable monstre sacré du théâtre antique que fut Sophocle, sur lequel il ne nous est pourtant parvenu qu'un seul témoignage direct et dont on n'a conservé, sur un total de 120 ou 130, que sept pièces, toutes des chefs-d'oeuvre. Appuyé sur une formidable érudition, avec l'art, la retenue et la pénétration d'un éminent savant, Jacques Jouanna fait sentir à l'homme d'aujourd'hui le destin d'un homme qui a réussi à maintenir l'équilibre entre ses devoirs de citoyen et son activité de poète. D'analyses approfondies de textes en croisements entre les oeuvres, les personnages et les procédés dramaturgiques, il montre l'incroyable diversité des sujets abordés par Sophocle et la profondeur psychologique de figures vivantes qui, pour certaines, sont devenues des archétypes. . . Jacques Jouanna, membre de l'Institut, professeur émérite de littérature et civilisation grecques à la Sorbonne (Paris IV) est spécialiste de la médecine grecque (Hippocrate, Fayard, 1992) et de la tragédie grecque.
Sous le nom d'Hippocrate le fondateur de la médecine occidentale, nous est parvenu un ensemble d'une soixantaine de traités appelés Collection hippocratique ou Corpus hippocratique que l'Occident a redécouvert à la Renaissance. Bien que cet ensemble possède une unité suffisante pour avoir été lu comme l'oeuvre d'Hippocrate - car l'approche rationnelle de la maladie y est remarquable ainsi que l'éthique médicale -, l'ensemble des traités ne peut pas être l'oeuvre d'un seul homme ni même d'une seule école médicale, celle d'Hippocrate de Cos. Il existait aussi une école médicale à Cnide dont l'ouvrage fondamental s'intitulait les Sentences cnidiennes. L'une des caractéristiques d'une partie de cette littérature technique est l'existence de rédactions parallèles dans la présentation des mêmes maladies suivant un schéma d'exposition analogue (sémiologie, pronostic thérapeutique), ce qui suppose l'existence d'un modèle commun entre les traités nosologiques et permet la mise au jour de strates dans les différentes rédactions. Ainsi se justifie le titre d'Archéologie. L'édition critique et l'étude comparative de toutes les rédactions parallèles avec les conclusions qui en résultent sur le passage d'une médecine archaïque à une médecine classique par le développement des humeurs sont au coeur de cette thèse qui a paru en 1974 et qui a eu un impact considérable sur les études hippocratiques de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle sous le titre abrégé d'Archéologie. Cette seconde édition corrigée est augmentée d'un article sur un papyrus de Cologne publié en 2001 et offrant le seul élément nouveau depuis 1974, à savoir une rédaction parallèle avec le traité nosologique des Affections internes. L'article parue en 2004 montre en quoi cet élément nouveau apporte une confirmation à la thèse. La nouveauté de cette seconde édition est une importante Postface (2009). Elle situe l'Archéologie dans l'histoire de la philologie hippocratique depuis la fin du XIXe siècle et dresse un tableau d'ensemble de sa réception, apportant aussi dans le détail tous les compléments nécessaires qui en font, en définitive, un nouvel ouvrage parfaitement mis à jour.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine