Un vieux garçon solitaire et fortuné, des dames âgées et trois jeunes gens énigmatiques (une jeune fille, un beau brun et un nain malicieux) passent quelques jours ensemble au bord de la mer, dans un grand hôtel survolé par des avions. Rencontres fortuites, un soir de bal ou à l'occasion d'une partie de ballon sur la plage, virée nocturne dans une boîte louche, promenade à petits pas dans les jardins, passages éclairs de groupes divers en route pour le désert ou pour la mort, la vie quotidienne de ce petit monde avide se définit bientôt comme un combat singulier entre le narrateur et le trio de voyous fasciné par l'argent de leur future victime. Dans le rapport sadomasochiste qui s'établit entre eux, on s'apercevra qu'en fin de compte la loi du plus faible reste souveraine et qu'à force de se défier des apparences, on peut perdre tout et même la vie. Mais l'important c'est bien sûr la mer au large.
Nombre de pages
156
Date de parution
20/02/1987
Poids
220g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070708727
Titre
La Mer au large
Auteur
Josselin Jean-François
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
220
Date de parution
19870220
Nombre de pages
156,00 €
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Et si le sommeil était un travail sérieux et la mort un pays exotique traversé par des araignées de mer géantes ? Catherine la rêveuse découvre qu'un rêve peut casser un os. Dans un train entre Paris et Brest, Sophie l'insensible accueille sans un battement de cils les ruautés de son prochain. Zénaïde Lagadu, née à soixante ans, vit une vieillesse glorieuse en barboteuse. C'est en pinçant la joue d'un jeune garçon mal élevé que le professeur Broc découvre l'infiniment grand et l'infiniment petit. Et si un jour nous mourrions tous ensemble, de maladie, d'accident, ou par hasard ? Ou encore si, à force de la regarder, nous tombions dans une photo de vacances ? La fin du monde n'est pas celle qu'on croit et, de toute façon, il restera les cendres d'un défunt chéri, comme Aurélien Briscaye (1924-1986) qui n'a pas besoin de renaître pour devenir un phénix. Voici, en dix nouvelles tragiques et gaies, quelques perspectives des mystères qui nous dépassent. Mais le rire, comme le pire, est toujours sûr.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.