Extrait ÉLOGE DE LA MORUE La lecture du livre de Marc Kurlansky, Un poisson à la conquête du monde, ou la fabuleuse histoire de la morue fut pour moi une révélation. Son analyse du rôle de la morue, tout particulièrement dans l'histoire des États-Unis, a constitué le point de départ de ma réflexion sur les riches heures de ce poisson, qui a occupé à certaines époques une place telle qu'il en devient parfois envahissant, quasi obsessionnel. Pascal Roth, le P.-D.G. de Delpierre à Jonzac, leader du marché français de la morue, prétend même que «l'on entre en morue comme on entre en religion» ! Il est vrai que les témoins que j'ai rencontrés, qu'il s'agisse de professionnels, de collectionneurs ou de simples amateurs, ont tous manifesté une véritable passion pour la morue. Je souhaitais également contribuer à répondre à la question - existentielle - qui, de longue date, a taraudé l'esprit de mon ami Maurice Pommier, guidé ses recherches, et qui figure en filigrane dans plusieurs de ses livres : par quel tour de magie le poisson plat et sec qui pendait dans l'épicerie du village de son enfance dans le centre de la France pouvait-il bien être issu du poisson rond et gras qui frétille dans les eaux froides de l'Atlantique Nord ? Auteur d'un travail consacré à la grande pêche, je disposais sous mes yeux à Saint-Malo de multiples traces résiduelles d'une activité humaine jadis essentielle pour la région. Deux dimensions m'ont intrigué : la durée multiséculaire de cette saga de la pêche lointaine, et la complexité précoce des circuits internationaux de sa commercialisation. La morue trône ainsi au coeur d'une longue histoire; elle participe d'une véritable culture, dont témoignent des indices aussi variés que la multiplicité des recettes pour l'accommoder à travers le monde, ou ses représentations dans les domaines de la philatélie, ou même de l'héraldique ! La ruée humaine vers cette source majeure de protéines autrefois si abondante a, voici quelques années, trouvé son terme. La ressource «a coupé» comme disent les pêcheurs, elle s'est interrompue brutalement dans les derniers soubresauts d'une surpêche irresponsable, encouragée par de nouvelles technologies trop destructrices, une concurrence internationale effrénée, et la cécité affligeante des dirigeants. La morue a soudain cessé de donner. En quelques années, le pillage des stocks a conduit pour certaines zones à l'extinction commerciale - au moins provisoire - de l'espèce. Le modèle d exploitation économique des matières premières qui est le nôtre, dans sa course éperdue au profit et sa superbe ignorance des données écologiques et humaines, serait-il inéluctablement suicidaire ? Cette pauvre morue témoignerait donc des dysfonctionnements majeurs d'un système auquel nous sommes tentés de lancer : moruturi te salutant !... À moins que notre étonnant gadidé n'ait encore des leçons à nous donner, et que le brusque terme de sa longue histoire ne favorise une prise de conscience collective et salutaire... La morue n'aurait pas fini de nous surprendre ? Elle méritait en tout cas, sinon une hagiographie, au moins un hommage.
Nombre de pages
317
Date de parution
09/04/2014
Poids
2 334g
Largeur
235mm
Plus d'informations
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EAN
9782344001165
Titre
La morue. Voyages et usages
Auteur
Josse Loïc
Editeur
GLENAT
Largeur
235
Poids
2334
Date de parution
20140409
Nombre de pages
317,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Anecdotes, éclats de rire et indignations sur un phénomène qu'on méconnaît souvent : la marée. "La marée n'attend pas" disent les marins dans leur grande sagesse, ses horaires ponctuels s'imposent au pécheur qui part "faire sa marée", au nageur qui veut profiter de son bain au meilleur moment, à l'écumeur de grèves qui opère au bas de l'eau ; on n'imagine pas dans mon pays vivre sans un annuaire des marées à portée de main...
Loïc Josse se propose de faire revivre la vie quotidienne à bord des derniers voiliers de grande pêche de Saint-Malo et Cancale. Sa démarche repose essentiellement sur des interviews auprès des derniers témoins de cette époque, et sur l?utilisation d?arch
Les îles Marquises portent la marque d'hommes dont le peuple a failli disparaître, rompus à préserver leur culture et leur originalité. La symphonie turquoise des lagons polynésiens s'arrête ici, au pied de ces fascinants contreforts montagneux qui, jadis, hypnotisèrent Paul Gauguin et Jacques Brel. Les Marquises ne sont pas qu'une terre paradisiaque. Leur relief est rude. Leurs vallées sont hors d'atteinte. Les Marquisiens ont combattu pour voir enfin reconnues leurs racines, source de leur exceptionnelle résilience et de leur force pour surmonter les meurtrissures de leur passé. Ce petit livre n'est pas un guide. Il raconte les Marquises à travers l'histoire, les témoignages et les livres. Il tend aux Marquisiens le miroir de leur immémoriale solitude. Parce que pour comprendre ce peuple insulaire et fier, l'écouter est la première des règles. Un grand récit suivi d'entretiens avec Pierre et Marie-Noëlle Ottino-Garanger, Debora Kimitete et Ben Teikitutoua.
Bien plus qu'un chapelet d'archipels, la Polynésie est une odyssée marine, un chant dont le visiteur se remémore pour toujours les envoûtants refrains. Après nous avoir conté la magie des Marquises, Loïc Josse nous accompagne vers ce grand large paradisiaque, de Tahiti aux Tuamotu, sans rien oublier des blessures de l'histoire et de l'héritage empoisonné du nucléaire à Moruroa. Cette Polynésie-là n'est pas celle des images tropicales, trop vite fanées et souvent caricaturales. Elle est un océan d'îles, de coutumes, de traditions et de passions. Ce petit livre n'est pas un guide. Mais il vous transforme en voyageur. Avec les mots chaleureux de ces terres lointaines, comme un plongeon dans les eaux de l'âme polynésienne. Un grand récit suivi d'entretiens avec Bruno Saura, Moetai Brotherson et Hinatea Boosie. L'âme des peuples, parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre.
L'oeuvre maîtresse de Maëster enfin mise en couleurs !Seur Marie-Thérèse des Batignolles est une bonne seur au caractère bien trempé (dans l?alcool). Elle fume de l?herbe, aime faire des galipettes et n?a pas sa langue - ni son direct du droit d?ailleurs - dans sa poche. La justice divine, elle l?applique à sa manière, et c?est souvent à coups de Rangers dans les dents, mais toujours dans le respect de Jésus - le jardinier portugais du couvent.Avec ce tome 1, les aventures de la bonne seur la plus rock n?roll de la bande dessinée - entrées au catalogue Glénat à partir du tome 6 - sont enfin intégralement republiées en grand format et en couleurs ! Une nouvelle édition idéale pour apprécier dans les meilleures conditions le dessin virtuose de Maëster, enluminé de fort belle manière par Ruby.Inclus : un cahier graphique inédit de 10 pages.Notes Biographiques : Maëster, né en 1959, est dessinateur et scénariste de bande dessinée.Lecteur dès son plus jeune âge des magazines Spirou, Pif, Le Journal de Tintin et surtout Pilote, il y découvre ses mentors et ses influences majeures : Uderzo, Franquin puis Gotlib, mais également Mulatier... Il développe rapidement son goût pour le dessin et la caricature, notamment dans les marges de ses cahiers... En 1982, il se lance dans la bande dessinée et intègre l'équipe du magazine Fluide Glacial, dont il devient rapidement l'un des principaux auteurs. Son humour percutant et sophistiqué, allié à l'élégance de son trait donne naissance à des personnages hauts en couleurs : Athanagor Wurlitzer, obsédé sexuel non pratiquant (3 tomes parus en intégrale chez Glénat) et surtout, la très enrobée et non moins obsédée Seur Marie-Thérèse des Batignolles (6 tomes parus). Bonne-seur atypique, iconoclaste et savoureuse, celle-ci n'hésite pas à prêcher SA bonne parole au gré de son humeur, à coups de torgnoles s'il le faut et entre deux canons de rouge si possible ! En 1997, Maëster rend hommage à Gotlib (avec la bénédiction de celui-ci) en reprenant le personnage de l'inspecteur Charolles flanqué de son adjoint l'inénarrable inspecteur Piggs dans Meurtres fatals (2 tomes parus en intégrale chez Glénat). Caricaturiste très inspiré par Les Grandes Gueules (Ricord, Mulatier et Morchoisne), il truffe ses histoires de clins d'eil et de références au cinéma, à la télévision et à la littérature, à la manière d'un Mort Drucker du magazine Mad. À partir de 2005, il rejoint L'Écho des savanes dans lequel est pré publié le sixième tome de Seur Marie-Thérèse des Batignolles, La Guère Sainteédité sous le label Drugstore par les Editions Glénat. Maëster publie parallèlement les dessins d?actualité de son blog (http://maester.fr) d?abord au Lombard puis chez Drugstore en 2008.En 2011, il crée les Editions Valentine où il publie fin 2012 un bel album de caricatures, Wanted! Caricature & Western, avec six complices : Achdé (dessinateur de Lucky Luke), Jean-Marc Borot, Thierry Coquelet, Charles Da Costa, Thomas Lebeltel et Mulatier. Également : Sketchbook aux Editions Comix Buro.
Présentation de l'éditeur L uvre maîtresse de Maëster enfin en couleurs !Catastrophe, s ur Marie-Thérèse a le sida ! Il faut dire qu avec la vie de dépravée qu elle mène, ça lui pendait au nez. À moins que ce ne soit une histoire de sang contaminé et la faute de Jésus, le jardinier portugais du couvent. C est vrai, après tout, c est le sien qu on boit à la messe tous les jours ! Et en plus il donne mal au crâne...Voici déjà le tome 2 des aventures de la bonne s ur la plus rock n roll de la bande dessinée entrées au catalogue Glénat à partir du tome 6 intégralement republiées en grand format et en couleurs ! Une nouvelle édition idéale pour apprécier dans les meilleures conditions le dessin virtuose de Maëster, enluminé de fort belle manière par Ruby.
Revue de presse Afin de contrer l’équipe des Vendicare et de sauver les Arcobaleno, Tsuna tente le tout pour le tout : Nouer une alliance des plus puissants combattants en s’associant avec d’anciens ennemis, et utiliser la flamme de chacun pour garder les bébés en vie. Puis, le jour de la bataille arrive, et l’ultime combat contre le Vendicare commence…A la couverture de ce tome, on pouvait présager le meilleur. Tsuna et Enma sont montrés plus sérieux que jamais, et pour cause : la bataille finale commence. Et justement, alors que la fin de la série approche à grands pas, ce volume est une véritable frustration. Pourtant, les premiers chapitres auguraient du bon, voir du très bon ! Soutenant le fan-service, Akira Amano propose ni plus du moins une alliance entre Tsuna, Byakuran, Xanxus, Mukuro… tous les personnages marquants de la série, à travers une ultime bataille spectaculaire ! Cependant, le traitement de l’action est presque catastrophique, tant la majeure partie des personnages se contente de faire de la figuration en attendant l’arrivée de Tsuna… Cela rappelle la fin de l’arc du futur, mais en bien moins bien et en plus expédié. N’espérez donc pas voir Mukuro, Xanxus ou Squalo combattre ensemble à travers une bataille dantesque, ces derniers se font avoir en un coup, ou presque. L’intervention dans un combat de Gokudera, Yamamoto et Basile aurait pu arranger les choses mais de même, ces derniers s’avèrent parfaitement ridicule… Où sont donc les combattants qui laissaient exploser leur détermination dans la bataille de la Base Melone ? Depuis la fin de l’arc du futur, Akira Amano a entamé une surenchère, qui jusqu’ici restait appréciable grâce aux talents graphiques de la mangaka, mais au détriment de la dimension stratégique des joutes. Ainsi, un combat qui aurait pu être exaltant reste mou, n’atteignant même pas le spectaculaire du duel face à Demon Spade.Même Jaeger, grand ennemi annoncé comme l’adversaire le plus robuste, fait pâle figure en fin de volume, alors que sa surpuissance est appuyée dans les deux tiers de cet opus… Peut-être est-ce pour laisser le temps à un grand duel final ? On l’espère, au moins pour sauver les meubles tant cette bataille finale s’avère décevante.Scénaristiquement, l’issue de cet arc se dessine petit à petit, grâce au plan de Tsuna dont l’entrainement a porté ses fruits. Même si l’auteure a tendance à le présenter encore et toujours comme un couard, le leader qu’il est ainsi devenu est tout bonnement remarquable, on sent alors que la fin de Reborn ! signifie la conclusion du développement du futur dixième parrain des Vongola.Néanmoins, une petite faiblesse scénaristique se glisse dans le tas, pas bien grande, mais assez frappante sur le coup. Nous avons ainsi droit à une « révélation » à propos d’un ennemi secondaire rencontré dans l’arc du futur, une pirouette scénaristique tout droit sorti du chapeau. Rebondissement maladroit donc, mais qui a le mérite d’exister pour apporter un peu de surprise dans cette bataille finale assez molle.Un autre élément qui vient entraver notre lecture, c’est encore une fois la traduction du texte. Ce n’est pas la première fois que certains choix d’adaptation s’avèrent douteux, rappelons les fameux « Real 6 ». Cette fois, c’est carrément le mot « swag » qui fait partie intégrante du texte. Fort heureusement, Tsuna ne crie pas « yolo » durant son X-Burner.Après de nombreux volumes réussis dans leur genre, alliant fan-service à outrance et combats spectaculaires, le début de cette ultime bataille s’avère décevant. Beaucoup de personnages sont là, mais peu ont une réelle utilité, sans compter qu’Akira Amano semble vouloir boucler sa série au plus et, par conséquent, expédier les affrontements. Heureusement que certains bons points remontent le niveau, mais voilà longtemps qu’un tome de Reborn ! n’aura pas été si décevant. On craint donc pour la fin de la série, mais on essaie de garder confiance en la mangaka, son œuvre phare étant en jeu. (Critique de www.manga-news.com)
Corbeyran Eric ; Ruizgé Francisco ; Francescutto P
Présentation de l'éditeur Lors d'une séance de dégustation en aveugle, un vin espagnol totalement inconnu obtient la note maximale. Les goûteurs sont unanimes : ce vin est un bijou. La petite propriété qui le produit fait aussitôt l'objet d'un siège médiatique. Mais le producteur est absent et ses employés ont pour consigne de ne pas répondre aux questions des journalistes. Le secret engendre la curiosité, la curiosité engendre le mythe. L'affaire enfle, les spéculations vont bon train. Mais rien n'y fait. Malgré l'insistance des reporters, le propriétaire demeure insaisissable. Une jeune journaliste va alors décider d'enquêter sur ce mystère... Histoire de varier les plaisirs et après le succès de Châteaux Bordeaux et In Vino Veritas, Corbeyran lance un nouveau diptyque dans l'univers du vin, cette fois-ci consacré aux grands crus espagnols, notamment le Rioja. A consommer sans modération !