Objet précieux et richement décoré ou simple outil domestique, le miroir a toujours été étroitement associé à la galanterie, à la frivolité et à l'érotisme. L'image d'une femme tenant un miroir à la main symbolise souvent, dans l'art et la littérature, la séduction, et aussi la vanité, le fluctuant et l'illusoire. Mais depuis le Moyen Age, on rencontre aussi le miroir dans un contexte totalement différent : mot-clef dans les titres de livres, il désigne un nouveau genre littéraire qui est exclusivement édifiant au début, avant de devenir plus tard encyclopédique. Comment est-on passé de l'un à l'autre ? Pour répondre à cette question l'auteur remonte jusqu'à l'Antiquité classique, en prenant comme point de départ un texte particulièrement significatif de Sénèque. Ainsi il met au jour un vaste symbolisme qui se constitue pendant les premiers siècles de notre ère autour de l'idée de miroir et en relation avec l'usage concret de l'objet. Enrichi par l'apport du néoplatonisme, ce symbolisme trouve sa forme la plus riche et la plus étendue dans l'oeuvre de Saint-Augustin, mais ensuite il disparaît dans le naufrage de la civilisation antique. On aurait pu le croire disparu pour toujours, mais, dans la première moitié du XIIe siècle, il réapparaît d'une façon assez inattendue dans une oeuvre importante et méconnue, Le Miroir des vierges. Si ce premier "miroir" vraiment original est une oeuvre isolée, il a intéressé l'ordre de saint Bernard qui l'a activement diffusée. Cette résurrection du symbolisme inaugure un genre littéraire promis à un riche avenir. Einar Már Jónsson est maître de conférences à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV).
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Nombre de pages
254
Date de parution
09/03/1995
Poids
358g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782251380308
Titre
Le miroir. Naissance d'un genre littéraire
Auteur
Jonsson Einar-Mar
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
358
Date de parution
19950309
Nombre de pages
254,00 €
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Résumé : La littérature islandaise, après la grande période des sagas et de la poésie médiévale, reste méconnue en France. Mais contrairement à ce que l'on pense parfois, il n'y a jamais eu aucune solution de continuité depuis le début jusqu'à nos jours, et le XVIIe siècle se signale par un renouveau inspiré de l'esprit baroque. Parmi les ?uvres marquantes de cette époque l'Histoire de mes souffrances de Jon Magnusson occupe une place de choix. Ecrit par un pasteur luthérien qui se croyait persécuté par des sorciers et prit la plume pour se justifier, ce récit, qui se déroule dans une des régions les plus inhospitalières du pays, est un témoignage hallucinant, et unique dans son genre, des affres d'une âme tourmentée, au bord du naufrage, qui trouve néanmoins son sauvetage dans une foi inébranlable.
Desgraupes Patrick ; Jónsson Einar Màr ; Cannat Gu
Photographe paysagiste français, Patrick Desgraupes a appris son métier "sur le tas", au coeur de différents studios parisiens où il a pu explorer la technique de la nature morte et parfaire sa maîtrise de la lumière, l'une des grandes spécificités de son travail actuel. Outre ses collaborations avec la presse (sujets animaux et nature pour Le Figaro magazine, VSD, L'Illustré - Suisse - et diverses revues spécialisées) et la publicité (spécialement pour le domaine du tourisme), il est également l'auteur d'un portfolio sur l'Islande, paru il y a quelques années chez l'éditeur islandais Bjartur. Depuis 1988, il a multiplié les séjours en Islande, captant chaque fois les étonnantes variations de la flore et de la lumière locales. Par sa technique assez inhabituelle (le travail à la chambre en extérieur), il renouvelle de façon saisissante la vision de cette terre atypique. Il a publié aux éditions Hermé, France, paysages insolites, et Les Parcs nationaux en France aux éditions Aubanel.
Résumé : Aujourd'hui, dans nos sociétés occidentales, le temps n'est plus perçu comme une richesse, mais comme un bien nous faisant défaut. Notre rapport au temps se caractérise par une attitude négative : nous nous plaignons de notre manque de temps, nous avons l'impression de courir après le temps, nous nous demandons où trouver le temps. Ces " Dix considérations sur le temps " nous invitent à penser différemment cette notion du temps. Revenant à l'idée que le temps est un capital inestimable pour l'homme et non " une denrée rare ", Bodil Jönsson nous amène à réfléchir sur une meilleure utilisation du temps. Son travail de physicienne mais aussi ses expériences personnelles lui servent d'exemples quand elle oppose le temps des horloges au temps vécu, ou quand elle se fait l'avocat des temps d'arrêt, nécessaires à la pensée. Des phénomènes comme le zapping ou le téléphone portable sont également analysés avec humour et finesse, mais, en dehors de la pertinence de ses réflexions, la prouesse que réussit Bodil Jönsson, c'est de nous donner l'impression - une fois le livre refermé - d'avoir enfin du temps.
Résumé : Toni adore sa totote rouge. Mais son papa trouve qu'il est trop grand maintenant. Il prend la totote rouge et la coupe en deux ! Qu'il est bête, Papa, se dit Toni en allant chercher sa totote verte dans le placard, sous les chaussettes. Papa soupire et fait disparaître la totote verte dans les toilettes. Pourquoi Papa doit toujours tout décider ?
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.
Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.