Ce témoignage est celui de Veronica Jones, témoin cité par l'accusation lors du procès de Mumia Abu-Jamal, journaliste afro-américain de Philadelphie, en 1982.En 1996, lors d'une procédure d'appel, malgré sa peur des policiers de Philadelphie et du redoutable juge Sabo, elle revient sur ses déclarations de 1982 et explique comment la police locale l'a, lors du procès, menacée d'une longue peine de prison si elle ne déclarait pas avoir vu Mumia tuer le policier Faulkner.Avant de mourir en 2009, Veronica a demandé à sa jeune s'ur Valerie de retranscrire le récit de sa vie et de le faire publier dans l'espoir de faire libérer Mumia. Elle souhaitait réparer ce qu'elle considérait comme « sa faute », sa responsabilité dans la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal.« J'ai lu son livre-témoignage d'un seul trait et alors j'ai compris à quel point elle avait été terrorisée. [?] Je suis restée abasourdie par ses révélations sur les rapports entre la police de Philadelphie et le milieu de la prostitution, la manipulation de témoins et également la vie compliquée du policier Faulkner qui avait eu une affaire avec Veronica Jones, jeune mère vulnérable, ballotée par la vie, au parcours chaotique. C'est le récit de son extraordinaire courage. C'est un récit choquant, qui vous ouvrira les yeux. » Frances Goldin, éditrice américaine de Mumia Abu-Jamal
Date de parution
06/09/2018
Poids
172g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782370711625
Titre
REVELATIONS SUR L'AFFAIRE MUMIA ABU-JAMAL
Auteur
JONES/ABU-JAMAL
Editeur
TEMPS CERISES
Largeur
140
Poids
172
Date de parution
20180906
Nombre de pages
0,00 €
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Pendant les dernières années de sa vie, Guillaume Apollinaire a exprimé l'idéal d'une nouvelle forme d'expression poétique: le concept se résume dans le terme de «lyrisme ambiant» qu'a employé Apollinaire lui-même. Bien que certains exemples de cette nouvelle esthétique se trouvent dans l'?uvre d'après-guerre et que d'autres précèdent son entrée à l'armée, c'est parmi ses poèmes de guerre d'Apollinaire que la recherche de l'innovation s'illustre le plus nettement. Après une discussion des textes théoriques, une analyse détaillée des plus représentatifs des poèmes novateurs permet de confronter l'idéal et sa réalisation, ainsi que de mesurer le succès de cette tentative de créer une poésie nouvelle. La définition de notions-clés, telles que «multiplicité» et «simultanéité», mène à la présentation de certaines formes poétiques particulières à Apollinaire («poème-conversation», «poème-il-y-a»), ainsi que du «calligramme» et de la question plus générale de l'impact visuel de la mise en page poétique.
D'emblée la psychanalyse a rencontré Hamlet: le jour où Freud écrit à son ami Fliess qu'il reconnaît dans ses propres désirs d'enfant le mythe d'?dipe, il fait aussi référence à Hamlet. Conjonction constante, comme le montre lumineusement Jean Starobinski dans sa préface: tout au long de l'oeuvre de Freud, le cas Hamlet escorte le paradigme oedipien comme son ombre portée.Le livre d'Ernest Jones expose dans son détail l'interprétation psychanalytique d'Hamlet, avec la rigueur d'un roman policier qui entend ne rien laisser inexpliqué: seule la psychanalyse donne la solution d'une énigme que des siècles de commentaires avaient encore obscurcie. Il met ensuite en relation l'oeuvre et son auteur et s'achève par une analyse des diverses variantes du mythe d'Hamlet.On trouvera, parmi les appendices de l'ouvrage, une étude d'une autre psychanalyste, Ella Sharpe, pour qui Hamlet n'est pas une tragédie de la procrastination, mais de l'impatience.
Au fin fond de la campagne galloise, un fermier traverse avec difficulté la saison de l'agnelage tout en essayant de faire le deuil de sa femme. Malgré la solitude et les pressions de la vie moderne, Daniel reste en symbiose avec sa terre, seule façon pour lui de survivre à son chagrin. Un Gitan déterre les blaireaux des environs et les revend à prix d'or à des organisateurs de combats illégaux. Daniel et le Gitan se connaissent mais ne se côtoient pas, la violence de l'un étant aux antipodes de l'humanité de l'autre. Alors que le Gitan a repéré un blaireau sur les terres du fermier, leur confrontation devient inéluctable. Ce court roman décrit les pulsions de vie et de mort des deux personnages. Cynan Jones parle de perte et de cruauté, des difficultés de la vie rurale et des violences infligées aux animaux. À coups de pelle est un roman intense et engagé, d'une délicatesse et d'une finesse remarquables même dans les scènes les plus sanglantes ou tragiques.
A sa parution, en 1947, ce roman fit scandale. "Les uns ne voulaient y voir qu'un invraisemblable tissu d'histoires de haute fantaisie, d'autres n'y trouvaient que trop de vraisemblance Ce roman où j'essaie de dire la drôle de paix que nous vivions. Ce roman qui raconte la vie quotidienne de l'époque devrait me rappeler que rien n'est jamais gagné, ni tout à fait ni pour toujours". Anne-Marie est retournée aux îles, mais son mari et ses enfants lui sont devenus des étrangers. Son mari, collaborateur, la hait, sa fille a épousé les idées du père, son fils est un petit voyou qui l'aime toujours, mais son père ne le laissera pas partir. Anne-Marie n'a plus de famille, elle rentre donc à Paris. Elle se rend compte que la guerre, l'occupation, l'ont fait sortir des rails de sa vie de petite bourgeoise pour vivre une vie comme elle n'en avait jamais imaginé une.
Poète et essayiste, il est certainement l'une des figures majeures non seulement de Cuba mais de toute l'Amérique latine. Il a publié une trentaine de recueils qui forment comme le journal intime et public d'une vie à travers les événements du siècle. Retamar a côtoyé les grandes figures de la poésie et de la littérature cubaine (Lezama Lima, Alejo Carpentier, Nicolas Guillén). Influencé aussi par la poésie anglaise et notamment par TS Eliot, il a développé une écriture à la fois savante et accessible qui rapproche la langue poétique de la langue parlée. On peut rattacher son écriture à la "poésie conversationnelle" qui a eu une grande influence dans la poésie hispano-américaine. Cette tendance évoque les poètes de la Beat generation, mais aussi le grand poète nicaraguayen Ernesto Cardenal, voire le Salvadorien Roque Dalton. Poète de grande culture, Retamar se montre sensible et attentif à la vie dans sa précieuse simplicité, aux êtres humains réels, qu'il s'agisse de ses propres filles, d'amis écrivains, de révolutionnaires, ou d'inconnus.
Ce livre réunit les trois derniers recueils de Ritsos : Les négatifs du silence, L'arbre nu et Tard bien tard dans la nuit, qui donne son titre à l'ensemble. Yannis Ritsos a écrit ces poèmes entre juin 1987 et mai 1988. La période où ils ont été écrits leur confère une valeur testamentaire. Ritsos y dresse le bilan de sa vie, de ses engagements poétiques et politiques. Il se montre comme à son accoutumée toujours amoureux de la vie et lucide, sans complaisance pour lui-même. Mais il ne renie rien. Et au lieu que l'approche de la fin assombrisse le climat des poèmes, ceux-ci baignent dans une atmosphère sereine, teintée d'humour, avec toujours ce mélange de réalisme et de merveilleux qui caractérise la parole de celui qui fut, au-delà de la Grèce, l'un des plus grands poètes du XXe siècle.