Il y a foule devant l'église Saint-Nizier de Lyon, ce matin ensoleillé du 10 décembre 2009. La famille, les amis, les anonymes viennent de participer avec ferveur aux obsèques de Pierre Roiret présidées par le cardinal Barbarin qui n'a pas hésité à le présenter comme un chrétien et un citoyen exemplaire. Pierre Roiret est décédé le 6 décembre 2009 à l'âge de 92 ans, trois jours après avoir été renversé par un scooter, en plein coeur de sa ville. Chef d'une entreprise de plus de 600 salariés, il a su mettre ses capacités au service de la société et de l'Église, plaçant toujours les personnes, que ce soit des notables, ses employés ou sa famille, au coeur de ses préoccupations. Président de l'Université Catholique et du Centre Hospitalier Saint-Joseph Saint-Luc pendant de nombreuses années, il a été également actif pendant trente ans dans l'association oecuménique du diocèse. Homme de contact, il pouvait assurer avec la même passion la logistique d'une visite officielle de Jean-Paul II (celle de 1986) et l'accompagnement des personnes fragiles de son quartier. Depuis 1974, il était engagé, avec son épouse Yvonne, dans le mouvement des Focolari. A partir du témoignage de ceux qui l'ont bien connu, ce livre fait revivre, un an après son départ, une figure marquante de l'Église et de la société civile de Lyon.
Nombre de pages
156
Date de parution
09/11/2010
Poids
263g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782853136228
Titre
PIERRE ROIRET
Auteur
Joly Chantal
Editeur
NOUVELLE CITE
Largeur
150
Poids
263
Date de parution
20101109
Nombre de pages
156,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un nouveau matin se lève... Mais ce moment où nous recommençons à vivre, où les obligations nous attendent, n'est-il pas souvent l'heure la plus difficile du jour ? Il faut pour certains achever une nuit d'insomnie ou de déprime, s'affronter, pour d'autres, à un jour grisâtre, pour d'autres encore reprendre un travail répétitif et sans avenir... Et le matin, c'est aussi ce cruel moment de vérité où nous nous regardons dans le miroir, sans complaisance ni artifice, avec nos rides ou nos limites. Dans ces textes brefs où alternent méditations et vie quotidienne, où paroles d'écrivains ou paraboles de l'Evangile se glissent entre observations et souvenirs plus personnels, Chantal Joly ne se résigne pas à la lamentation. Elle invite à retrouver dans nos matins une espérance nouvelle, celle dont parlent Georges Bernanos ou Jean Sulivan. Dans la simplicité d'une parole, d'un regard échangé, d'un fait d'amour ou de solidarité, elle redonne du sens à la monotonie de nos vies, pour que nos longues matinées soient ouvertes à l'avenir.
Aujourd'hui, il n'est connu qu'au Brésil mais d'ici quelques années, le monde entier parlera de lui. Il est doux, mais ses paroles sont remplies de dynamite ", écrivait un journaliste en 1956. Plus de cinquante ans après, la prédiction est partiellement vraie. Le nom de Dom Helder Camara (1909-1999) semble souvent tombé dans l'oubli, même si l'archevêque de Recife a voué sa vie à rappeler que les pauvres sont les préférés de Dieu. Cette biographie lui rend justice. Évêque très classique d'abord, il va devenir peu à peu le symbole d'un catholicisme d'Amérique latine qui prend clairement le parti de la justice sociale. Homme de parole et d'écriture, poète et pasteur qui quitte son palais épiscopal pour un logement plus modeste, Dom Helder laisse un témoignage d'une pertinente actualité.
Le 24 mars 1980, l'archevêque de San Salvador, Mgr Oscar Romero, était abattu en célébrant la messe. Il incarnait la résistance chrétienne aux dictatures militaires qui opprimaient alors les peuples d'Amérique latine. Une trentaine d'années après son martyre, Oscar Romero, béatifié par le pape François, commence une nouvelle «vie» : celle d'un saint pour une Eglise qui se veut pauvre avec les pauvres. Dans cette biographie, très documentée, l'auteur relate les conversions et les audaces d'un évêque qui, face à l'injustice et à la violence, ne faillit jamais à l'Evangile. Des personnalités, parmi lesquelles Mgr Marc Stenger, Mgr Gérard Defois, Elena Lasida et Guy Aurenche, témoignent aussi de l'actualité du message d'Oscar Romero.
Chantal Joly est journaliste. Bernard Housset est archevêque de La Rochelle et Saintes depuis 2006. Au sein de la Conférence des évêques de France, il préside le Conseil pour la solidarité.
Jacques Maritain (1882-1973) fut sans doute le plus grand philosophe chrétien du XXe siècle. Né à Paris dans le milieu de la gauche libérale, il découvrit la foi chrétienne avec sa jeune compagne Raïssa (1883-1960), juive issue de l'émigration russe. On peut dire qu'il arma intellectuellement le monde chrétien face aux défis de la modernité, promouvant un humanisme démocratique plus actuel que jamais. Homme et femme de prière, Jacques et Raïssa témoignèrent pour une Église servante et pauvre qui puisse trouver, dans la contemplation de Jésus sur tous les chemins du monde et de la vie, un chemin d'Évangile pour aujourd'hui. Jean Daniel fut marqué par la pensée de Jacques Maritain au grand séminaire de Quimper. Il connut la vie monastique bénédictine, puis il discerne sa vocation à la Chartreuse : celle d'ermite paysan. En 1969, il a un contact direct avec Jacques Maritain qui l'encourage dans sa vocation.
Depuis plus d'un millénaire, l'oeuvre du moine arménien, Grégoire de Narek (940-1003), a accompagné les fidèles de sa nation dans toutes les circonstances de leur vie. On déposait son livre sur l'autel paroissial ; on le lisait au chevet des malades pour obtenir leur guérison ; on en insérait des extraits dans la liturgie de la messe. Si l'on partait en voyage, on en recopiait quelques pages, qu'on gardait sur soi comme viatique contre les craintes et les périls. Presque inconnu en Occident jusqu'au milieu du XXe siècle, saint Grégoire de Narek a été proclamé docteur de l'Eglise universelle en 2015. Il enseigne l'art de parler à Dieu des profondeurs du coeur, en nous présentant devant lui avec une sincérité exempte de pharisaïsme. Si nous sommes tous sauvés en Christ, nous partageons solidairement toutes les fautes de nos semblables. Nous sommes tous impliqués dans la même chaîne de prières, jusqu'à la fin des temps, en une démarche de contrition profondément libératrice.
A 36 ans, je redécouvre un monde devenu presque "étranger" : le monde de la nourriture apaisée, le monde de la vie restaurée, un monde qui ne ressemble finalement qu'à celui de nouvelles faims. D'appétits furieux de sens et de désirs retrouvés, de boulimie de vie intérieure. Je passe devant ces toilettes qui ne servaient à rien sauf à ma destruction, à ma douleur et à mon apaisement. (...) Dans quelle prison faut-il se trouver pour se sentir menacée et dérangée pour une bouchée ? Une prison mentale qui s'appelle l'anorexie et sa meilleure copine la boulimie. Deux "personnes" qui avaient pris possession de mon cerveau, de mes comportements, de mon être tout entier jusqu'à éclipser ce que j'étais réellement. Deux personnes qui ont dominé ma vie pendant plus de dix ans. Qui m'ont fait sombrer dans l'horreur du gouffre, de la vase et de la boue. Qui m'ont dépouillée entièrement physiquement et mentalement".
Ils s'appellent Denko, Bintou, Jonathan. Ils viennent d'Afrique noire, d'Europe de l'Est, du Maghreb. A 16 ans, parfois plus jeunes encore, ils ont fui la guerre, des menaces pesant sur leurs familles, la misère. Le drame de l'exil les a endurcis, a broyé leur innocence. Au titre de la protection de l'enfance, la France reconnaît des droits à ces garçons et filles, mineurs étrangers non accompagnés (MNA) le droit à bénéficier d'une assistance et d'un hébergement, le droit à être scolarisé. Mais faire appliquer ces droits est un long combat, d'abord parce que les administrations mettent systématiquement en doute l'âge de ces jeunes, qu'ils soumettent à des tests osseux pourtant très controversés, ensuite parce que le droit de rester en France leur est souvent refusé à la majorité. Membre du Réseau Education Sans frontières (RESF) depuis 2008, et fondatrice des associations Eole en 2018 et Hébergeurs Solidaires et Parrains Engagés (HéSoPE) en 2019, Marie-Pierre Barrière se bat à leurs côtés. Comme citoyenne et comme chrétienne, elle témoigne avec force de sa foi en ces jeunes encore à l'aube de leur vie, et défend un autre projet de société : celui de l'ouverture et de l'inclusion, à rebours de la politique actuelle de durcissement des conditions d'accueil et de fermeture des frontières.