Dans l'histoire de la Corse, Aleria occupe une place tout à fait privilégiée?: les Phocéens, puis les Étrusques, y fondèrent la première cité au cours de la seconde moitié du VIe?siècle av. J.-C.?Ses ruines, qui avaient déjà attiré l'attention de Prosper Mérimée vers le milieu du XIXe?siècle, ont fait l'objet, entre?1954 et?1984, de fouilles systématiques portant principalement sur la nécropole étrusque et la cité romaine. Depuis cette date, l'activité de recherche s'y était considérablement ralentie, jusqu'en 2003 où plusieurs missions préventives, mettant en évidence les problèmes de conservation des tombes étrusques, des édifices romains et des objets trouvés lors des fouilles, ont permis d'engager différentes actions d'inventaire, d'étude et de fouille archéologique. Entre?2018 et?2021, le Projet Collectif de Recherche ?Aleria et ses territoires?: approches croisées?, financé par le Ministère de la Culture et la Collectivité de Corse, s'est fixé pour objectif de prolonger et de renforcer ces actions, tout en optimisant le dialogue entre les différents acteurs de l'activité archéologique et, plus largement, culturelle de l'île. Réunissant quelque 80 intervenants rattachés à plus de 20 institutions, il s'est traduit concrètement par un large éventail d'actions portant sur le site et son territoire, de l'étude géophysique à la fouille, de l'analyse des matériaux à celle des contenus, de la recherche d'archives à la rédaction de volumes monographiques. Une vingtaine des chercheurs qui a oeuvré au sein de ce projet collectif apporte dans ce premier volume un éclairage spécifique sur différentes périodes de l'occupation du site, depuis l'Âge du Bronze jusqu'à la fin de l'Antiquité, en mettant ainsi en évidence la contribution fondamentale que la recherche sur Aleria est en mesure d'apporter à l'histoire et à l'archéologie de la Corse mais aussi, bien au-delà, à la reconstruction du passé de l'ensemble du monde méditerranéen.
Nombre de pages
256
Date de parution
10/03/2022
Poids
1 739g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782376720386
Titre
Aleria et ses territoires
Auteur
Jolivet Vincent
Editeur
EOLIENNES
Largeur
240
Poids
1739
Date de parution
20220310
Nombre de pages
256,00 €
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Après l'Égypte et Tahiti, une nouvel ensemble de photos anciennes, consacré aux ruines d'Italie, un thème qui longtemps a inspiré les peintres du « Grand Tour », avant que les premiers photographes, dans les années 1850, n'en fassent leur motif favori. Toutes proviennent des collections des Fratelli Alinari, le célèbre studio de Florence créé en 1852, devenu aujourd'hui le plus important musée italien pour la photo ancienne. Les lieux sont ceux que nous parcourons aujourd'hui en touristes aisés, guide et appareil photo en main, trop rarement seuls, alors que dans les années 1850-1900, il s'agissait le plus souvent - Rome mis à part - de sites tout à fait isolés, parfois parcourus par quelques troupeaux avec leur berger, ou devenus le terrain de jeux des petits paysans. Et c'est ce rapport entre un décor antique « intact » - même s'il est paradoxal d'appliquer cet adjectif à des ruines - et le cadre pittoresque du xixe siècle qui fait la spécificité de ces images. Le livre reprend l'itinéraire logique du nord au sud. L'arc d'Auguste d'Aoste, l'immense amphithéâtre de Vérone, les sites étrusques de Toscane, Rome, mille et mille fois glorifiée, entre Palatin, Forum et Colisée, la villa Hadriana, le temple de la Sibylle de Tivoli, les vestiges d'Herculanum et surtout de Pompéi qui dévoile son immensité, ses intérieurs décorés, ses morts aussi, figés dans l'éternité, Paestum et ses temples immergés dans la solitude, les sites de Sicile - Agrigente, Sélinonte et Ségeste -, plus sauvages encore. Outre les frères Alinari (Leopoldo, Giuseppe et Romualdo), qui ont dédié leur vie non seulement à faire connaître les monuments de leur pays, mais à préserver pour le futur la mémoire des chefs-d'oeuvre d'Italie, d'autres Italiens ont fixé ces ruines : Brogi, Crupi, Caneva, mais aussi des Anglais, Anderson, Graham, MacPherson, ou l'Allemand Von Gloeden, célèbre pour ses photos d'ephèbes... Ancien membre de l'École française de Rome, Vincent Jolivet est chercheur au CNRS. Il partage ses recherches entre la topographie romaine (fouille des jardins de Lucullus, à l'emplacement actuel de la Villa Médicis et du couvent de la Trinité-des-Monts) et la culture matérielle du monde étrusque hellénistique et romain (fouille du site étrusco-romain de Musarna).
Rome et le prince décrit les changements survenus dans la vie religieuse et l'organisation urbaine quand, après la guerre civile, Auguste réalisa son projet ambigu : détruire la République antique en maintenant toutes les apparences. Lorsque, à Rome, la République fit place au principat, survinrent de profondes modifications dans le temps et dans l'espace de la cité : les deuils du prince devinrent deuils publics, les Lares d'Auguste sortirent de sa maison pour occuper les différents espaces de la ville... Un rêve de concorde s'ébaucha, en même temps qu'un système de contrôle des classes inférieures. Rome et le prince décrit les changements survenus dans la vie religieuse et l'organisation urbaine quand, après la guerre civile, Auguste réalisa son projet ambigu : détruire la république antique en en maintenant toutes les apparences.
A la fin du XVIe siècle, Elena, abbesse d'un couvent cistercien de la cité de Castro, près de Rome, entretient une relation clandestine avec son évêque. De cette liaison secrète naît un enfant. Dès que la nouvelle se répand, les deux amants sont arrêtés et un procès a lieu. Trois cents ans plus tard, en 1839, cette scandaleuse affaire séduit Stendhal qui s'en inspire pour l'une de ses nouvelles les plus célèbres, L'Abbesse de Castro. Fondé sur les actes originaux du procès, retrouvés après plusieurs siècles, cet ouvrage révèle pour la première fois la véritable histoire de l'abbesse. En retraçant pas à pas son tragique destin - celui d'une femme forcée à se cloîtrer pour avoir succombé à un amour interdit -, Lisa Roscioni raconte aussi la naissance d'un mythe littéraire.
Est-ce toi ? ce corps en retard et pénétrant, la voix sans prières pour trancher, qui s'avance à dessiner quelque part entre tous un signe lisible et qui demeure, dans toute sa fraîcheur, un visage ressemblant." Ce livre naît de la contemplation d'une fresque, dans une chapelle reculée de Corse. La silhouette d'un homme s'en détache, entièrement peinte de la couleur de son sang. C'est là le début d'un voyage, en une terre ancienne, où l'on marche longtemps après ceux qui ont y vécu et se sont perdus, à la recherche d'une couleur ou d'un visage, sur les traces dune enfance, à la poursuite d'un souvenir ou d'une illumination. Le dépouillement et la nudité du corps, comme rendu à son origine, inaccessible, la langue corse les dira ainsi : in cristu.