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3,1416 ou la punition
Joffroy Pierre
GRASSET
14,45 €
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EAN :9782246808213
La pièce de Pierre Joffroy, 3, 1416 ou la Punition, est directement inspirée d'un " fait divers " publié dans un journal. Le comptable d'une entreprise intentait un procès à la direction qui, à la suite de son action syndicale en mai 68, l'avait privé de sa machine à calculer et le contraignait à des opérations sans fin par calcul mental. Pierre Joffroy est allé sur les lieux. Il a longuement interrogé les intéressés. Il tenait un sujet exemplaire : le drame d'un anti-héros d'aujourd'hui, situé dans un domaine mal connu de la société capitaliste. Pièce exemplaire en ce qu'elle illustre, à travers bien des péripéties qui sont inscrites dans l'histoire toute fraîche du combat, une prise de conscience politique. Le chef comptable Recouvrance parvient à ouvrir dans la muraille de l'oppression une brèche par où les mains se tendent et se joignent.
Nombre de pages
148
Date de parution
03/11/1971
Poids
155g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782246808213
Titre
3,1416 ou la punition
Auteur
Joffroy Pierre
Editeur
GRASSET
Largeur
127
Poids
155
Date de parution
19711103
Nombre de pages
148,00 €
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Résumé : Ceux qui depuis plus de cinquante ans racontent l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale ne parlent pas de Kurt Gerstein. Ce n'est pas oubli, ce n'est pas ignorance. C'est le même flottement ou le même frisson qui parcourt les gens devant la tombe envahie de ronces d'un inconnu. Ingénieur allemand de premier ordre, protestant convaincu, déjà fiché, lynché et emprisonné par les nazis, ce jeune homme des années 40 ne voulait connaître qu'un seul maître : Dieu. Il pensait avoir reçu de lui en 1941 la mission de descendre dans l'enfer, c'est-à-dire de s'infiltrer jusqu'au centre de l'organisation S.S., de savoir ce qu'on faisait réellement des juifs, s'il était vrai par exemple qu'on les liquidait au gaz - et d'en rendre compte au plus haut des Cieux. Le voyage était sans retour. Kurt Gerstein le savait. Il allait l'accomplir pleinement, héroïquement, dans des circonstances qui laissent loin derrière elles les plus fantastiques visions des poètes et des peintres. Grâce à la chute du mur de Berlin et à la réunification de l'Allemagne, des archives inconnues de la S.S. sont apparues. Des informations inédites et nombreuses ont vu le jour. L'auteur a reconstitué, année après année, la vie et la mort de l'Espion de Dieu - à partir d'une autre sorte d'espionnage au service de la seule vérité terrestre. Parents directs, clan familial, amis, relations, membres de la S.S. et de la Gestapo, il a vu, lu, écouté tous ceux qui ont croisé le chemin de Gerstein. Le résultat en est ce livre qui n'a pour objectif que de graver enfin son épitaphe sur une tombe introuvable.
Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.