Les Amours. Contr'Amours. Contre la Riere-Venus, Edition revue et corrigée
Jodelle Etienne ; Buron Emmanuel
PU SAINT ETIENN
8,00 €
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EAN :9782862722863
Etienne Jodelle (1532-1573) n'a pas publié ses ?uvres, ni composé lui-même ses Amours : il s'agit d'un recueil factice, constitué par des amis pour une publication posthume. Vers de commande ou de circonstance, certains de ces poèmes comptent parmi les plus beaux du seizième siècle français. Jodelle n'y dissimule pas la distance ironique qu'il entretient avec les conventions de la poésie amoureuse, en même temps qu'il la pratique en maître. Cette ambivalence éclate dans les sonnets des Contr'Amours, vestiges d'un recueil conçu contre le modèle des Amours alors en vogue : l'amant-poète dénonce la représentation traditionnelle de la femme aimée, qui le porte à idéaliser une maîtresse repoussante, contre laquelle il vomit sa haine. Même ambivalence dans la satire " Contre la Riere-Venus ", violente diatribe contre la sodomie. Cette poésie cérébrale et tendue, où la vénération de la dame glisse souvent vers la satire des conventions poétiques ou le sarcasme féroce, permet au poète de reconquérir une voix personnelle contre un code amoureux aliénant, qui menace toujours de priver la singularité du sentiment amoureux d'un langage adéquat.
Nombre de pages
204
Date de parution
17/04/2003
Poids
170g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782862722863
Titre
Les Amours. Contr'Amours. Contre la Riere-Venus, Edition revue et corrigée
Auteur
Jodelle Etienne ; Buron Emmanuel
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
115
Poids
170
Date de parution
20030417
Nombre de pages
204,00 €
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Il y a quelque chose du poète maudit chez Etienne Jodelle né en 1532 et mort à quarante-et-un ans dans la misère, solitaire et tombé en disgrâce. Membre de la Pleïade auprès de Ronsard, Du Bellay et Remy Belleau, il est surtout connu pour être l'initiateur du théâtre classique inspiré de l'Antiquité écrit en alexandrins, en cela novateur audacieux et visionnaire. Mais paradoxalement le meilleur de son oeuvre est sans aucun doute constitué de ces sonnets, la plupart extraits des Amours et Contr'amours, qui ne parurent qu'après sa mort. Ces quelques dizaines de poèmes sont d'une écriture limpide, aisée, mélodieuse, pleine d'une acuité et d'une vivacité qui lui permettent de transcender les stéréotypes du genre.
Trois choix culturels sont analysés dans l'introduction: la forme de la comédie à l'antique, l'invention du sujet (un pan de réalité française), l'octosyllabe. Les notes au texte affinent les attaches qui ancrent L'Eugène à son passé national en interrogeant la littérature satirique du XVe et du XVIe siècle, mais mettent aussi en valeur la présence de la culture de son temps.
Qui sont les universitaires ? Où et comment travaillent-ils, comment sont déterminés leurs lieux d'exercice ? Quels sont leurs rapports à l'espace universitaire ? Quelle est l'importance de leurs conditions matérielles de travail et de vie à l'université dans l'organisation de leurs activités professionnelles ? Telles sont les questions auxquelles tente de répondre cet ouvrage en s'appuyant sur une enquête menée auprès d'enseignants de l'université Paris XII - Val de Marne mais aussi d'autres universités en France. Dans une première partie, l'auteur revient sur les grandes étapes qui ont marqué historiquement l'évolution du système universitaire français pour étudier comment s'est transformé le métier d'enseignant du supérieur dans une Université connaissant elle-même une complexification de ses missions sociales et de son organisation. La seconde partie de l'ouvrage est consacrée à la construction d'une typologie des pratiques et représentations socio-spatiales des enseignants du supérieur basée sur une analyse de leurs systèmes d'activités professionnelles. Enfin, clans une troisième partie, l'auteur analyse la façon dont les enseignants du supérieur s'approprient ou non leurs espaces de travail à l'université et montre à cette occasion que les conduites de retrait ou d'investissement des enseignants vis-à-vis de l'université dépendent aussi des relations qu'ils entretiennent avec celle-ci à la fois comme organisation et lieu de vie sociale.
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.