Marbres et autres roches de la Méditerranée antique : études interdisciplinaires
Jockey Philippe
KARTHALA
42,00 €
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EAN :9782811105044
Leukos lithos... La pierre blanche synonyme de marbre en grec ancien, et plus encore de marbre de Paros, le plus fameux de tous, extrait dans l'île des Cyclades du même nom. Sculpteurs et architectes grecs et romains se la disputaient, pour sa blancheur et sa translucidité. On en oublierait presque l'infinie variété des marbres et autres pierres, blancs ou de couleur(s), exploités et transformés en Méditerranée depuis l'Antiquité! Les uns comme les autres ont pourtant été les matériaux les plus courants des monuments antiques, célèbres comme anonymes. Cet ouvrage résolument interdisciplinaire, se propose de réparer une telle injustice, en donnant la parole à tous les acteurs de la recherche. Archéologues, historiens, historiens de l'art, conservateurs de musée, qu'ils soient membres de l'Association internationale pour l'étude des marbres et autres pierres utilisés dans l'Antiquité (Asmosia) ou non, sont invités ici à croiser regards, méthodes et résultats avec ceux des géologues, des physiciens et des chimistes. « Leukos lithos... » The « White stone », i.e. the marble, as the ancient Greeks would call it. Especially when they were thinking about the most famous of them, the Parian one, quarried in the island of Paros (Cyclades). Actually, it was elected by Greek and Roman sculptors and the architects, due to its whiteness combined with its translucency. Such a preference could lead people today to neglect the fact that most of Mediterranean buildings and sculptures, famous or not, were carved in Antiquity in innumerable white or colored marbles or stones of lower quality. The present interdisciplinary studies aim at preventing such a misunderstanding. Archaeologists, historians, together with art historians and curators, members of the Association for the study of Marble and Other Stones used in Antiquity (Asmosia) are not, are invited, in this book, to cross their own point of view, methods and results with those obtained by geologists, physicists and chemists.
Nombre de pages
998
Date de parution
25/05/2011
Poids
1 680g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811105044
Auteur
Jockey Philippe
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20110525
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998,00 €
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La Grèce antique a longtemps été réputée " blanche ", car l'usure du temps avait fait disparaître les couleurs ornant les sculptures et reliefs pour ne laisser que le marbre blanc. Dès la Renaissance, on célèbre la blancheur des statues exhumées et on en fait des copies, blanches elles aussi. Cet impérialisme esthétique du blanc trouve une expression radicale dans le développement des discours racistes exaltant la figure de l'homme occidental blanc, dont la filiation remonte à l'Antiquité classique. Les couleurs sont dès lors la marque dégradante de l'autre, du " métèque ". Mais les dernières technologies donnent les preuves matérielles de la présence sur les oeuvres grecques de polychromie et d'or. Pourtant, il y a encore des réactions incrédules, voire dégoûtées (trop " kitsch "). Et certains archéologues continuent de passer au kärcher les derniers témoignages du goût des anciens pour les couleurs. Le livre raconte ce refus délibéré de nature esthétique, mais aussi politique et idéologique, des couleurs et vise à en comprendre les raisons. Points forts - Livre d'une grande clarté, accessible aux non-spécialistes. - Un intérêt à la fois historique, " touristique " et sociologique qui rejoint des préoccupations actuelles (question de l'identité, Grèce). - L'auteur est un spécialiste reconnu de la question de la polychromie dans l'Antiquité. De plus, grâce à ses relations (École française d'Athènes, Euroméditerranée) et à son poste à l'université de Provence, l'auteur a un rôle prescripteur important. Public concerné - Lecteurs d'ouvrages sur l'histoire antique, l'archéologie et l'histoire de l'art - Etudiants en archéologie, histoire
Voici l'ouvrage à lire absolument pour faire le point sur l'archéologie, ses enjeux, ses différentes acceptions et ses méthodes. Aux antipodes d'une imagerie traditionnelle centrée sur la figure de l'aventurier, l'auteur met au jour une science qui répugne à la fois à la quête du bel objet et à l'individualisme.S'inscrivant dans une perspective historique, Philippe Jockey, membre de l'École française d'Athènes, retrace l'évolution de l'archéologie, de l'Antiquité à nos jours, en tenant compte de tous ses aspects techniques, théoriques et politiques. C'est ce dernier point qui attire plus particulièrement l'attention dans le propos clair, dense et précis du chercheur : l'archéologie y est présentée comme un enjeu culturel et politique primordial dans les sociétés contemporaines dont l'histoire est délicate, comme la Syrie ou la Palestine.Outre un glossaire, une abondante bibliographie et de nombreux documents graphiques, L'Archéologie recense les principaux sites Internet consacrés à cette science. --Sylvain Lefort
Il se découpe en 14 chapitres articulés de nombreux sous-titres.Après avoir défini ce qu est l archéologie, l auteur adopte une perspective historique, qui montre l évolution de cette discipline au fil du temps: aires et périodes explorées, méthodes de prospection jusqu à la constitution de l archéologie moderne.Il recense ensuite les différentes sciences associées à l archéologie moderne (paléobotanique, archéozoologie, exploration subaquatique) et analyse toutes les technologies de pointe qui sont mises à profit pour la prospection ou l analyse des données.Enfin, il met en lumière toutes les contraintes juridiques et environnementales qui encadrent aujourd hui l archéologie (archéologie préventive, conservation...), ainsi que les enjeux liés à la géopolitique.
La Grèce Antique, c'est la démocratie". "Les Grecs se faisaient la guerre deux années sur trois". "Chez les Grecs, les dieux sont partout"; "Socrate a été injustement condamné à mort". "les Grecs étaient tous des homosexuels". "les Grecs ont inventé le théâtre". "Le miracle grec n'est qu'un mirage moderne"... Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir. Biographie: Philippe Jockey, ancien membre de l'Ecole française d'Athènes, est professeur d'histoire et civilisation grecques à l'Université de Provence. Philosophie, mathématiques, démocratie... les Grecs, notamment ceux du "siècle de Périclès" seraient à l'origine des principaux fondements de notre civilisation. Passant en revue nos idées reçues, l'auteur nous invite ici à une relecture de la Grèce antique.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.