5 mars 1917, Nicolas II abdique: le tsarisme s?effondre. Le gouvernement provisoire, qui leremplace, est balayé huit mois plus tard par la révolution d?Octobre. Ainsi commence l?épopée desRusses blancs. Un million et demi, deux millions peut-être, de monarchistes et de socialistesrévolutionnaires, d?aristocrates, d?officiers et de jeunes lycéens, se retrouvent exilés dans une «Russie hors frontières ». Leur épopée se déroule en trois temps. Trois temps qui sont autant d?interrogations. Faut-il partir? Trois ans durant, les Russes blancs devenus « ennemis du peuple » espèrent la défaite du bolchevisme. Pendant que certains, parfois très jeunes, combattent dans les armées blanches, d?autres quittent la fournaise pour, croient-ils, mieux revenir. Mais comment revenir? La dernière armée blanche est vaincue fin 1920. 150 000 Russes blancs vivent alors à Constantinople. Ils sont aussi, par dizaines ou centaines de milliers, en Mandchourie, à Berlin, dans les Balkans. Beaucoup veulent, plus que jamais, en découdre avec les « Rouges ». Ils comptent sur l?Europe pour les aider, une Europe épuisée par la Première Guerre mondiale qui les regarde avec curiosité ou indifférence. Reste alors à vivre. La reconnaissance de l?URSS, en 1924, par la plupart des capitales occidentales scelle le destin de toute une communauté. « Etrangers sur la terre », apatrides, déclassés, décidés à ne jamais renoncer, les Russes blancs s?enfoncent dans l?ombre de l?histoire.
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Nombre de pages
605
Date de parution
07/04/2011
Poids
360g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782847347692
Titre
Les Russes blancs
Auteur
Jevakhoff Alexandre
Editeur
TALLANDIER
Largeur
120
Poids
360
Date de parution
20110407
Nombre de pages
605,00 €
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Après la révolution de Février et le coup d'Etat bolchevique d'octobre 1917, l'ancien Empire russe continue à se déchirer. Les rouges et les blancs, certes, mais aussi les verts, les paysans, les Alliés et les Allemands sont alors autant d'acteurs de cette tragique guerre civile, de ce chaos indicible dont Alexandre Jevakhoff cerne les implications profondes et les raconte avec talent et passion, fort de sa connaissance intime de l'âme russe. Le résultat de ce travail est exceptionnel, et redonne à ce moment méconnu mais essentiel de l'histoire du XXe siècle la place qui lui revient : assurément l'une des toutes premières.
Il fallait beaucoup d'intelligence et de finesse pour retracer l'histoire d'un tel personnage, souvent complexe et parfois contradictoire: Kemal le viveur et le travailleur acharné, le charmeur et le bluffeur, l'autocrate à la recherche d'une impossible démocratie. Pari tenu. L'histoire de Kemal est ici celle d'une fascinante marche au pouvoir. Aujourd'hui comme hier, ce géant du XXe siècle reste au centre des aspirations, des contradictions et des déchirements du monde musulman, du Marc à l'iran. Sujet d'actualité à cause du problème kurde, de l'entrée de la Turquie dans l'Europe, de la question de la laïcité dans le monde musulman, la figure de Kemal Atatürk est aussi celle d'un chef d'Etat moderne au carrefour de l'occident et de l'Orient, du XIXe siècle et du monde moderne.
Présentation de l'éditeur Les Russes sont particulièrement présents dans l'histoire de Paris qui a toujours représentée une ville unique pour lesRusses.Interrogez un Parisien ' ou même un Français ' sur les Russes à Paris, il répondra bistrot, pont Alexandre-III, cathédrale orthodoxe, boîtes de nuit et chauffeurs de taxi, Ballets russes, Chaliapine' Le Roman des Russes à Paris traite naturellement de tous ces sujets, en les complétant, d'Anne de Kiev au camp de Beauregard où les soviétiques, après 1945, internaient les Russes blancs qu'ils voulaient renvoyer en URSS. Sur un ton à la fois documenté et accessible, l'auteur, lui-même petits-fils de quatre Russes blancs et né à Paris, raconte cette chronique de scènes souvent inédites et de dialogues réels ou dignes de l'être.
Travailleur acharné, charmeur et bluffeur, Kemal Atatürk (1881-1938) réalise en 1923 une étonnante marche au pouvoir : il met fin au sultanat ottoman, proclame la République de Turquie et en devient le premier président. Ayant vaincu l'occupant allié après la Première Guerre mondiale, Atatürk impose à son pays des réformes radicales - occidentalisation, laïcité, droit de vote des femmes. Fondateur de la Turquie et véritable mythe, il reste au c?ur des aspirations, des contradictions et des déchirements du pays : problème kurde, entrée dans l'Europe, question de la laïcité du monde musulman... À partir de sources inédites et des témoignages directs, Alexandre Jevakhoff dresse le portrait de ce chef d'État moderne, au carrefour de l'Occident et de l'Orient, du XIXesiècle et du monde contemporain. 4e édition
Dans un récit qui se lit comme un roman, Antoine Mariotti nous plonge dans le monde secret de la CIA. Traque de Ben Laden et de Saddam Hussein, écoutes téléphoniques, raids nocturnes, coulisses du discours de Colin Powell sur l'Irak à l'ONU, trahisons et ordres politiquement incorrects à Langley... le journaliste est allé à la rencontre d'anciens espions et directeurs de la CIA qui lui ont raconté leurs missions, leurs succès et leurs échecs. De l'Afghanistan à la Corée du Nord en passant par la Syrie, l'Ukraine ou la Maison-Blanche jusqu'aux rapports tempétueux de Trump avec l'Agence, voici, depuis la tragédie du 11-Septembre, plus de vingt-cinq ans d'Histoire qui ont façonné le début du XXIe siècle.
Petit Etat de 16 millions d'habitants, la République démocratique allemande (RDA) n'a vécu que 41 ans. Née de la guerre froide, en 1949, disparue en 1990, elle n'en a pas moins suscité bien des espérances, celles d'une "autre Allemagne" , et nourri de grandes ambitions, y compris sur la scène internationale. Pendant des années, Nicolas Offenstadt a sillonné l'ex-RDA pour écouter ses habitants, observer les traces de ce monde éphémère, et ramasser ses archives abandonnées. Son ambition est de reprendre l'histoire de cette nation dans une perspective globale mais aussi de rendre compte de la façon dont ses citoyens ont subi, modelé ou rejeté les contraintes d'un régime autoritaire, jusqu'à la chute finale. Raconter l'histoire de la RDA, c'est revenir sur un demi-siècle d'histoire européenne et mondiale. Le travail de l'auteur ne s'arrête pas à la chute du mur de Berlin. Il analyse également les années qui ont suivi l'unification et esquisse des réponses aux questions actuelles : que reste-t-il de la RDA aujourd'hui ? Pourquoi ses territoires voient-ils fleurir l'extrême droite ?
La démarche historique permet de retracer la genèse des grands problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle, dans cette Histoire populaire de la France, j'ai privilégié les questions qui sont au centre de notre actualité, comme les transformations du travail, les migrations, la protection sociale, la crise des partis politiques, le déclin du mouvement ouvrier, la montée des revendications identitaires". Gérard Noiriel éclaire la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age : les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, le régime de Vichy continue de hanter notre mémoire collective. En quelques jours, en juillet 1940, la République s'est effondrée. Derrière le maréchal Pétain, héros national devenu chef de l'Etat français, et le politicien sans scrupules Pierre Laval, des opportunistes jouant la carte allemande et des doctrinaires d'extrême droite prennent le pouvoir. La dictature s'installe, pour le pire. Optant pour la collaboration politique en 1940, choisissant la voie du crime antisémite en 1942, le gouvernement finit par dresser quasiment toute la population contre lui. Cette page sombre est ici racontée comme jamais auparavant, à partir d'archives inédites, des derniers témoignages exhumés et d'approches historiques renouvelées, attentives aux ressorts psychologiques, à la complexité des parcours et aux marges de manoeuvre des acteurs. Au fil de la lecture, apparaît ainsi un tableau pénétrant et contrasté. L'ouvrage montre à la fois la fuite en avant et l'aveuglement égotiste des principaux dirigeants du régime pétainiste, la mise en oeuvre de politiques criminelles parfois tempérée par des fonctionnaires formant une véritable zone grise au coeur de l'Etat, et une opinion publique longtemps attentiste mais inclinant en faveur des Alliés. Une réflexion puissante sur les conséquences funestes de l'amoralité en politique et des conclusions historiques qui interrogent notre présent.