Cet ouvrage décrit les grandes lois de la géographie économique et du développement des territoires et montre combien ces deux dimensions sont intimement reliées. L'économie géographique, mais aussi l'histoire économique, permettent de comprendre pourquoi la croissance économique et sa source principale, le capital humain, sont fondamentalement des phénomènes localisés dont la diffusion dans l'espace est lente et imparfaite. Si la proximité des ressources naturelles a largement vu son importance décliner, cela n'implique pas que distance et localisation aient disparu de la vie économique. Bien au contraire, les travaux les plus récents en économie géographique et urbaine mettent en évidence de nouvelles forces qui façonnent une nouvelle répartition des activités reposant principalement sur les grandes métropoles ou régions urbaines. Paradoxalement, cette évolution est accentuée par la réduction des coûts de transfert des biens et de l'information. La mondialisation accélérée des dernières décennies n'est pas celle d'un monde plat: elle a ses pics de prospérité et laisse en arrière ou bouscule un grand nombre de territoires, alors que dans les pays les moins avancés la pauvreté semble s'ancrer comme une marque indélébile des malchances conjuguées de l'histoire et de la géographie. Ce livre passe ainsi en revue les explications des disparités spatiales, de même que les différents instruments des politiques de développement des territoires et les évaluations que l'on peut en faire.
Nombre de pages
125
Date de parution
14/10/2010
Poids
132g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782707166678
Titre
Les produits financiers dérivés. 2e édition
Auteur
Jégourel Yves
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
121
Poids
132
Date de parution
20101014
Nombre de pages
125,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'objectif de cet ouvrage est d'offrir au lecteur, non seulement une vision simple et quasi exhaustive des contrats d'échange (swaps), des contrats à terme (futures) et des options, mais aussi une présentation claire de la façon dont ils peuvent être utilisés afin de couvrir les risques réels ou financiers (risque de change, de taux, matières premières, de crédit...). La crise financière de 2008 aura mis en lumière que certains dérivés, au premier rang desquels les credit default swaps, pouvaient grandement favoriser l'instabilité financière, tandis que la flambée du prix des matières premières jusqu'en 2014 et l'important rebond de 2016 se sont en partie fondés sur l'utilisation de contrats à terme et autres dérivés. Nécessaires, mais dangereux : ces deux mots résument toute l'ambiguïté de ces produits dérivés et de nombre de " solutions de marché ". La dernière ambition de cet ouvrage sera de répondre, à la lumière des efforts de réglementation dans ce domaine, à deux questions intimement liées : dans quelle mesure les produits dérivés demeurent-ils un vecteur de déstabilisation de la sphère dite " réelle " et comment comprendre cette financiarisation qui ne semble pas avoir de limites ...
Dupuy Michel - Cardebat Jean-Marie - Jégourel Yves
Les ouvrages de la série TD répondent à trois objectifs: apprendre: un résumé de cours met en lumière l'essentiel de ce qu'il faut savoir; comprendre: des questions de réflexion corrigées structurent les connaissances et favorisent la mémorisation; appliquer: des exercices d'entraînement et des sujets d'annales corrigées permettent de se préparer à l'examen. Cet ouvrage couvre les bases de la Finance internationale à travers ses dimensions macroéconomique, technique et institutionnelle. Il aborde la balance des paiements; le marché des changes; le risque de change; la détermination du taux de change; l'instabilité des taux de change; les crises de change; les politiques économiques en économie ouverte; les mouvements internationaux de capitaux; la réforme du système monétaire et financier international. Biographie de l'auteur Michel Dupuy. Professeur et membre du LARE-efi à l'université Montesquieu-Bordeaux IV. Il est responsable du Master économie, banque et finance internationales. Jean-Marie Cardebat. Maître de conférences et membre du LARE-efi à l'université Montesquieu-Bordeaux IV. Yves Jegourel. Maître de conférences et membre du LARE-efi à l'université Montesquieu-Bordeaux IV.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local. Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental. Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires "virtuels", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un "grand jeu" sans cesse réinventé au sein duquel les Etats font leur retour après des décennies de déréglementation.
La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
Première cause de handicap acquis chez l'adulte, l'accident vasculaire cérébral, ou AVC, peut brutalement faire disparaître ou empêcher, de façon temporaire ou non, un grand nombre de capacités de la vie quotidienne, dans des domaines physiques ou intellectuels très divers : la marche, la déglutition, la planification, la lecture, la préhension, etc. Parce qu'il touche à des savoir-faire acquis, l'AVC peut apparaître comme une atteinte biologique du social qui en efface les effets en réinitialisant les expériences, les compétences et les dispositions, autrement dit comme un accident égalisateur qui annule les différences sociales entre individus. Pourtant, à âge égal et à gravité équivalente des lésions cérébrales, les séquelles ne seront pas les mêmes si le patient est un homme ou une femme, un ouvrier ou un cadre supérieur, si la récupération de ses capacités a une grande ou une moindre valeur aux yeux des acteurs de la rééducation, si l'AVC a laissé intact chez lui un rapport aisé ou difficile aux modalités scolaires d'apprentissage. Pour mettre en évidence et expliquer ces phénomènes, Muriel Darmon a mené une enquête approfondie dans un service de neurologie d'un hôpital universitaire et auprès des différents corps de spécialistes - kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, neuropsychologues, etc. - de deux centres de rééducation. En suivant le parcours post-AVC des patients au sein de ces unités et des étonnants " plateaux techniques " conçus pour favoriser leurs réapprentissages, ce livre montre que, par-delà ce qui semble perdu, le social perdure chez les individus et résiste à l'atteinte biologique.