Quel mystère n'a cessé d'entourer la psychanalyse dans l'esprit du profane ? Quelle méfiance n'a-t-elle pas suscité à mi-chemin de la curiosité et de l'angoisse ? Echec ou défaillance dans la communication des connaissances psychanalytiques, ou difficulté inhérente à une doctrine qui, par la richesse de sa teneur, se veut celle de quelques-uns ? Les tentatives entreprises pourraient nous en convaincre qui, tantôt s'égarent dans une imagerie facile et inexacte, provoquant l'enthousiasme puéril d'une foule plus avide d'occultisme que de science, de magie que de médecine, tantôt se ramassent en des formules lapidaires, prenant place au milieu des "idées reçues" pour être abandonnées aux commentaires autodidactes. Et lorsque les essais sont plus sérieux, ne se partagent-ils pas entre l'obscurité d'un langage hermétique, la clarté de notations psychologiques quasi anecdotiques, source d'un étonnement amusé qui ne conduit pas aux grandes questions, ou encore une rigueur didactique dont l'ordre et la densité satisfont la pensée par des définitions bien situées mais sans résonance affective ? Sans doute, dans l'exposé d'un domaine aussi vaste que la psychanalyse, convient-il d'accepter de n'être pas complet. N'est-ce pas d'ailleurs ce caractère incomplet qui définit toute initiation, si lui est donné son sens étymologique de commencement, d'introduction dans les voies préférentielles pour parvenir le plus directement possible au coeur même de l'étude proposée ? Tel est le but de cet ouvrage, modeste et ambitieux tout à la fois, qui ne vise ni à l'ampleur exhaustive, car il n'est pas un traité, ni à la concision exacte, car il n'est pas un précis, mais à éveiller cette inquiétude intérieure d'où naît l'interrogation ou l'angoisse que chacun, suivant ce qu'il est, pourra négliger, fuir... ou poursuivre dans l'une ou l'autre science de l'homme où la psychanalyse, sous des formes différentes, pose et éclaire les mêmes questions. Il ne sera guère évitable de rechercher dans le pathologique ce qui, sans être moins présent, demeure dissimulé ou terne derrière la banalité quotidienne. Aucun terme médical ne sera toutefois employé, malgré l'évocation diagnostique possible à certaines descriptions cliniques, car cet ouvrage n'est pas non plus un livre médical. - Aussi bien, est-ce à travers les données de la psychologie que nous chercherons l'angle d'observation le plus évocateur des notions psychanalytiques (1), - Qui nous conduiront, de proche en proche, aux grandes lois de la biologie (II), - Et aux prolongements des dimensions individuelles dans la sociologie (III). - Un retour à la thérapeutique psychanalytique, à son esprit plus qu'à sa technique (IV), - Achèvera de donner aux origines historiques des idées psychanalytiques un caractère moins anecdotique, mais plus prodigieux (V). Quelques courtes indications bibliographiques termineront ces pages dont ce serait, en effet, le succès de laisser leur lecteur insatisfait.
Nombre de pages
110
Date de parution
01/04/1965
Poids
501g
Plus d'informations
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EAN
9782701003412
Titre
Initiation à la psychanalyse
Auteur
Jeanneau Augustin
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
501
Date de parution
19650401
Nombre de pages
110,00 €
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Résumé : A quel titre la psychanalyse devrait-elle s'en tenir aux rigueurs du langage abstrait, alors qu'il n'y est question que d'affect, de plaisir et de peur ? Quel vocabulaire théorique suffira à rendre compte des résonances intérieures du conflit, que Freud introduisit résolument comme objet scientifique à partir de la passion, du désir et de l'angoisse ? Mieux qu'à l'observation clinique, trop soucieuse de son argument et légitimement limitée par des exigences du secret, c'est en conséquence au récit - celui d'une histoire qui n'en est pas moins vraie d'être totalement fictive - que l'auteur a confié l'évocation de cette singulière expérience qu'est la cure analytique, du climat tout particulier de son déroulement quotidien. Dans les proximités vivantes de la pensée, qui accompagnent comme une ombre le tracé linéaire des associations, tout un monde d'images palpite et se déploie dans l'étendue préconsciente. Au-delà des paroles entendues, c'est une existence qui prend vie, en pleine effervescence de l'émotion silencieuse, au milieu des personnages qui se croisent et se confondent, entre souvenirs et projets. A travers sa propre rêverie, qui lui échappe aussi bien, l'analyste accède ainsi à ce qu'il comprend sans voir. Une histoire, en effet, qui vaut parfois qu'on la raconte, et que trop de science peut cacher.
Jeanneau Augustin ; Le Guen Annick ; Birraux Annie
Résumé : Le lecteur saura pourquoi nous préférons mettre le terme "phobie" au pluriel et ce d'autant que cette psychopathologie de par son polymorphisme et son degré d'intensité apparaîtra comme "trans-nosographique". Les éléments phobiques sont fréquents en clinique, dans la clinique de tous les âges, isolés, symptômes d'un fait structural ou mêlés à d'autres éléments tels des formations obsessives, hystériques par exemple. Au-delà d'une nosographie clinique le questionnement se situe en référence aux concepts freudiens de: névrose d'angoisse, d'hystérie d'angoisse, aux notions de peur, de panique. Seront interrogés la dimension narcissique de certaines phobies, le rôle de l'objet, de l'environnement, des situations phobogènes. Le lecteur lira une approche ouverte des mécanismes des phobies, de leurs natures, de leurs origines.
Cournut Jean ; Israel Paul ; Jeanneau Augustin ; S
Résumé : Etre mal dans sa peau, dans son corps, dans sa tête : le mal-être de ces fins de siècle et de millénaire aurait-il une spécificité, marquée de violence ? Les psychanalystes entendent ce mal-être dans diverses formes : - angoisse de castration, angoisse de mort, c'est la question du sacrifice, de la dette ou du naufrage psychique ; - dépression et " position dépressive ", c'est la question de l'unité du moi, déjà chez l'enfant, et de sa cohésion ; - douleur et deuil, c'est la question de la douleur morale quand le travail de deuil fait mal, parce qu'il se fait mal. Dans tous ces aspects, théoriques, cliniques et pratiques, la violence est présente : celle du monde, celle des sentiments, des conflits internes, des contradictions, celle des attaques du corps et de la pensée ; violence, douleur, angoisse qui modifient la demande d'analyse aujourd'hui et la forme de l'interprétation dans sa nécessité liante.
Une application minutieuse inspirée par un répertoire organistique allant de Frescobaldi jusqu'aux oeuvres de l'auteur lui-même est le mot d'ordre de cet ouvrage qui veut faire suite à celui de La Musique et le Geste, aussi confié aux éditions Beauchesne. Remarques porteuses d'expériences pratiques, libres présentations esthétiques accompagnant des lustres de concerts et d'enregistrements et qui permettent d'aller d'emblée à l'essentiel, de toucher ce noyau central qui libère les forces devant présider à l'interprétation. Rencontre entre l'esprit et le monde, comme la rencontre entre La Musique et le Geste, dans ce désir de céder dans l'aura musical au pouvoir de l'écriture. Bref, un fil conducteur stratégique et fonctionnel, menant organistes et amateurs d'orgue, au gré de 142 oeuvres abordées, à la source d'une écoute et d'un acte musical efficients et lumineux. Bref répertoire des oeuvres présentées Parmi les 142 entrées se trouvent les auteurs suivants : Frescobaldi, Michelangelo Rossi, Nicolas de Grigny, J. Stanly, Frei Jacinto, José Carlos Seixas, Vivaldi, Gesualdo, Haendel, D. Scarlatti, J.S. Bach (18 entrées), Mozart, F. Liszt, J. Reubke, C. Franck, F. Mendelshonn, R. Schumann, J. Brahms, Ch.M. Widor, Moussorgsky, Vierne, Rachmaninov, Tchaïkovski, Stravinski, Honegger, Dupré, Bacewicz, Max Bauman et... Jean Guillou (64 entrées)
Henri Cazelles, sulpicien, un des maîtres les plus connus de l'exégèse française, énonce quelques règles de sagesse pour une lecture actuelle de l'Ancien Testament. Claude Geffré, dominicain, pose des questions dont notre réflexion sur le dogme catholique ne saurait faire l'économie. Pierre-André Liégé, dominicain, doyen de la Faculté, expose le statut de la théologie pastorale. Jacques Audinet, prêtre, directeur de l'Institut supérieur de pastorale catéchétique relié à la Faculté, présente les requêtes du sociologue en matière pastorale. René Simon, salésien, responsable du département de morale, montre quelques-uns des problèmes les plus urgents qui renouvellent de nos jours les formes et les méthodes de travail chez les moralistes. Eglise que dis-tu de toi-même ? La grande question conciliaire ne cesse de se répercuter dans les institutions où la vie en Eglise se pense et se transforme dans la mouvance de Vatican II. Présenter la réalité de cette recherche, avec ses limites et ses incertitudes mais aussi ses promesses d'avenir, tel est le propos de ce premier volume de la collection Le Point théologique, dirigée par CHARLES KANNENGIESSER.