Je m'étais retiré dans ce travail modeste et dans le jardin, pour le labeur, la transpiration, et sans doute aussi, mais je ne le savais pas encore, pour la similitude qu'il trace avec la littérature, je veux dire celle de la patience, du sillon, non pas celle de l'éclat furtif et ce ne serait pas, pour moi, contre toute attente, la moindre des surprises que de me voir touché par l'éclat, comme on peut l'être par une balle perdue, avant que d'être effacé par le texte qui serait voué à cet éclat, mais revenant finalement au jardin, à ce grand livre qui peut tout sauver de l'essentiel d'un être." Se détournant d'une vie consacrée au service d'autrui dans l'espoir de renouer avec un certain "souci de soi ", un homme rentre chez lui et revient au jardin. Un espace longtemps délaissé où la friche règne, cachant sous elle les anciens agencements. Parcelle après parcelle, il entreprend de dégager les allées d'autrefois et de ramener l'ordre dans le chaos - mais sans brutalité, en écoutant respirer le jardin comme on tend l'oreille quand il s'agit de trouver le mot juste, attentif jusqu'aux miroitements de la lumière à travers les feuillages. Tandis qu'adviennent les beautés profondes du jardin et que s'anime le souvenir des aïeux, lui entre en écriture - un livre paraît. Est-ce pour autant le signe du retour à soi tant espéré ...
Nombre de pages
95
Date de parution
30/08/2018
Poids
124g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782363712578
Titre
Le bal sous la lune
Auteur
Jeanne Louis
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
124
Poids
124
Date de parution
20180830
Nombre de pages
95,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Un homme a disparu depuis quelques heures. Un homme auquel personne ne connaissait ni famille ni attaches et qui vivait lui-même aux confins de la Bretagne, dans un village introuvable. Là où les chemins s'effacent. Parmi les fermes à l'abandon, les églises et les librairies désertés... Dans l'ombre et le silence d'Hadrien Dreuse, il n'y a eu cependant ni peine ni affliction mais bien cette force que l'on tire du secret d'une longue transmission. Hadrien Dreuse qui a "gagné cette campagne comme on gagne un maquis" est un survivant, un résistant. L'âme même du "pays réel" rendu à sa vertu et à sa profondeur. Un récit exemplaire sur l'âme des campagnes. Porté par un souffle faulknérien.
Combien réalisent vraiment leurs rêves ? Le hasard le disputant trop souvent à la nécessité il ne reste que la déconvenue et les petits 'moments de joie pour passer les potions amères, les rares moments de beauté ne dépassant pas le statut, la plupart du temps, d'étoiles filantes dans un ciel trop clair pour être vrais durablement." Se retirer au cour des forêts, se confier et puis disparaître. Telles seraient les dernières volontés de M. Corbeille, homme brisé par une vie de sacrifices, épuisé par une longue carrière d'avocat et désormais voué à la détestation de soi. Car il a tout donné aux autres. Tout mais nullement sa meilleure part : un talent exceptionnel dont sa confidente, la femme chargée d'écrire ses mémoires, va faire la découverte saisissante. Quand, s'étant décidée à suivre son client dans ses promenades interminables, elle se perdra au plus sombre des bois et de la nuit. Et gagnera soudain la clairière.
Sur fond d'enfance et de rêves de jeunesse, ce recueil de poèmes retrace le parcours personnel de son auteur, chorégraphe dont l'existence se situe au croisement des cultures camerounaise, à Yaoundé, et française, à Montpellier.
C'est le journal d'une vie de femme du vingt et unième siècle, une confession réaliste d'une femme bien de son époque. Elle s'interroge sur le choc de ses deux cultures, la camerounaise et la française, son pays de naissance et son pays d'adoption. C'est aussi un roman d'amour qui fait vibrer le quotidien d'un continent magnifique, au tempérament atypique, burlesque, imprévisible et bien trempé.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...