
Mourir est un art, comme tout le reste
Jeancourt Galignani Oriane
ALBIN MICHEL
16,85 €
Epuisé
EAN :
9782226245236
Oriane Jeancourt Galignani est journaliste à Philosophie Magazine et au Point ainsi que pour la télévision (émissions littéraires et documentaires sur Public Sénat, reportages pour Arte). Depuis 2011, elle est rédactrice en chef Littérature du magazine Transfuge et intervient dans La Matinale sur Canal +.
Catégories
| Nombre de pages | 160 |
|---|---|
| Date de parution | 30/01/2013 |
| Poids | 264g |
| Largeur | 141mm |
Plus d'informations
| EAN | 9782226245236 |
|---|---|
| Titre | Mourir est un art, comme tout le reste |
| Auteur | Jeancourt Galignani Oriane |
| Editeur | ALBIN MICHEL |
| Largeur | 141 |
| Poids | 264 |
| Date de parution | 20130130 |
| Nombre de pages | 160,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Découvrez également
Policiers
Littérature étrangère
Littérature anglo-saxonne
Pléiade
Littérature belge
Ecrivains voyageurs
Littérature érotique
Littérature sentimentale
Romans historiques
Romance érotique
Littérature en V.O.
Livres audio
Poche
Terroir
Poésie
Théâtre
Essais et critique littéraire
Langue française
Science-fiction-fantasy
Fantasy-Fantastique
dans
Littérature
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapidité Commandé avant 16h livré demain
Économique et pratique Livraison dès 3,90 €
Facile et sans frais Retrait gratuit en magasin
Du même auteur
-

L'audience
Jeancourt Galignani OrianeExtrait Prologue Ils sont douze à être convoqués ce matin. Douze à avoir reçu le papier moutarde qui les a désignés au nom du peuple. Ils n'ont ni le choix ni la liberté de ne pas s'y rendre. C'est inscrit dans la Constitution et aucun d'entre eux n'a jamais froissé une loi. Cinq hommes, sept femmes quittent à l'heure bleue la veille d'une maison et rejoignent le centre-ville de K. La lumière monte le long du portique du tribunal, joue encore entre ses frêles jambes de grès, quand la porte se referme sur ces juges éphémères. Une heure plus tard, leurs têtes apparaissent dans l'encadrement d'un téléviseur. Elles s'alignent sous les plafonds bas d'une salle en bois, régulières comme les boîtes de corned-beef sur le tapis roulant d'une usine. Samuel les compte une à une, à neuf, il hésite, des chiffres s'amoncellent dans sa mémoire, uniformes et vacillants. Il dévie, revient à la télé. Le reportage passe pour la troisième fois sur la chaîne d'information régionale. Il en récite muettement le commentaire : «Le procès de Deborah Aunus, la professeure de K., s'ouvre aujourd'hui après avoir ému tout le comté...» Zoom sur un banc à l'avant de la salle, on ausculte une femme serrée dans une chemise glaire et un carré blond. Sa mère. Qu'est-ce qu'elle fait là, dans la télé, entourée de ces inconnus ? Sam la déteste un peu de ne pas lui faire signe de l'autre côté du bocal, de ne pas aplatir le nez contre l'écran pour le faire rire. Ou de tracer un dessin sur la vitre, comme le bout de l'index sur le miroir de la salle de bains fait apparaître un bonhomme rigolard, un de ces pantins dont elle a le secret, la tête de travers et les pieds en croix. Là, dans son aquarium, elle ne bouge pas, ne le regarde pas. La lueur de la caméra n'atténue pas la marque mauve sous son oeil, gnon de fatigue qu'elle affiche depuis des semaines. C'est une journée spéciale, lui a dit la voisine qui le garde avec ses deux soeurs à la maison. C'est chouette les jours spéciaux, ceux où on ne va pas à l'école, où on traîne pour s'habiller, mange des gâteaux au lit. Seulement, ce matin, on dirait un spécial spécialement spécial. Un spécial de tornade ou de nuit sans lune. Il effrite son cookie sur les draps de cette chambre abandonnée ce matin par ses parents pétrifiés de trouille. Comme un reste de peur ramassé entre les draps, le malaise de Samuel cogne dans son estomac et remonte dans sa gorge. «Les faits remontent au printemps 2011...» La lèvre supérieure de sa mère tremble un peu sous l'oeil de la caméra. Samuel tousse, fort. Personne ne réagit dans la maison de briques. Ses soeurs dorment en dessous, il était parmi elles, a quitté la chambre pour monter ici allumer la télé. Rebecca a cogné le front contre les barreaux de son lit quand il est sorti, sans doute fait-elle semblant de dormir. Il tousse une nouvelle fois, sent la vulve du poumon flotter légèrement dans la cage thoracique, comme ce poulpe géant aux ventouses translucides qui arpente l'océan Pacifique. «Sur la côte Ouest, tout est possible», lui a répondu sa mère lorsqu'il lui a demandé si une telle boule de graisse jaunâtre de plusieurs tonnes et pourvue de deux yeux morts n'avait pas été inventée pour terrifier les enfants. Sûr que ce qu'il héberge en lui est la bête californienne venue ramoner son corps. Elle a dû emprunter un tunnel sous la terre, un tube supersonique qui l'a propulsée ici, à K., dans sa poitrine. Il tousse, le haut du poumon brûle, son poulpe se rebelle. Il attrape l'inhalateur coincé contre sa hanche par l'élastique du pyjama, aspire le corticoïde. Pas trop vite, lui dit toujours sa mère. Il happe la trompe, hoquet de toux, sursaut de son diaphragme, ses épaules tremblent, le poulpe se débat. Il inhale, l'anti-inflammatoire descend dans la trachée, se fraie un passage parmi les alvéoles, poudre de perlimpinpin sur les bronches à vif. (...)EpuiséVOIR PRODUIT21,30 € -

La femme-écrevisse
Jeancourt Galignani OrianeAmsterdam, 1642. Maîtresse d'un peintre célèbre, Margot Von Hauser découvre dans son atelier une fascinante gravure. Qui est cette obsédante Femme-écrevisse à corps humain et à tête de crustacé ? Berlin, 1920. Ferdinand Von Hauser rompt avec sa famille pour devenir acteur de cinéma. De film en film, il découvre qu'en lui sommeille un incontrôlable délire. Et à l'image de cette Femme-écrevisse qu'enfant, il adulait, sa personnalité semble se diviser. Paris, 1999. Grégoire Von Hauser se croit libre de quitter son pays, d'aimer une inconnue, de choisir sa vie. C'est ignorer les ordres mystérieux de la Femme-écrevisse qui se transmet dans sa famille depuis des générations. Avec lui, un désordre fatal surgit. Puissant, évocateur, troublant, La femme-écrevisse est le roman de l'éternelle folie des coeurs sensibles dans une société éternellement impitoyable.EpuiséVOIR PRODUIT23,00 € -

Hadamar
Jeancourt Galignani OrianeFin de l'été 1945. Frantz, journaliste allemand, sort de Dachau où il avait été emprisonné pour des raisons politiques et part à la recherche de son fils Kasper, disparu dans le cyclone de l'effondrement du Troisième Reich. Qu'est-il devenu depuis le moment où, avant d'être emprisonné, Frantz l'avait inscrit dans les Jeunesses hitlériennes ? Il se rend donc dans sa ville, près de Francfort, Hadamar. Hadamar ! Ce nom à consonance peu germanique, ce nom qui résonne comme un roman gothique, dans une ville aux tourelles gothiques et dont les journaux, qui annoncent la décomposition de l'Allemagne, sont imprimés en caractères gothiques, va devenir pour lui le noeud de l'horreur la plus gothique. Dans son enquête, il rencontre une série de personnages au comportement énigmatique, comme une vieille dame qui empêche sa petite fille de lui parler, ou un soldat américain qui mène lui-même l'enquête sur ce qui se passe de l'autre côté de la rivière. Et qu'y a-t-il de l'autre côté de la rivière ? L'hôpital, le bon vieil hôpital d'Hadamar, où règne le directeur Klein, si peu loquace, aussi peu que les habitants de la ville. Jusqu'où a pu aller la conjuration du silence dans la si petite Hadamar au si grand mystère ? Quel est le sens de l'expression que découvre bientôt Frantz, "Aktion T4" ? Un récit poignant qui met en lumière la folie d'un programme d'euthanasie généralisée.EpuiséVOIR PRODUIT21,30 € -

Mourir est un art, comme tout le reste
Jeancourt Galignani OrianeElle avait tout pour être heureuse. Jeune, ravissante, talentueuse. Une famille idéale - un mari beau et célèbre, Ted Hughes, deux enfants - et un don d'écriture que la critique acclamait. Et pourtant, Sylvia Plath, le 11 février 1963, à l'âge de trente ans, a mis fin à ses jours. Ni son roman autobiographique, La Cloche de détresse, devenu un livre culte, ni ses poèmes douloureux et intimes n'ont suffi à élucider l'énigme absolue qu'elle était pour les autres et pour elle-même. Oriane Jeancourt Galignani traque cet ultime secret grâce à une confession imaginaire de l'écrivain. Bien au-delà de l'égérie emblématique créée par les féministes d'outre-Atlantique, elle dessine une figure singulière, bouleversante d'humanité - le portrait tout en clair-obscur d'une femme inoubliable. Un roman sensible, un voyage littéraire au coeur d'une âme torturée.EpuiséVOIR PRODUIT7,55 €
Du même éditeur
-

La répudiée
Abécassis ElietteJ'ai été aimée, c'est la fin de l'amour, aimée et adorée, c'est la fin de l'amour, aimée et répudiée".EpuiséVOIR PRODUIT12,90 € -

Le mystere des cathédrales. Et l'interprétation ésotérique des symboles hermétiques du Grand Oeuvre
FULCANELLIEn 1926, alors que l'alchimie avait depuis longtemps été reléguée au rang des vieilleries préscientifiques, il suffit d'un seul ouvrage pour la faire renaître comme le phénix de ses cendres : Le Mystère des cathédrales, signé d'un certain Fulcanelli. Dans ce texte unique en son genre, l'auteur se livre à une analyse serrée de la mystérieuse symbolique, tout à fait indépendante des motifs chrétiens, qui orne les grandes cathédrales de France, en particulier Notre-Dame de Paris. Il montre, d'une manière extraordinairement convaincante, comment ce langage pictural inscrit dans la pierre constitue en réalité une initiation complète aux opérations alchimiques les plus poussées. Ce livre est l'un des très grands classiques de l'ésotérisme contemporain, mais aussi un puissant témoignage de la richesse et de la complexité de notre patrimoine culturel, du Moyen Âge jusqu'au temps présent. Fulcanelli, d'une manière ou d'une autre, est toujours vivant et son enseignement nous interpelle, que l'on adhère ou non à l'alchimie.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER17,85 € -

Une passion. Entre ciel et chair
Singer ChristianePour dire la passion éprouvée au plus profond de l'âme et du corps, Christiane Singer revit celle d'Héloïse, quintessence de l'amante et de la mystique. Elle nous donne à travers cette confession tout à la fois païenne et spirituelle, ce bréviaire fou, cette exaltation unique du plaisir et de l'extase, un texte qui restera parmi les plus intenses jamais écrits sur l'amour.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,85 € -

Zen et vie quotidienne. La pratique de la concentration
Deshimaru TaisenCet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER11,10 €
De la même catégorie
-

Oeuvres complètes. Tomes 1 et 2
Némirovsky Irène ; Philipponnat Olivier ; EpsteinEpuiséVOIR PRODUIT68,30 € -

La répudiée
Abécassis ElietteJ'ai été aimée, c'est la fin de l'amour, aimée et adorée, c'est la fin de l'amour, aimée et répudiée".EpuiséVOIR PRODUIT12,90 € -

Les Mystères de Paris
Sue Eugène ; Lyon-Caen JudithIl y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 € -

La commode aux tiroirs de couleurs
Ruiz OliviaÀ la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l?intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d?une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.La commode aux tiroirs de couleurs signe l?entrée en littérature d?Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l?Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l?exil.« Un magnifique roman sur l?exil. Un petit bijou. » Le Parisien« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL« Racé comme du Almodóvar. Un coup d?éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point« Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l'Ouest« Cette épopée ne s'oublie pas. » Le Figaro« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres« Un émouvant premier roman autour d?une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle« Un superbe premier roman. » Europe 1« Une réussite. » Causette Notes Biographiques : Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D?origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n?en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.EpuiséVOIR PRODUIT21,40 €
