Il est impossible de résumer une telle somme, ouvrage d'une vie. Disons à très larges traits que la "théorie de la bicaméralité" développée par Julian Jaynes affirme que l'esprit humain était autrefois constitué de deux parties, l'une qui "parlait" et formulait les décisions à prendre, l'autre qui écoutait et obéissait. Aucune de ces deux parties n'étaient véritablement conscientes au sens où on l'entend aujourd'hui, et précisément la conscience serait apparue progressivement, au fur et à mesure que "l'esprit bicaméral" , comme Jaynes nomme cet état antérieur, disparaissait. Le lecteur suit le psychologue américain retrouvant dans les traces archéologiques des plus anciennes civilisations, dans l'histoire antique et religieuse (la littérature mésopotamienne, l'Illiade, les poètes grecs, l'Ancien Testament...), les preuves de l'existence de cet esprit bicaméral qu'il postule, et dans la poésie, la musique, l'hallucination du schizophrène, et ultimement dans la méthode scientifique, ce qu'il interprète comme ses vestiges...
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
544
Date de parution
04/02/2021
Poids
558g
Largeur
148mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782849755341
Titre
La naissance de la conscience dans l'effondrement de l'esprit bicaméral
Rentrée littéraire 2025 Prix Pulitzer 2024 1874, au lendemain de la guerre de Sécession. Sur les routes de Virginie-Occidentale se croisent civils et soldats, renégats et vagabonds, affranchis et fugitifs. ConaLee, 12 ans, l'adulte de sa famille depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, entreprend un voyage avec sa mère, qui n'a pas prononcé un mot depuis des mois, et l'homme qu'on lui a dit d'appeler "papa" . Ce vétéran sudiste, qui s'est imposé dans leur monde, les dépose à l'entrée de l'asile d'aliénés de Trans-Allegheny. Là, loin de leurs proches, se faisant passer pour une dame et sa bonne, mère et fille empruntent le long chemin de la guérison. Une fois de plus, Jayne Anne Phillips tisse un récit envoûtant où la mémoire collective, les secrets familiaux et les fracas de l'Histoire se conjuguent. Dans une prose d'une beauté âpre, elle s'attache à dépeindre avec empathie les victimes, les blessés dans leur chair et leur âme. Et fait revivre une galerie de personnages mémorables : Dearbhla, la guérisseuse irlandaise qui sait lire dans les pierres, O'Shea, le veilleur de nuit amnésique ou encore Mrs Hexum, la cuisinière au grand coeur. Autant de sentinelles qui tentent à leur échelle de protéger un monde qui se délite et de réparer les vivants.
Bienvenue dons l'univers Simple & Cosy, un monde tout doux à mettre en couleurs ! Une collection de livres de dessins aux lignes souples, aux contours épais et aux formes simples. Des ambiances rassurantes et des bulles cocooning pour des moments de relaxation et de créativité ! Avec un papier spécial dessin et un rabat arrière pour un rendu de qualité.
Bienvenue dans l'univers Simple & Cosy, un monde tout doux à mettre en couleurs ! Une collection de livres de dessins aux lignes souples, aux contours épais et aux formes simples. Des ambiances rassurantes et des bulles cocooning pour des moments de relaxation et de créativité ! Avec un papier spécial dessin et un rabat arrière pour un rendu de qualité.
L'exposition de La maison rouge réunit pour la première fois en France plus de cent cinquante oeuvres de l'artiste rom Ceija Stojka, née en Autriche en 1933. Déportée à l'âge de dix ans, elle survit à trois camps de concentration, Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen. C'est à cinquante-cinq ans, qu'elle rompt le silence et se lance dans un fantastique travail de mémoire, lequel donne naissance à plusieurs récits et à plus d'un millier d'oeuvres, encres, gouaches et acryliques sur toile ou papier, alors qu'elle est autodidacte. Elle devient ainsi la première femme rom rescapée des camps de la mort à témoigner de son expérience concentrationnaire, contre l'oubli et le déni, contre le racisme anti-rom ambiant en Autriche et en Europe. L'ensemble de ce qu'elle laisse à sa mort en 2013, donne la sensation d'un grand journal sans chronologie, où peintures et écrits, s'entremêlent pour restituer les souvenirs cauchemardesques d'une enfant sur ce qu'on appelle Samudaripen ou génocide tsigane. Ce catalogue, réalisé à l'occasion de l'exposition, s'attache à restituer fidèlement l'esprit de l'artiste, sa singularité, sa force de vie et dévoile un travail pictural hors du commun.
Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur.