Cinéaste queer et punk anglais, Derek Jarman apprend sa séropositivité en 1984 et décide de quitter la ville pour s'installer dans une cabane de pêcheur, au pied d'une centrale nucléaire. Il se met en tête de passer les jours qui lui restent à y cultiver un jardin déraisonnable et magnifique : battu par les vagues, le vent, et pourtant résolument fertile. Nature moderne est le journal sans fard de ses dernières années dans cette improbable oasis construite de ses mains, refuge face à la violence de l'époque et à la montée de la maladie. Il est une célébration lumineuse de ce qui vit malgré tout : l'amour et les corps, la littérature et le cinéma, les mauvaises herbes et les goélands. "Nature moderne est le livre que j'aime le plus au monde. Je n'ai jamais rien lu si souvent et rien n'a jamais eu sur moi une influence si profonde. [...] Derek m'apparaît encore comme le meilleur, mais aussi le plus radical des nature writers, parce qu'il refuse d'exclure le corps de sa sphère d'intérêts ; il documente les marées montantes de la maladie et du désir avec autant de soin et d'attention que la découverte d'un argousier ou d'un figuier sauvage." Olivia Laing
Autobiographie par la couleur d'un cinéaste, peintre, écrivain, scénographe et jardinier, qui mêle à ses souvenirs d'enfance et de jeunesse le long des blanches falaises du Kent ou dans les quartiers 'rouges' de Londres, ses lectures de Wittgenstein et de Léonard, de Pline l'Ancien ou d'Allen Ginsberg, dans un dernier regard plein d'humour lucide sur le gris vingtième siècle, dont il n'attendra pas la fin pour prendre congé. Derek Jarman meurt du sida en 1994, laissant de nombreux films (Caravaggio, Wittgenstein, Bleu...), des tableaux, des livres et un jardin miraculeux sur la lande de Dungeness, pour les promeneurs du vingt-et-unième siècle.
Jarman Derek ; Eagleton Terry ; Sooley Howard ; Fa
Le mieux que l'on pouvait attendre d'un film sur la vie de Ludwig Wittgenstein était qu'il nous permette de saisir son intensité poétique. L'exceptionnel chef-d'?uvre de Derek Jarman fait bien plus que cela. De fait, il n'accomplit rien moins que l'impossible ; il montre comment la philosophie peut devenir dramaturgie " écrit Ray Monk, l'un des plus éminents spécialistes de Wittgenstein, dans un article du très sérieux Times Literary Supplement. Le livre, à son tour, illustré de photos de Howard Sooley, porte témoignage de ce film inclassable, proposant les deux scénarios successifs de Terry Eagleton et de Derek Jarman et un certain nombre de textes complémentaires sur cette rencontre "stellaire" entre le plus grand philosophe du XXe siècle, et le peintre, poète, cinéaste, dramaturge et agent provocateur le plus imprévisible de l'avant-garde anglaise. Son livre Chroma a été publié aux éditions de l'éclat en 2003.
Chroma ("couleur" en grec) est le dernier livre de Derek Jarman. "Autobiographie par la couleur" d'un homme qui perd chaque jour un peu plus la vue, jusqu'à devenir presque aveugle, tandis qu'il en écrit les dernières pages sur son lit d'hôpital londonien, et revient, chapitre après chapitre, sur les couleurs du langage et des livres, les seules auxquelles il a désormais accès. Mais Chroma n'en reste pas moins plein de cet humour si particulier à l'oeuvre de Jarman, qui mêle à ses souvenirs d'enfance le long des blanches falaises du Kent ou ceux d'une jeunesse héroïque dans les quartiers rouges de Londres, ses lectures érudites (Pline, Aristote, Wittgenstein, Goethe, etc.), des remarques toujours en demi-teinte sur la peinture et une réflexion sur le jeu flamboyant des couleurs des fleurs sur la lande aride de Dungeness, où, à l'ombre d'une centrale nucléaire, pousse encore son "dernier jardin".
Danny vit une terrible descente aux enfers: il est le souffre-douleur de la classe du collège anglais dans lequel il vient d'entrer. Même son meilleur ami d'enfance semble le fuir, comme les autres. Pourquoi cette haine farouche...
Les douze dernières pièces composées par Ibsen forment un cycle qui a son mouvement et sa cohérente propres. Ibsen l'a conçu tel pour raconter un monde dont les certitudes abusives sont ébranlées et où peuvent s'exprimer les blessures secrètes d'individus révoltés contre l'oppression des apparences.Dans ce monde - qui fait toujours écho au nôtre - la vérité est une catastrophe; elle naît dans la souffrance individuelle ou le trouble social. Souffrance et trouble qui sont le bien et la matière de l'artiste au travail, figure qui domine les quatre dernières pièces du cycle.Les pièces sont proposées dame leur intégralité et dans une nouvelle traduction pour rendre à Ibsen se place parmi les grands génie dramatiques.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
Au milieu de la forêt se cache un dôme mystérieux. Couverte d'aiguilles et de sable, c'est la maison de milliers de fourmis. Tant de choses se passent là-dedans ! Où vont les fourmis ? Peux-tu suivre leur chemin ...