Il est exceptionnel dans la tradition philosophique que la vie d'un penseur suscite, comme celle de Nietzsche, autant de curiosité que de polémiques. Au point que, de son vivant même, les controverses sur la biographie de ce philosophe compromirent le statut de son oeuvre et sa reconnaissance au sein de la communauté intellectuelle. En outre, les biographies qui se succédèrent, et en premier lieu celle que rédigea la soeur de Nietzsche, pèchent toutes par leur parti pris trop manifeste, qu'il témoigne d'une intention hagiographique, qu'il prenne l'allure d'un diagnostic psychiatrique ou qu'il cherche plus généralement à légitimer tels avatars de la réception de l'auteur. C'est après la Seconde Guerre mondiale qu'un travail véritablement rigoureux a pu commencer ; avec Richard Blunck, d'abord, puis avec Curt Paul Janz qui en prit la suite, réalisant, bien au-delà de ce qui avait été initialement prévu, un ouvrage monumental, définitif sous maints aspects. L'auteur est en effet appuyé sur des sourcces jusqu'alors mal exploitées ou tout simplement négligées ; travaillant en étroite collaboration avec l'équipe chargée de l'édition critique des oeuvres de Nietzsche, il a eu accès aux manuscrits de la correspondance, qu'il a par ailleurs contribué à établir. Formé à l'école philologique de Bâle, C. P. Janz a véritablement fait oeuvre d'historien, tant par la rigueur avec laquelle il établit les faits que dans son souci d'exhaustivité : l'ouvrage est donc aussi un document sur la vie culturelle de l'Allemagne au XIX? siècle.
Nombre de pages
512
Date de parution
03/04/1984
Poids
555g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070700752
Titre
Nietzsche (Biographie)
Auteur
Janz Curt
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
555
Date de parution
19840403
Nombre de pages
512,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il est exceptionnel dans la tradition philosophique que la vie d'un penseur suscite, comme celle de Nietzsche, autant de curiosité que de polémiques. Au point que, de son vivant même, les controverses sur la biographie de ce philosophe compromirent le statut de son oeuvre et sa reconnaissance au sein de la communauté intellectuelle. En outre, les biographies qui se succédèrent, et en premier lieu celle que rédigea la soeur de Nietzsche, pèchent toutes par leur parti pris trop manifeste, qu'il témoigne d'une intention hagiographique, qu'il prenne l'allure d'un diagnostic psychiatrique ou qu'il cherche plus généralement à légitimer tels avatars de la réception de l'auteur. C'est après la Seconde Guerre mondiale qu'un travail véritablement rigoureux a pu commencer ; avec Richard Blunck, d'abord, puis avec Curt Paul Janz qui en prit la suite, réalisant, bien au-delà de ce qui avait été initialement prévu, un ouvrage monumental, définitif sous maints aspects. L'auteur est en effet appuyé sur des sourcces jusqu'alors mal exploitées ou tout simplement négligées ; travaillant en étroite collaboration avec l'équipe chargée de l'édition critique des oeuvres de Nietzsche, il a eu accès aux manuscrits de la correspondance, qu'il a par ailleurs contribué à établir. Formé à l'école philologique de Bâle, C. P. Janz a véritablement fait oeuvre d'historien, tant par la rigueur avec laquelle il établit les faits que dans son souci d'exhaustivité : l'ouvrage est donc aussi un document sur la vie culturelle de l'Allemagne au XIX? siècle.
Il est exceptionnel dans la tradition philosophique que la vie d'un penseur suscite, comme celle de Nietzsche, autant de curiosité que de polémiques. Au point que, de son vivant même, les controverses sur la biographie de ce philosophe compromirent le statut de son oeuvre et sa reconnaissance au sein de la communauté intellectuelle. En outre, les biographies qui se succédèrent, et en premier lieu celle que rédigea la soeur de Nietzsche, pèchent toutes par leur parti pris trop manifeste, qu'il témoigne d'une intention hagiographique, qu'il prenne l'allure d'un diagnostic psychiatrique ou qu'il cherche plus généralement à légitimer tels avatars de la réception de l'auteur. C'est après la Seconde Guerre mondiale qu'un travail véritablement rigoureux a pu commencer ; avec Richard Blunck, d'abord, puis avec Curt Paul Janz qui en prit la suite, réalisant, bien au-delà de ce qui avait été initialement prévu, un ouvrage monumental, définitif sous maints aspects. L'auteur est en effet appuyé sur des sourcces jusqu'alors mal exploitées ou tout simplement négligées ; travaillant en étroite collaboration avec l'équipe chargée de l'édition critique des oeuvres de Nietzsche, il a eu accès aux manuscrits de la correspondance, qu'il a par ailleurs contribué à établir. Formé à l'école philologique de Bâle, C. P. Janz a véritablement fait oeuvre d'historien, tant par la rigueur avec laquelle il établit les faits que dans son souci d'exhaustivité : l'ouvrage est donc aussi un document sur la vie culturelle de l'Allemagne au XIX? siècle.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.