Nous vivons une période où les crises individuelles (burn-out, cancers, violences familiales) et collectives (tensions sociales, économiques, dérèglements climatiques) se succèdent. La Covid-19 est la manifestation la plus récente de cette accumulation de déséquilibres. Toutes ces crises sont aussi un formidable appel au changement. A l'origine, il y a, selon Thierry Janssen, nos comportements névrotiques, c'est-à-dire nos peurs, nos blessures, notre égo, toutes ces habitudes mentales qui génèrent chaos et souffrance. Pour transformer cette logique délétère, il nous enjoint à nous connecter à la pure conscience et à explorer notre " corps-esprit " afin de trouver la posture juste. Qu'est-ce que la posture juste ? C'est une posture psychologique, corporelle et spirituelle. Elle nous permet de revenir à la paix, à la confiance et à l'unité. Elle suppose que nous identifions clairement notre place dans notre relation aux autres et avec le vivant ; elle peut être atteinte par un travail sur les mouvements énergétiques.
Léonor aime Dan depuis quarante ans, et Nils depuis quinze jours. Dan, c'est le rêve américain de ses dix-huit ans qu'elle a quitté trop vite et qu'elle retrouve parfois à la sauvette, dans un hôtel new-yorkais décati, toujours le même. La dernière fois qu'ils se sont vus, c'était il y a huit ans. La prochaine, c'est dans quelques jours. Mauvais timing. Nils a une tête éperdument sympathique et un corps si palpable qu'il serait capable de transformer Dan en abstraction. Mais cette histoire d'amour toute fraîche pourrait tout aussi bien ne pas résister face à une telle longévité. Si Léonor replonge tête baissée dans les bouillonnements de l'existence, sa mère, elle, pense avoir tout résolu. Ce qui l'occupe désormais, c'est d'en finir proprement. Et vite. Et si possible en beauté, dans un hôtel de luxe avec vue sur la mer. Et avec ses filles pour l'aider. Mais comment fait-on ça ...
Après le remarqué Ariane, Myriam Leroy nous revient en force avec ce récit âpre et glaçant, servi par un humour noir détonant. Ce roman, bien ancré dans l’ère des réseaux sociaux , dénonce – après d’apparents débuts de drague banale - un harcèlement virtuel inexorable, d’une ampleur démesurée et d’une dimension suffocante. Elle montre de façon limpide la virulence de l’attaque, son caractère sexiste, encore amplifiés par son caractère impalpable. L’on sent viscéralement dans Les yeux rouges l’impuissance et la frustration de ne pas être prise au sérieux, qui peuvent mener à la folie. Le style percutant et affûté de l’auteure, très personnel, fait ressentir au plus près le tragique de la situation. Salutaire.
Tout commence par un harcèlement : quand Jérôme Angust, homme d'affaires, passablement exaspéré par le retard de son avion se voit interpeller par le raseur des aéroports, celui qui comble les attentes en racontant sa vie à ceux qui ne demandent rien. Textor Textel, importun sur-mesure a choisi sa victime et, imperturbable, se met en devoir de dérouler les menus faits de son existence et peu à peu d'avouer ses forfaits et ses crimes. Ou plutôt son crime parfait. A ce point du récit August est déjà prisonnier du piège infernal mis en place par Textel. Puisque la jeune femme que Textel a tuée, dit-il par amour, était sa propre femme... Et ce n'est que le début d'aveux et de révélations hallucinantes en forme de miroir dédoublé à l'infini. Une machinerie diabolique à la Nothomb dont les protagonistes ne peuvent sortir indemnes. L'obsession, l'amour, la culpabilité, le crime et le châtiment, le dédoublement, la face inconnue de soi sont les arcanes majeurs d'un jeu dialectique étourdissant. Un roman électrique et excitant, dans la veine d'Hygiène de l'assassin. Un affrontement sans merci construit selon l'art de l'épure et dorénavant de "la cosmétique", entendez d'après Amélie, la science de l'ordre cosmique, qui opère des modifications radicales...