Recueil de sept nouvelles publié pour la première fois au Mercure de France en 1972, Éros zéro est l'oeuvre subtile de ce que d'aucuns nomment "un vrai écrivain". Il n'est pas difficile, à la lecture de cet ouvrage, de se ranger à cet avis : une écriture de l'érotisme au style léger, retenu, et qui ne se livre pas trop. Une écriture féminine s'il en est (toutes les nouvelles parlent de personnages féminins), en tous cas un point de vue de femme très personnel, qui se contient tout dans le texte de quatrième de couverture de la première édition : « Éros zéro. Éros, c'est zéro. C'est Zorro : beaucoup de bruit, et puis rien. Comme les rêves : des images, des choses, des aventures - on en voit. Vous voulez retenir, analyser : ça ne veut rien dire. Mais on meurt de ne pas rêver. Janine Aeply, dans ses nouvelles érotiques, le dit. L'érotisme, c'est pareil. Monstrueux ? Peut-être. Ou tout simplement quotidien. Ou les deux. Le degré zéro de l'amour. Le degré éros de l'écriture. » --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Date de parution
01/10/1974
Poids
350g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782715209619
Titre
EROS ZERO
Auteur
JANINE AEPLY
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
141
Poids
350
Date de parution
19741001
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Avez-vous déjà vu Descartes prendre un bain ? Simone de Beauvoir conduire un bus ? Platon faire la cuisine ? Avec Janine, qui a le pouvoir d'invoquer les philosophes, cela peut vous arriver ! Si vous la suivez dans ses balades, elle vous montrera que la philosophie est comme une boîte à outils permettant de décortiquer les questions du quotidien. Et si les concepts philosophiques ne donnent pas toutes les réponses, ils permettent au moins de poser les bonnes questions...
Pendant des années j'ai vécu dans un mythe. J'écrivais sur lui un texte sans cesse remis en chantier. Tout ce que je vivais y entrait, hommes, villes, livres, saisons en enfer, jouissances, colères, tout y passait, à la fois structure vitale et machine romanesque le mythe accueillait tout. Un jour, j'ai mis ce manuscrit de côté pour écrire d'autres romans : ils n'ont jamais fait que le crypter. Alors je suis revenue à cette matrice, redescendue dans le souterrain. Perséphone 2014, c'est un nouveau point d'intersection entre cette histoire (cette vieille histoire folle) et la mienne, entre l'archaïque et l'ultra-contemporain. Que se passe-t-il quand un mythe s'empare d'une vie ? Quand il la pulvérise en passions brutes, en événements élémentaires ? Ce que j'entends de Perséphone, de cette voix très ancienne, très chantante, c'est ça : le désir d'être matière, d'un moi chaviré et d'un monde à l'envers. Mais aussi : comment sortir de ce désir - revenir des Enfers ? D'ailleurs, faut-il en sortir ? Et où est l'enfer ? Du côté des racines, des somptueux ravages et des incendies muets ? Ou dans les règnes de surface, les formes lisses, les ordres licites, les rites institués ? Reprendre Perséphone, c'est continuer, obstinée, à interroger le secret qui noue ensemble, très serrées, la jouissance, la mort et l'écriture. " G. A.
Ces entretiens inédits ont précédé la chute du communisme dont Eugène Ionesco a eu avant d'autres la prémonition. Mais ils engagent le lecteur d'aujourd'hui bien au-delà de ce séisme politique. Les Ruptures de silence éclairent les limites de l'engagement politique pour les artistes et préviennent de nouvelles trahisons possibles. Elles annoncent aux clercs du troisième millénaire qu'il ne leur reste que la pauvreté de Job en fait d'idéologie et, partant, la liberté totale d'expression. Nos échanges ont eu lieu dans une "traversée du désert" du créateur qui le mettait dans un état de lucidité extrême. La force émotionnelle qui se dégage de son interrogation sur la condition humaine nous rend la voix de Ionesco présente et fraternelle. André Coutin.
Henri, huitième marquis de Breteuil, qui inspira le personnage du marquis de Breteuil à Marcel Proust, trouve tout naturellement sa place dans la collection du "Temps retrouvé". Mais avec lui, nous pénétrons dans la réalité d'un univers que l'écrivain ne connaissait que de l'extérieur. Nous sommes là au c?ur de la société aristocratique de "l'avant-siècle", dont on découvre les aspirations et la vie quotidienne. De cet important manuscrit, nous avons choisi d'éditer les années 1886-1889, marquées par l'affaire Boulanger qui mit en péril la fragile IIIe République. Par sa position sociale et son goût prononcé pour la politique, Henri de Breteuil dévoile les dessous d'un conflit au cours duquel s'affrontent républicains, bonapartistes et royalistes. Intime des petits-fils de Louis-Philippe, il souhaite une restauration monarchique, mais se rend compte que le général n'est pas l'homme providentiel espéré. Tout en suivant les rebondissements d'une crise de régime qui se déroule comme un excellent scénario, il brosse un tableau souvent mordant de la vie mondaine où têtes couronnées, princes, gentilshommes, grands bourgeois et hommes de pouvoir se croisent à la manière d'une comédie de m?urs.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...