Laure et Antoine s'aiment depuis la fac et suivent ensemble l'itinéraire tracé des couples heureux et bien lotis. Il est journaliste, elle travaille dans un cabinet de conseil, ils viennent d'acheter un appartement à Paris. Il a perdu son père jeune, comme elle sa mère, mais ils sont entourés par une famille nombreuse qui se réunit chaque été à Saint-Lunaire, dans la propriété de Laure, pour s'aimer, rire et se détendre. Tout bascule quand l'étape suivante de ce parcours leur est soudain barrée : avoir un enfant. Leur premier bébé meurt à trois mois in utero, le deuxième, quelques mois mois plus tard, au même âge, in utero encore, et sans explication. La toile commence à se déchirer : Laure s'enferme dans le silence, la culpabilité, l'incompréhension ; Antoine dans le travail. L'été à Saint-Lunaire, personne ne parle ; dans la maison du bonheur, les drames ne sont pas invités. Pourtant le couple tient, s'accroche pour avancer. Mais au troisième décès, à plus de quatre mois de grossesse, les analyses désignent une coupable : Laure. Elle apprend qu'elle est porteuse d'une maladie génétique et qu'elle n'a que peu de chances d'avoir un enfant en bonne santé. Le rideau tombe et Laure se retrouve seule face à elle-même, incapable de faire le deuil de son désir d'être mère. Alors commence un parcours du combattant bien loin de l'horizon de bonheur espéré. Inspirée de sa propre vie, Maud Jan-Ailleret déroule ici l'histoire d'une femme face à son corps et à son impuissance. Sans fard, elle raconte à travers le destin de sa narratrice une expérience que tant de femmes aujourd'hui endurent souvent sans en parler : les examens cliniques répétés, les curetages, bilans sanguins et autres analyses, la honte sociale face aux autres, celles ayant réussi à devenir mères, les familles heureuses qu'on envie, le malaise des proches autour, le couple qui s'étiole et la mort qui revient. Elle dit l'isolement et l'obsession folle, mais aussi le courage et la foi qu'elle ira puiser en elle et dans son couple pour se relever. Car malgré la douleur, c'est un texte aussi puissant que lumineux que l'auteur signe ici ; la formidable histoire d'amour d'un couple que le sort frappe sans abattre, le portrait d'une mère empêchée mais non moins femme, qui fera triompher la vie.Notes Biographiques : Agée de 37 ans, mère de deux enfants, Maud Jan-Ailleret a perdu plusieurs enfants à différents stades de grossesse. Elle a tiré de cette expérience, Donne-moi des fils ou je meurs, un premier livre éblouissant et courageux qui brise un tabou en osant dire une douleur que de nombreuses femmes connaissent.
Nombre de pages
208
Date de parution
02/05/2019
Poids
260g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782246821274
Titre
Donne-moi des fils ou je meurs
Auteur
Jan-Ailleret Maud
Editeur
GRASSET
Largeur
145
Poids
260
Date de parution
20190502
Nombre de pages
208,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Résumé : Alors qu'elle rêve à ses prochaines vacances en famille à la montagne, Espérance apprend que son cancer récidive. Ce combat va bouleverser sa vie et celle de ses proches. En quelques semaines, tous vont apprendre à composer avec la maladie incurable. Dans ce livre choral, qui donne la parole aux proches d'Espérance, Maud Jan-Ailleret dessine avec délicatesse et émotion les sentiments parfois violents et souvent contradictoires de ceux qui partagent l'épreuve de la maladie et de la mort : Paul, mari perdu qui doit faire face ; Zoé, adolescente en colère que la fragilité de sa mère propulse dans la vie adulte ; Arsène, enfant rêveur qui fuit une réalité trop dure ; Suzanna, amie généreuse dont tout l'amour ne suffit pas à faire reculer l'inéluctable... L'auteure raconte avec une rare intensité ces éclats de vie que le cancer ne peut étouffer.
« Je hoche la tête sans répondre. Ce n'est pas l'avion qui me terrifie. C'est cette transmission silencieuse, de mère en fille, cette peur de déranger, de faire des vagues, inscrite profondément dans mon caryotype. Le chromosome du silence forcé. » À quarante-deux ans, Camille pense avoir verrouillé sa vie comme elle soigne ses patientes : avec précision et détachement. Gynécologue obstétricienne dévouée, elle aide les autres femmes à donner la vie tout en gardant la sienne à distance raisonnable du chaos. Mais lorsque Henri, las d'attendre un engagement qui ne vient pas, la quitte brutalement, sa carapace se fissure. Pourquoi l'idée de devenir mère la paralyse-t-elle autant ? Camille se lance alors dans une quête vertigineuse : démêler les secrets et les traumatismes qui se transmettent de mère en fille dans sa famille. De Belle-Île-en-Mer aux rives du Mékong, en passant par les heures sombres de la Seconde Guerre mondiale, Camille tisse un fil qui la mènera bien plus loin qu'elle ne l'imaginait. Des femmes sans bouche est une fresque familiale bouleversante sur la transmission et la résilience, qui nous rappelle que, pour avancer, il faut parfois oser regarder en arrière – et, surtout, se parler. « Longtemps que je n'avais pas lu un roman aussi captivant. L'ennui avec les fictions, c'est qu'elles disent le vrai. Quand un malheur indicible prend la forme d'une histoire, la malédiction qui se répétait à travers les générations perd son pouvoir, on peut désormais l'affronter. Dans une écriture simple, pudique et élégante, Camille, l'héroïne, nous raconte la tragédie de la Seconde Guerre mondiale et l'effondrement du Laos, ces traumatismes passés qui revivent aujourd'hui. » Boris Cyrulnik À propos de l’autrice Maud Jan-Ailleret est romancière et scénariste. Son premier roman, Donne-moi des fils ou je meurs (Grasset, 2019), est en cours d'adaptation au cinéma.
Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin, la, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur à son propre piège, l'enfermer dans un livre". Séduite à l'âge de quatorze ans par un célèbre écrivain quinquagénaire, Vanessa Springora dépeint, trois décennies plus tard, l'emprise que cet homme a exercée sur elle et la trace durable de cette relation tout au long de sa vie de femme. Au-delà de son histoire intime, elle questionne dans ce récit magnifique les dérives d'une époque et la complaisance d'un milieu littéraire aveuglé par le talent et la notoriété.
Raconter René Goscinny en bande dessinée. Et lui donner la parole, au fond, pour la première fois. Tel est le projet de cet album exceptionnel. Un événement artistique. Et un livre de tendre amitié. Catel, célèbre dessinatrice, travaille depuis quatre ans, avec l'appui et l'amitié d'Anne Goscinny, à ce "Roman des Goscinny" - un roman graphique où tout est vrai. 320 pages magnifiques, en trichromie, où Catel nous raconte la vie de René Goscinny. Sa naissance, dans le Paris des années 20, au coeur d'une famille juive, exilée de Pologne et d'Ukraine. Son père, chimiste, fils de rabbin. Sa mère, née en Ukraine, ayant fuit les progroms. Son grand-père, imprimeur de journaux yiddish. Son grand-frère moqueur, Claude. L'enfance en Argentine, bientôt. Et les passions de René : le dessin, le rire, puis l'écriture. Catel nous emmène dans un voyage familial marqué par l'histoire, entre l'Amérique et l'Europe. Tandis que le jeune René cherche sa voie, lui le "paresseux contrarié" , une partie de la famille meurt dans les camps d'extermination. René part à New York, frappe à toutes les portes, dessine et vit dans la pauvreté avec sa mère. A Bruxelles puis à Paris, il trouvera peu à peu sa vocation : non pas dessiner, mais écrire, scénario, sketchs, histoires. Goscinny crée, avec Uderzo, le personnage d'Astérix, qui devient très vite célèbre dans le monde entier ; mais aussi le Petit Nicolas avec Sempé. Et il est le grand scénariste de Lucky Luke et de Iznogoud. C'est aux portes du "célèbre village gaulois" que s'arrête le premier tome du "Roman des Goscinny" : alternant avec force et tendresse des épisodes de la vie de "René" ; et ceux racontés par sa fille Anne à son amie - donnant une vérité, une drôlerie et une émotion à ce projet fondateur.
Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l'âge de 23 ans sous les aboiements d'une meute de chiens, il entame une vie d'exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir ajamis vraiment quitté Montréal. Après l'Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L'Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l'exil : est-ce une expérience aussi terrible qu'on le dit ? En revenant sur ce qu'on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l'esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : " Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage " . Si les exils ont leur part d'arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l'Amérique à l'Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d'autres.
C'est l'une des maladies les plus craintes par les Français, mais aussi l'une de celles que le public connait le moins. C'est le grand mal du siècle, appelé à devenir dans les prochaines années la première préoccupation de santé de nos sociétés, mais un mal que la Recherche et la médecine ne savent pas encore soigner. Pourtant, à terme, il est probable que chacun connaîtra, dans son entourage, un proche atteint de la maladie d'Alzheimer. Les chiffres sont connus : 47 millions de cas de démence dans le monde, plus de 800 000 patients en France, 140 000 nouveaux cas chaque année, avec la perspective de voir ces chiffres doubler d'ici l'an 2030. Près de 20 % des sujets âgés de plus 80 ans en sont atteints. Les syndromes aussi : troubles de la mémoire, perte d'autonomie, démence, apathie progressive. Mais qu'est-ce, précisément, que cette maladie qui nous vole ce que nous avons de plus précieux, nos souvenirs et notre identité ? Qu'est-ce qui, dans le cerveau, dysfonctionne ? Comment la diagnostique-t-on ? Oublier le nom d'untel ou un mot doit-il suffire à nous alarmer ? Et comment la soigne-t-on ? Où en est la recherche ? Un médicament pourrait-il un jour être trouvé ou faut-il nous résoudre à voir de plus en plus d'hommes et de femmes sombrer dans l'oubli ? Quel sera alors le rôle de l'Etat ? Pour répondre à ces questions, et pour la première fois, le spécialiste de la maladie d'Alzheimer, le neurologue Bruno Dubois prend la parole et nous dit tout. Ce qu'est la maladie (I) : comment elle affecte les patients, l'entourage et la société. Comment on la prend en charge, ce que la société en sait. Son histoire (II) : du premier cas diagnostiqué par Alois Alzheimer aux différents plans présidentiels en passant par les aventures médicales et scientifiques qui ont permis de mieux la cerner. Ce que nous pouvons espérer (III). Le suivre dans cette épopée scientifique et ce cours magistral, c'est partager l'expérience d'un neurologue chevronné qui a contribué à définir la maladie pour mieux la vaincre ; comment il a dû se battre pour la faire reconnaitre comme une maladie spécifique, pour obtenir certains appareils nécessaires au diagnostic, pour informer aussi, et aller contre les inepties relayées par les médias, d'après lesquelles un carré de chocolat pourrait prévenir ou même guérir ; comment il se bat aujourd'hui pour lever des fonds. Dans cet ouvrage passionnant, il met enfin des mots sur cette maladie redoutée et livre sans fard toute la vérité sur Alzheimer. Un document choc, nécessaire.