Le secret. La mort. Ces sont sans doute les deux clés de toute l'oeuvre de Henry James. En ce sens, Les Papiers de Jeffrey Aspern est peut être le plus exemplaire de ses romans. Dans un palazzo de Venise, à moitié en ruine, la vieille miss Bordereau n'en finit pas de mourir. Elle a été, dans sa jeunesse, le grand amour de Jeffrey Aspern, célèbre poète anglais, et la rumeur veut qu'il lui ait légué de nombreux manuscrits inédits. Le narrateur, qui écrit un livre sur Aspern, est prêt à tout pour les acquérir. Prêt a tous les mensonges, toutes les bassesses, toutes les ruses, y compris tenter de séduire la malheureuse nièce de la vieille dame. Mais il n'a pas mesuré la force de celle qui, au fil des pages, devient peu à peu le plus redoutable des adversaires. On a souvent considéré ce livre envoûtant comme un des ancêtres du roman "à suspense", où le secret à préserver est aussi d'ordre mental. Tout l'amour, toute la vie d'un être se jouent en quelques instants dans le silence. Et puis le silence se brise et, avec lui, la vie de celui qui le gardait. Henry James est né à New York en 1843 dans une vieille famille de négociants et de lettrés. Après des études à New York, Londres, Paris, Genève, il entre à Harvard, n'y termine pas son droit et commence très vite à publier des nouvelles dans divers journaux. En 1875, il s'installe à Paris où il rencontre Tourgueniev et Flaubert ; puis, en 1876, il choisit de vivre en Angleterre. En 1915, désespéré par l'indifférence de son pays qui n'est pas encore rentré en guerre pour sauver la vieille Europe, il renonce à la citoyenneté américaine et meurt en 1916, citoyen britannique.
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Nombre de pages
147
Date de parution
25/02/1999
Poids
120g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782234051331
Titre
Les papiers de Jeffrey Aspern
Auteur
James Henry ; Le Corbeiller Maurice
Editeur
STOCK
Largeur
110
Poids
120
Date de parution
19990225
Nombre de pages
147,00 €
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Je vois encore Douglas, debout, le dos au feu, les mains dans les poches, le regard baissé sur son interlocuteur. «Jusqu'à présent, personne d'autre que moi n'en a entendu parler. C'est par trop horrible.» Plusieurs voix s'étant naturellement élevées pour déclarer que cela donnait le plus grand prix à la chose, notre ami nous regarda les uns après les autres avec un art consommé et poursuivit, ménageant son triomphe: «Cela surpasse tout. Je ne connais rien qui s'en rapproche.» Je me rappelle avoir demandé: «Rien d'aussi franchement terrifiant?» Il eut l'air de dire que cela n'était pas si simple, de se trouver en peine de qualificatif. Il se passa la main sur les yeux et fit une petite grimace: «Rien d'aussi épouvantablement... épouvantable!» «Oh, quel délice!» s'écria quelqu'un - une femme.Le Tour d'écrou est unanimement considéré comme le chef-d'oeuvre d'Henry James. Borges a même écrit que, selon lui, «aucune époque ne possède des romans de sujet aussi admirable que Le Tour d'écrou...» Une intrigue serrée, un mode narratif subtilement ouvragé, des personnages plus vrais que nature, une atmosphère étouffante: le fantastique rejoint le quotidien et s'impose comme une version possible de la réalité.Pour la première fois, grâce à la magie d'une traduction réussie, l'univers de James devient directement accessible au lecteur français.
Je ne connais pas homme qui s'intéresse honnêtement au fond de son coeur à la cause que nous voulons faire triompher. Les hommes haïssent cette cause, ils n'ont que du mépris pour elle ; ils essayent de l'anéantir partout où ils la rencontrent... Le monde regorge de beaux messieurs qui seraient bien contents de vous fermer la bouche avec des baisers ! Le jour où vous deviendrez une menace pour leur égoïsme, leurs intérêts, ou leur immoralité - et je demande chaque jour au ciel, mon amie, que vous le deveniez - ce serait une fameuse victoire pour l'un d'entre eux de réussir à vous persuader qu'il vous aime. C'est alors que vous verrez ce qu'il fera de vous et à quelles extrémités son amour l'entraînera !
Pour veiller sur deux orphelins, Flora et Miles, une jeune gouvernante s'installe à Bly, vaste maison de campagne anglaise. Mais que se passe-t-il dans cette demeure isolée ? Les enfants semblent communiquer avec les fantômes d'anciens domestiques... Sont-ils corrompus ? La jeune femme aux nerfs fragiles souffre-t-elle d'hallucinations ? Bientôt, elle s'aperçoit - ou se persuade ? - que les petits sont atteints d'un "mal" dont elle se fait un devoir de les sauver. Modèle du genre fantastique, cette nouvelle fut adaptée à de nombreuses reprises pour la scène, le cinéma, en musique et en bande dessinée.
Résumé : "L'enfant s'était de nouveau levée [...] pour se glisser derrière le store, et regarder le jardin nocturne, comme s'il y avait quelque chose à y observer ou qu'elle eût répondu à un appel." Dans Le Tour d'écrou, une jeune femme est engagée comme gouvernante pour veiller sur deux charmants enfants, Flora et Miles. Mais d'effrayantes apparitions commencent à se manifester et semblent exercer sur eux une attirance maléfique. Dans L'Elève, un jeune professeur diplômé d'Oxford est amené à s'occuper de Morgan, un enfant très intelligent à la santé fragile, avec lequel il noue une relation aussi étroite qu'ambiguë. Deux nouvelles qui ont fait scandale et révèlent tout le talent et la virtuosité d'Henry James.
Le vendredi 12 août 2022, au bout d'une vallée étincelante dans la province de Bolzano, un couple affranchi de toute contrainte s'envole l'un à la suite de l'autre, en parapente. Cédric et Mathilde, deux passionnés de montagne, ont mille fois fait le geste de se jeter dans l'air pur. Cédric se tourne, il ne voit plus Mathilde. Dans le halètement des minutes incertaines le menant jusqu'au lieu de la chute, seules des questions. A-t-elle survécu ? Que faire ? Découpé en scènes à suspense, ce récit qui vous saisit à la gorge est roman-vrai d'un couple à l'unisson de son désir de liberté et mémoire d'une reconstruction qui prendra plusieurs années. Mathilde doit tout réapprendre. C'est une page blanche que l'amour imbibe, sur laquelle s'écrit une existence à réinventer et qui nous interroge. Tandis que l'autre renaît, qu'est-ce qui meurt en soi ? Comment ensemble se reconstruire ? Ode à la beauté de l'instant, ce livre puissant est avant tout un hymne à la vie.
Une nuit, dans notre bicoque sur la plage, j'ai fait un drôle de cauchemar. La mort contournait la moustiquaire et tentait perfidement de s'introduire dans notre lit. Elle attendait tapie dans l'ombre que je m'endorme pour s'infiltrer et prendre Pauline. C'était elle qu'elle voulait. Elle s'en fichait de moi. Je lui mettais des bâtons dans les roues. Ca ne lui plaisait pas. Je passais la nuit à monter la garde. La mort était mécontente. Au petit matin, je m'étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage. Elle avait murmuré quelque chose, mais je n'avais pas compris quoi. Elle parlait latin ou suédois. Juste pour me faire chier". Premier roman virtuose, Toutes les vies est le récit d'une histoire d'amour sublime, d'un deuil impossible et d'une quête spirituelle qui sauve.
Est-ce que tu me vois, maman ? J'ai deux crédits à la banque, deux enfants que j'étouffe, quatre chats dont deux débiles et une estropiée, des rides en pattes d'araignée autour des yeux et des oignons aux pieds, le même amoureux qui me supporte et tient bon depuis vingt ans, quelle dinguerie, je ne suis ni parfaitement féministe, ni tout à fait écologiste, ni vraiment révoltée, pas encore alcoolique, plus du tout droguée, j'ai un abonnement à la gym, une carte de métro et une autre du Carrefour Market, je ne me fais pas les ongles, je ne me coiffe ni ne me teins les cheveux, je mets du rouge à lèvres une fois par an et surtout sur les dents, je suis toujours aussi raisonnable, aussi peu fantaisiste : je mets beaucoup d'énergie à essayer de ne pas te ressembler, maman. Je n'ai pas pu être une enfant et je ne sais pas être une adulte."
Le narrateur, un dénommé Julian, nous prévient dès les premières pages : il y aura bien une histoire dans ce livre. Une histoire d'amour, celle de deux amis d'université qui se sont aimés puis séparés dans les années 1960. Quarante ans plus tard, Julian tente à nouveau de les réunir. Départ(s), c'est aussi une réflexion sur la nature malicieuse de la mémoire, le temps qui passe, la place du bonheur dans nos vies et quand vient le temps de dire au revoir. Julian Barnes, l'un de nos plus grands romanciers contemporains, signe un roman perçant sur le lien entre fiction et réalité, entre chance et destin. Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin