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Autobiographie d'une travailleuse du sexe
Jameela Nalini ; Bastide-Foltz Sophie
ACTES SUD
19,10 €
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EAN :9782742775163
En choisissant de faire le récit sans détours de ce qui a, par la force des choses, constitué pour elle une expérience professionnelle comme une autre, Nalini Jameela, qui revendique haut et fort son statut de "travailleuse du sexe" et récuse l'emploi du terme "prostitution', a pris le risque de briser un tabou encore extrêmement puissant en Inde. Plaidant pour que la dignité soit enfin rendue aux huit mille femmes qui, dans l'Etat du Kerala, se livrent à cette activité, elle narre l'existence qui fut la sienne, celle d'une jeune fille pauvre, pratiquement dépourvue d'instruction, veuve et mère de famille aux prises avec une terrifiante précarité à l'âge de vingt ans, et qui, en désespoir de cause, se résolut à faire commerce de son corps. Mais, en faisant état, avec détermination et courage, de sa propre expérience, Nalini Jameela cherche avant tout à faire entendre la voix de toutes ces femmes indiennes qui, quand elles ne sont pas purement et simplement interdites de parole, ne disposent que de très peu de tribunes pour s'exprimer, et sont systématiquement maltraitées et exploitées, notamment par les forces de police. Exceptionnel de lucidité, affranchi de toute langue de bois et dédramatisant le rapport à la sexualité tarifée, ce témoignage, poignant et combatif, a fait sensation lors de sa parution en langue malayalam, en 2005. Biographie: A travers son action dans différentes associations, Nalini Jameela, née en 1954 à Thrissur, dans l'Etat indien du Kerala, mène un ardent combat pour le respect de la dignité des travailleuses du sexe et des minorités sexuelles. Egalement mobilisée contre le SIDA, Nalini Jameela a aujourd'hui acquis une notoriété qui dépasse largement les frontières de l'Inde et s'étend à toute l'Asie du Sud-Est."
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
Nouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.
Résumé : "On ne peut plus rien dire..." La complainte de celles et ceux qui dénoncent la "censure", à l'instar d'un Donald Trump, s'étire à longueur de plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d'intolérance "woke". Par un incroyable retournement, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd'hui brocardé comme une atteinte à "liberté d'expression". Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique : les restrictions de l'expression publique, loin d'être en contradiction avec la liberté d'expression, lui sont consubstantielles. Le juriste Thomas Hochmann révèle la manière dont la réaction a accaparé la liberté d'expression pour mieux imposer ses manières de dire. Mais il montre également comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l'appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Leur mise en oeuvre constitue désormais une de nos dernières chances de repousser l'extrême droite.
D'une communauté médiévale de clercs, l'université est progressivement devenue un véritable enseignement de masse, où les professeurs, censés être des érudits et des savants, sont de plus en plus confrontés à des étudiants impréparés aux exigences du haut enseignement, notamment en raison des déficiences d'un enseignement secondaire miné par l'idéologie de l'égalité des capacités et de la réussite pour tous. L'établissement est par ailleurs menacé par la toute-puissance de l'administration, la barbarie du "managérialisme" , l'irruption du juridisme, et plus récemment encore la "cancel culture" et le "wokisme" . Renvoyant dos à dos les excès du gauchisme culturel et la toute-puissance du néolibéralisme triomphant, l'auteur s'attache à identifier ce qui a progressivement muté une forteresse du savoir en ce que d'aucuns voudraient voir comme une machine à délivrer des diplômes. Il entend aussi dénoncer tout ce qui restreint la liberté et le pouvoir des professeurs. Depuis trop longtemps l'université absorbe peu à peu les dérives d'une société clientéliste dont les valeurs culturelles et intellectuelles se dégradent peu à peu, et en appelle à un sursaut salutaire de l'institution, qui suppose la fin de toute sujétion au pouvoir politique et économique.