Son nom ne vous dit peut-être rien : William Alexander Morgan. Pourtant, en prenant parti pour les rebelles, il devint une figure majeure de la révolution cubaine, le seul comandante non cubain avec le célèbre "Che" Guevara. Ancien soldat américain, "Yankee" combattant pour la cause de Fidel Castro et les valeurs démocratiques du Segundo Frente, son implication le mènera à participer activement aux conflits avant que les bouleversements politiques ne coupent court à ses convictions. Au fil de plus de dix ans de recherches à recueillir les témoignages d'acteurs privilégiés de la révolution, tels que le commandant en chef du Segundo Frente Eloy Gutiérrez Menoyo en personne, à étudier les textes sur le personnage et à explorer les lieux habités par la rébellion castriste ? obtenant ainsi des documents inédits à ce jour ?, Gani Jakupi a tiré la matière nécessaire à ce véritable roman graphique, ainsi qu'il le souligne lui-même.Notes Biographiques : Gani Jakupi réalise sa première BD, publiée dans un magazine de son Kosovo natal, à 13 ans. Au début des années '80, il s'installe en France, et écrit le scénario de la trilogie "Matador" (Glénat, 1991-1994), dessinée par Hugues Labiano. Faute d'atomes crochus avec son éditeur, il s'éloigne de la BD et exerce de différents métiers : traducteur, journaliste, designer, maquettiste, régisseur de théâtre, etc. En 2005, il monte la "MusicCollection" (des livres qui combinent BD, critiques musicales et CD) pour un label discographique de Barcelone (DiscMedi), dans laquelle il réalise lui-même quatre titres. Louis-Antoine Dujardin, éditeur de chez Dupuis, le rencontre dans un salon de BD à Barcelone et le convainc de re-publier en France. Il écrit et dessine "Le roi invisible" (2009) et "Les amants de Sylvia" (2010), publiés par Futuropolis. L'historien Pascal Ory cite "Les amants de Sylvia" comme une oeuvre de référence sur le thème du complot pour l'assassinat de Trotsky, selon lui plus complète et plus précise que celle de Jorge Semprun ou du cinéaste Joseph Lose. Il adapte son propre polar "Día de gracia" (SIMS, 2001), sous le titre "Jour de grâce" (Dupuis, 2010), avec Marc N'Guessan au dessin. Il évoque son expérience comme journaliste dans "La dernière image" (2012, coll. Noctambule, Soleil). Une réflexion en BD sur les manières de recueillir et de traiter l'information, appuyée par un dossier d'interviews avec des personnalités de la profession : le directeur adjoint d'Associated Press Santiago Lyon, le photographe Ron Haviv, le reporter Christophe Châtelot, etc. En 2014, "Retour au Kosovo", une douloureuse évocation des premiers mois d'après-guerre au Kosovo du 1999, avec Jorge González au dessin, voit le jour dans la collection Aire Libre (Dupuis). Un diptyque avec Marc N'Guessan ("Sertao, ou la fin des temps") pour Dargaud, et une série ("Barcelona !"), co-scénarisée par Denis Lapière, et dessinée par Rubén Pellejero et Eduard Torrents, pour Dupuis, sont en chantier. D'autres collaborations (avec Thomas Campi, Maël, Martín Pardo, Leila Marzocchi...) sont en préparation. Il consacre plus de dix ans de recherches à recueillir les témoignages d'acteurs privilégiés de la révolution, tels que le commandant en chef du Segundo Frente Eloy Gutiérrez Menoyo en personne, à étudier les textes sur le personnage et à explorer les lieux habités par la rébellion castriste ?obtenant ainsi des documents inédits à ce jour. C'est en mai 2019 que paraît dans Aire Libre « El Comandante Yankee » qui est, plus qu'une biographie unique, une fresque inédite sur une période historique cruciale.. Il prépare également un projet en collaboration avec le cinéaste iranien Mohsen Makhmalbaf. Le café des idées, association grecque sous le haut patronat de l'UNESCO, l'a récompensé pour l'ensemble de son oeuvre avec le prix Alexandre le Grand. Côté musique, il publie deux albums de jazz, "Aldea" (2012) et "Kismet" (2014) avec sa Gani Jakupi Connections, une formation jazz à "géométrie variable". Il y collabore avec des musiciens venus des quatre coins du monde (Argentine, Brésil, Venezuela, Espagne, Iran, Turquie, Grèce, Kosovo, Moldavie...), dont des pointures comme le trompettiste Raynald Colom, le bandonéoniste Marcelo Mercadante ou le pianiste José Reinoso. Gani Jakupi réalise sa première BD, publiée dans un magazine de son Kosovo natal, à 13 ans. Au début des années '80, il s'installe en France, et écrit le scénario de la trilogie "Matador" (Glénat, 1991-1994), dessinée par Hugues Labiano. Faute d'atomes crochus avec son éditeur, il s'éloigne de la BD et exerce de différents métiers : traducteur, journaliste, designer, maquettiste, régisseur de théâtre, etc. En 2005, il monte la "MusicCollection" (des livres qui combinent BD, critiques musicales et CD) pour un label discographique de Barcelone (DiscMedi), dans laquelle il réalise lui-même quatre titres. Louis-Antoine Dujardin, éditeur de chez Dupuis, le rencontre dans un salon de BD à Barcelone et le convainc de re-publier en France. Il écrit et dessine "Le roi invisible" (2009) et "Les amants de Sylvia" (2010), publiés par Futuropolis. L'historien Pascal Ory cite "Les amants de Sylvia" comme une oeuvre de référence sur le thème du complot pour l'assassinat de Trotsky, selon lui plus complète et plus précise que celle de Jorge Semprun ou du cinéaste Joseph Lose. Il adapte son propre polar "Día de gracia" (SIMS, 2001), sous le titre "Jour de grâce" (Dupuis, 2010), avec Marc N'Guessan au dessin. Il évoque son expérience comme journaliste dans "La dernière image" (2012, coll. Noctambule, Soleil). Une réflexion en BD sur les manières de recueillir et de traiter l'information, appuyée par un dossier d'interviews avec des personnalités de la profession : le directeur adjoint d'Associated Press Santiago Lyon, le photographe Ron Haviv, le reporter Christophe Châtelot, etc. En 2014, "Retour au Kosovo", une douloureuse évocation des premiers mois d'après-guerre au Kosovo du 1999, avec Jorge González au dessin, voit le jour dans la collection Aire Libre (Dupuis). Un diptyque avec Marc N'Guessan ("Sertao, ou la fin des temps") pour Dargaud, et une série ("Barcelona !"), co-scénarisée par Denis Lapière, et dessinée par Rubén Pellejero et Eduard Torrents, pour Dupuis, sont en chantier. D'autres collaborations (avec Thomas Campi, Maël, Martín Pardo, Leila Marzocchi...) sont en préparation. Il consacre plus de dix ans de recherches à recueillir les témoignages d'acteurs privilégiés de la révolution, tels que le commandant en chef du Segundo Frente Eloy Gutiérrez Menoyo en personne, à étudier les textes sur le personnage et à explorer les lieux habités par la rébellion castriste ?obtenant ainsi des documents inédits à ce jour. C'est en mai 2019 que paraît dans Aire Libre « El Comandante Yankee » qui est, plus qu'une biographie unique, une fresque inédite sur une période historique cruciale.. Il prépare également un projet en collaboration avec le cinéaste iranien Mohsen Makhmalbaf. Le café des idées, association grecque sous le haut patronat de l'UNESCO, l'a récompensé pour l'ensemble de son oeuvre avec le prix Alexandre le Grand. Côté musique, il publie deux albums de jazz, "Aldea" (2012) et "Kismet" (2014) avec sa Gani Jakupi Connections, une formation jazz à "géométrie variable". Il y collabore avec des musiciens venus des quatre coins du monde (Argentine, Brésil, Venezuela, Espagne, Iran, Turquie, Grèce, Kosovo, Moldavie...), dont des pointures comme le trompettiste Raynald Colom, le bandonéoniste Marcelo Mercadante ou le pianiste José Reinoso.
Juin 1999.À la fi n du conflit au Kosovo, un magazine propose à Gani Jakupi, qui résidait alors en Espagne, de s?y rendre accompagné par un photographe, afin d?y faire un reportage sur son retour au pays. Une occasion inespérée pour lui de revoir ses proches.Mais si son objectivité vis à vis de son pays natal sera constamment mise à l?épreuve, sa subjectivité, elle, maintiendra tous ses sens en éveil. N?étant pas journaliste professionnel (il n?a exercé que pendant quelques années), il a le double avantage de pouvoir observer le milieu de l?information à la fois de l?intérieur, et de l?extérieur. Un pan de ce livre s?intéresse ainsi aux reporters-photographes. Si on est informés par les mots, ce sont les images qui modèlent nos sentiments. Elles ont le pouvoir de changer le cours de l?Histoire. Certains journalistes s?en servent en respectant une éthique pointue, et d?autres non. Gani découvrira qu?il est justement escorté par un photographe avide de sensationnalisme?
On a oublié son nom, pourtant William Alexander Morgan est l'une des figures majeures de la révolution cubaine avec Che Guevara. Ancien soldat américain, le Yankee a combattu pour la cause du Segundo Frente - l'entité révolutionnaire qui, en collaboration avec la guérilla de Fidel Castro, a chassé le dictateur Batista. Morgan a participé activement aux conflits avant que les bouleversements politiques ne coupent court à ses convictions. Et que Fidel Castro ne le fasse fusiller... En 2007, Gani Jakupi décide de consacrer un roman graphique - El Comandante Yankee (Dupuis, 2019) - à ce personnage absent des livres d'histoire de la révolution cubaine. Il se rend de Miami à La Havane, en passant par Barcelone et Toledo, et donne la parole à plus de trente témoins : Olga Morgan, la veuve du comandante, Eloy Gutiérrez Menoyo, le commandant en chef du Segundo Frente, mais aussi les gardes du corps de Morgan, ainsi que la plupart des guérilleros du Segundo Frente ou du M-26, le mouvement de Castro. Au fil des entretiens s'écrit un pan entier de l'histoire de Cuba au coeur de la révolution : le quotidien des guérilleros, les antagonismes idéologiques, les coups d'éclats et d'Etat, sans oublier Che Guevara et Fidel Castro comme on ne les avait encore jamais racontés.
Bodoï, 4 mars 2009, par Allison ReberOscar Aleman, le roi invisible ***Il était un guitariste de génie, admiré par Duke Ellington, Louis Armstrong ou Django Reinhardt. Et pourtant il est tombé dans l'oubli. Oscar Alemán, Argentin né en 1909, a connu la gloire comme la misère, passant d un extrême à l'autre, ballotté par les amours et désamours du public.Gani Jakupi, dessinateur mélomane, ne se contente pas de réhabiliter le musicien virtuose en racontant sa biographie. Il invite le lecteur à mener l'enquête pour découvrir le parcours du guitariste et à comprendre quels malheurs l'ont amené à se couper du monde et à ne pas rester dans la mémoire des jazzophiles, alors qu'il était capable de rivaliser avec Django Reinhardt. De Buenos Aires aux clubs de jazz parisiens en passant par l'Espagne, à la rencontre des grandes personnalités des années 30, Gani Jakupi nous emmène dans une balade superbement colorée et enchanteresse. Le parcours extrêmement touchant d'Oscar Alemán - qui, orphelin à 10 ans, abandonné par ses frères et soeurs, parvient à se payer une petite guitare - vous colle aux tripes un joli blues. --http://www.bodoi.info/critiques/2009-03-05/oscar-aleman-le-roi-invisible/13040Planete BD, par Jean-Bernard VanierCe qu'on en pense sur la planète BD: Mélomane inconditionnel de jazz et de Django Renhardt en particulier, Gani Jakupi découvre par hasard un documentaire argentin sur un artiste des années 30. Selon ce petit film, Oscar Alemán aurait été, à l'époque, un musicien de génie rivalisant sans rougir avec le grand Django. Et pourtant rien, ou presque, peut-être quelques lignes dans des encyclopédies musicales hyper pointues: le jazzman prodige avait, sans le vouloir, réussi le tour de force de devenir extra transparent... On comprend alors sans difficulté le titre de cet ouvrage qui, via une construction originale, fait le pari de la réhabilitation. A la manière d'un enquêteur de terrain (le plus, c'est qu'il nous laisse croire qu'on fait le travail avec lui...), Gani Jakupi rassemble le puzzle en quelques dates repères qui oscillent, telles un métronome, entre fulgurants moments de gloire et misère absolue: les rues de Santos au Brésil, les premiers accords tirés sur le cavaquinho, les palaces parisiens, les grands musiciens, le manque de chance qui empêche d'exploser, le remord chevillé viscéralement... Un parcours qui, s'il a la veine romanesque de beaucoup de ceux qui accompagnent les destins fabuleux, se démarque par cet incompréhensible tombée dans l'oubli. Pour accompagner ce moment touchant, rien de tel qu'un graphisme subtilement coloré, dans lequel la peinture garde son épaisseur et où les cases s'enchainent en de petits tableaux. Une petite musique en quelques sortes, un dernier hommage à l'artiste de génie... --http://www.planetebd.com/BD/bande-dessinee-Roi-invisible-Le--6861.htmlRécit de la vie d'Oscar Aleman, né en 1909 en Argentine, grand nom du jazz, qui a marqué ses contemporains. Originaire de Buenos Aires, il connut un destin chaotique, entre gloire et oubli. Pourtant Duke Ellington ne jurait que par lui. Il fut le guitariste de Joséphine Baker, le complice de Django Reinhardt, un guitariste virtuose décédé en 1980. Comme le dit l'auteur en postface: L'histoire est pleine de personnages extraordinaires gisant à l'ombre de médiocrités proéminentes?Si vous voulez croiser musiciens et chanteurs de jazz (Ellington, Reinhardt, Baker?) mais encore les peintres Soutine, Van Dongen, cet album est fait pour vous d'autant que s'y révèle la vie d'un artiste oublié racontée par fragments désordonnés chronologiquement et géographiquement éloignés: Buenos Aires (Argentine), 1940 ou 1968; Paris, 1933 puis en 1939 et 1940, Resistencia (Argentine), 1915; Santos, 1921? Si vous voulez en plus goûter à des dessins aux colorations magiques, ces pages très picturales de Jakupi vous raviront. On sent le pinceau plaquer ses touches sur un crayonné de portraitiste surdoué. Jakupi joue peu en effet avec le décor privilégiant l'humain, la musique des gestes et des regards en somme!Coup de coeur --http://doc-partage.crdp-poitiers.cndp.fr/bcdiweb2007/bcdiweb.cgi/labd?eq:identite%20N.=~%202008470537~
Fin des années trente. À Barcelone, un anarchiste est enlevé en pleine rue. Les ravisseurs sont des membres de la police politique de Staline. À leur tête, une certaine Caridad. Plus tard, à Paris, Sylvia fait la connaissance de Jacques Mornard. La soeur de Sylvia est la secrétaire de Trotsky, exilé au Mexique. Sylvia tombe amoureuse de Jacques, beau jeune homme, journaliste sportif se désintéressant complètement de la politique... Plus tard encore, Sylvia, militante convaincue et active, remplace sa soeur malade auprès de Trotsky. À Mexico où il l'a suivie, Jacques Mornard est désormais Frank Jacson, et il travaille dans l'import-export... Caridad, Sylvia, Jacson, Trotsky: les personnages principaux de la tragédie sont en place. Tout est vrai dans ce récit, et tout est faux. Les personnages ont existé, les faits sont établis. Dans le contexte exacerbé de la fin des années trente en Europe, entre la montée du nazisme et le pouvoir totalitaire de Staline, seule la mise en perspective de l'Histoire et le dialogue entre les protagonistes relèvent de l'interprétation de l'auteur. Une interprétation d'une force et d'une acuité inouïes.
Condamné au peloton d'exécution pour une désertion de trop, Blutch se retrouve emprisonné, avec pour voisine la mystérieuse Isabella Boyd, elle-même frappée de peine capitale pour intelligence avec l'ennemi. Parvenant à s'évader avec cette dernière, l'ancien caporal intègre un groupe de conspirateurs sudistes, qui vont lui demander d'abattre le président Lincoln ! Blutch, pacifiste par nature, parviendra-t-il à résister à l'insistance de ses nouveaux "amis" ? Cela s'annonce compliqué, car les charmes de la belle Isabella semblent l'éloigner des bras de Chesterfield qui, se sentant coupable de l'arrestation de son ami, le recherche désespérément... Entre grande aventure, gags en rafale et exploration de l'Histoire, Fred Neidhardt poursuit avec un épatant respect l'oeuvre de Raoul Cauvin, toujours en compagnie de l'inusable Willy Lambil ! Fred Neidhardt, à l'aise dans de nombreux registres, chausse les bottes des Tuniques Bleues pour des intrigues pleines d'humour et de culture. L'inépuisable Lambil est, comme toujours, impeccable.
La vie de Sasaki, un quarantenaire fatigué, change totalement le jour où il rencontre Peeps, un moineau de Java argenté. Grâce à son nouveau compagnon, il a la possibilité de voyager entre les mondes et de recourir à une énorme puissance magique. C'est l'occasion pour lui de vivre une vie tranquille en faisant du commerce entre les deux mondes. Cependant... Une aventure exaltante mélangeant une histoire de fantasy originale, des combats avec des pouvoirs spéciaux, une " comédie romantique " ? Mais également des personnages hauts en couleur comme une magicienne ou encore une collégienne habitant dans l'appartement d'à côté ! Voici le deuxième tome de cette série qui regroupe avec brio tous les genres !
Punie par sa mère pour lui avoir caché qu'elle faisait de la boxe malgré son interdiction formelle, trahie par Elias, son ex-meilleur ami, qui a tout cafté, harcelée par ses camarades de classe qui ne ratent pas une occasion de se moquer de son format réduit, Colette manque terriblement de moments un peu excitants dans sa vie. Et puis Astrid, qui la persécute depuis des années dans la cour de récréation, lui propose un marché : elle arrêtera de l'embêter si Colette accepte de faire quelques combats clandestins dans la salle de sport de l'école. Pour Colette, c'est l'occasion rêvée d'enfiler à nouveau des gants de boxe et de retrouver les sensations qu'elle avait précédemment adorées. "Mi-mouche", c'est le poids minimum pour faire des combats de boxe. C'est désormais également une série de bande dessinée d'une grande richesse, passant de la tragédie à la comédie. Avec beaucoup d'humour et ? on s'en doute ? énormément d'émotion.
Adaptation de La civilisation du poisson rouge, le best-seller de Bruno Patino, président d'Arte, par Morgan Navarro, l'auteur de Ma vie de réac. Le poisson rouge tourne dans son bocal. Il semble redécouvrir le monde à chaque tour. Les ingénieurs de Google ont réussi à calculer la durée maximale de son attention : 8 secondes. Ces mêmes ingénieurs ont évalué la durée d'attention de la génération des millenials, celle qui a grandi avec les écrans connectés : 9 secondes. Nous sommes devenus des poissons rouges, enfermés dans le bocal de nos écrans, soumis au manège de nos alertes et de nos messages instantanés. Une étude du Journal of Social and Clinical Psychology évalue à 30 minutes le temps maximum d'exposition aux réseaux sociaux et aux écrans d'Internet au-delà duquel apparaît une menace pour la santé mentale. Bruno Patino : " D'après cette étude, mon cas est désespéré, tant ma pratique quotidienne est celle d'une dépendance aux signaux qui encombrent l'écran de mon téléphone. Nous sommes tous sur le chemin de l'addiction : enfants, jeunes, adultes. Pour ceux qui ont cru à l'utopie numérique, dont je fais partie, le temps des regrets est arrivé. Ainsi de Tim Berners Lee, "l'inventeur" du Web, qui essaie désormais de créer un contre-Internet pour annihiler sa création première. L'utopie, pourtant, était belle, qui rassemblait, en une communion identique, adeptes de Teilhard de Chardin ou libertaires californiens sous acide. La servitude numérique est le modèle qu'ont construit les nouveaux empires, sans l'avoir prévu, mais avec une détermination implacable. Au coeur du réacteur, nul déterminisme technologique, mais un projet qui traduit la mutation d'un nouveau capitalisme : l'économie de l'attention. "
6 ans de travail, plus de 400 pages, pour mettre au jour un massacre perpétré par l'armée israélienne sur la population de Gaza, en 1956, et que l'Histoire a tout fait pour oublier. Hautement considéré par ses pairs auteurs, les médias et ses lecteurs du monde entier, Sacco poursuit son engagement sincère, courageux, âpre, rigoureux et nécessaire. Son oeuvre est une charge explosive qui a fait voler en éclats les limites de la bande dessinée. C'est lors d'un reportage pour le magazine «Harper's» en 2001, que Joe Sacco se remémore une brève citation, une note de bas de page, lue dans un rapport de l'ONU. Elle parlait d'un massacre de près de 275 civils, perpétré par l'armée israélienne à Khan Younis et d'une dizaine d'autres à Rafah, ville voisine, en 1956. Difficile à croire, alors entre novembre 2002 et mai 2003, le dessinateur reporter se rend à trois reprises sur le terrain, afin d'établir la véracité de cette tragédie et embarque le lecteur à la recherche de traces du massacre.
La second guerre mondiale. Le front Pacifique est le théatre de combats aériens devenus mythiques, entre les forces américaines et l'armée impériale japonaise. Seiho Takizawa nous entraine pendant la Campagne de Nouvelle-Guinée, sur les traces du sergent Unno, pilote de Kawasaki Ki-45 et Nakajima Ki-43.
Ce volume de 168 pages contient le second cycle du Voyage des Pères - Jérusalem, An 33 de notre ère... Barabbas est arrêté pour l'enlèvement et le meurtre d'un notable romain. Ponce Pilate, gouverneur de Judée, est trop content de pouvoir enfin mettre ce fauteur de troubles en prison. Condamné à mort, Il doit être exécuté sur le Mont Golgotha. Mais le jour venu, Barabbas est libéré, et un certain Jésus de Nazareth est exécuté à sa place. Heureux de ce retournement de situation, Barabbas ne le sait pas encore, mais Jésus lui a laissé un encombrant héritage : La culpabilité.
Présentation de l'éditeur Inspiré par l'histoire vraie de Pierre Walter, prisonnier à Dora de 1943 à 1945. KZ Dora : Camp de concentration basé en Allemagne, destiné à la fabrication d'armes secrètes, les missiles V1 et V2, en fonctionnement de 1943 à 1945. Au matin du 1er septembre 1939, l'Allemagne d'Hitler attaque la Pologne. Cinq personnages, Paul, élève officier français, Émile, jeune résistant insouciant, Hans, SS issu des jeunesses Hitlériennes, Bastian, officier SS d'expérience, et Michael, ambitieux scientifique allemand travaillant sur les missiles V2, armes secrètes d'Hitler, voient leur destin se croiser au camp de concentration de Dora. L'histoire emmène aussi le lecteur dans le terrible camp d'Ellrich, un sous-camp de Dora, nous montre les premiers tirs réussis des missiles V2 sur la région parisienne et nous dévoile comment les 2 déportés tentent de survivre, chacun à leur manière, chacun avec leurs armes, la ruse ou la chance. - Prix Griffe Noire 2010 de la première BD - Prix du public au Salon du Bourget 2012 - Nominé pour le Prix des Lecteurs 2011 du Festival BD de Massillargues-Atuech - Nominé pour le Prix jeunesse "Raconte-moi l'Histoire" 2014 du Centre Mondial de la Paix à Verdun