Est-il permis de penser autrement sur les OGM? Explorer les raisons pour lesquelles le monde entier à l'exception de l'Europe investit dans les OGM, expose celui qui s'y risque au soupçon de scientisme aveugle. Confirmer, preuve à l'appui, que les OGM permettent de réduire les pesticides, d'économiser du carburant, d'améliorer la qualité et la quantité des plantes produites, bref d'atteindre un objectif somme toute très écolo, fera inévitablement peser le soupçon de corruption sur celui qui l'écrira. Il est temps d'échapper au discours idéologique, sans pour autant mépriser les questions éthiques posées par les biotechnologies, dont la société, quoi qu'en disent les anti-OGM, s'est très démocratiquement emparée. La production agricole plafonne depuis plusieurs années; la crise alimentaire provoque déjà des émeutes; le prix de l'énergie flambe, sans espoir réaliste de retour en arrière. Sans nouvelle révolution, l'agriculture ne pourra faire face aux besoins, au risque de graves tensions internationales. Passer à côté de ce que laissent espérer les OGM serait suicidaire, à défaut d'être criminel. Et laisser se développer des entreprises quasi monopolistiques comme Monsanto sans organiser une concurrence serait tout aussi fou. Biographie de l'auteur Rédacteur en chef du service "Société" à Marianne, Jean-Claude Jaillette est l'auteur de Les Dossiers noirs de la malbouffe (Albin Michel, 2000) et Le Procès de la vache folle n'aura pas lieu (Hachette Littératures, 2003).
Nombre de pages
245
Date de parution
13/05/2009
Poids
284g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782012376403
Titre
Sauvez les OGM
Auteur
Jaillette Jean-Claude ; Kahn Axel
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
130
Poids
284
Date de parution
20090513
Nombre de pages
245,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Je vous demande de réfléchir à qui je suis et à ce qu'a été ma carrière", lâchait Nicolas Sarkozy à ses interrogateurs dans les locaux de la police judiciaire en 2014. Une menace à peine masquée qui n'a pas empêché l'ancien président de la République de se retrouver en garde à vue quatre ans plus tard pour une autre affaire. L'audition et la garde à vue des hommes politiques sont souvent dignes des meilleures fictions. Parce que pendant ces vingt-quatre ou quarante-huit heures en vase clos, ils jouent leur peau. Depuis quelques années, le nombre d'élus placés en garde à vue augmente de façon spectaculaire. Pourtant, ils avouent rarement. Ils esquivent, s'emportent, et quand ils cèdent, comme le député européen Robert Rochefort, pris en flagrant délit d'exhibition sexuelle dans un magasin de bricolage, c'est pour se rétracter le lendemain. De Georges Tron à François Fillon en passant par Denis Baupin, Jean-Vincent Placé et Claude Guéant, pour la première fois, ce livre analyse ces moments à part que sont les confrontations entre politiques et policiers. L'auteur a eu accès à nombre de procès-verbaux et a pu s'entretenir avec des protagonistes des deux camps. Au-delà des scènes d'anthologie qu'il dévoile dans cet ouvrage, il met en question la validité d'une procédure le plus souvent à usage médiatique.
Le procès de la vache folle n'aura pas lieu. La justice traque en vain les importateurs de farines animales et de viandes anglaises frappées d'embargo. Qu'elle démêle les fils de la désinformation, de l'imposture et de l'arrogance, et elle aboutira aux responsables de ce scandale de santé publique. La maladie aurait pu être éradiquée peu après son apparition dans les troupeaux; de nombreuses victimes auraient ainsi pu être épargnées. Jean-Claude Jaillette et Jean-Louis Thillier ont exhumé des notes confidentielles, des publications scientifiques négligées et des dossiers médicaux oubliés. Sous la responsabilité de l'État français et de l'Europe, des informations ont été dissimulées aux consommateurs, des connaissances scientifiques occultées et des victimes écartées des statistiques officielles. La maladie, dans sa variante animale et humaine, serait nouvelle et mal connue: faux. Elle serait contagieuse, justifiant l'abattage de plusieurs dizaines de milliers de bovins: faux. Le nombre de victimes serait faible improbable. Les farines animales seraient responsables de la progression de la maladie: faux. La France disposerait du meilleur système de protection du consommateur: faux toujours. Trop d'années ont été perdues.
Il y a quelque temps, les larmes de Pierre Priolet en direct sur France Inter et Canal+ ont bouleversé le pays. Invité des émissions de Jean-Pierre Elkabbach, de Thierry Ardisson, de Guillaume Durand et de Michel Denisot, il a suscité chaque fois par sa présence, sa colère et ses mots simples une avalanche de courriers et d'appels. Il était temps: ils sont des milliers d'agriculteurs, pris comme lui à la gorge, à disparaître dans l'indifférence. Ses mots racontent les vergers à l'abandon, le paysage qui se désertifie, l'humiliation quotidienne des paysans et le scandale de la grande distribution qui les étrangle... Une parole libre qui dénonce, mais qui pose aussi la question d'une société de consommation plus juste.
Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.