Au milieu XIXe siècle, fuyant les crises agricoles et les épidémies, trois cent cinquante mille pionniers parcourent 3 000 km dans la chaleur des plaines et le froid des montagnes Rocheuses vers les terres promises de l'Ouest, de l'Oregon et de la Californie. L'achèvement de la ligne de chemin de fer New York-San Francisco en mai 1869 met fin à la cohorte des chariots sur les pistes poussiéreuses. A la figure du pionnier succède celle du cow-boy. Homme de peine, il convoie vers les gares du Middle West des milliers de vaches, ensuite acheminées vers les abattoirs de Chicago ou de Kansas City. Dans les villes qui ont poussé au milieu de ces espaces démesurés, les shérifs peinent à maintenir l'ordre. Les frères Dalton, Billy the Kid, Jesse James et autres desperados défraient régulièrement la chronique. Philippe Jacquin retrace une page majeure de l'histoire américaine et raconte la naissance de l'Ouest héroïque. Biographie de l'auteur Philippe Jacquin (1942-2002) a été professeur d'anthropologie à l'Université de Lyon-II. Il a notamment publié: Les Indiens blancs, Français et Indiens en Amérique du Nord aux XVIIe et XVIIIe siècles (Payot, 1987), Les Indiens d'Amérique (Flammarion, 1996), La Politique indienne des États-Unis 1830-1890 (Didier Erudition, 1997) et Le Peuple américain (Seuil, 2000). Il a dirigé dans la revue Autrement l'ouvrage collectif Terre indienne (1993). Il a mené des recherches sur les relations entre les Européens et les Indiens à l'époque coloniale, tout en travaillant également sur l'urbanisation et la recomposition identitaire des Indiens en Amérique.
Nombre de pages
159
Date de parution
04/12/1987
Poids
246g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782070530366
Titre
Vers l'Ouest. Un nouveau monde
Auteur
Jacquin Philippe
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
246
Date de parution
19871204
Nombre de pages
159,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au commencement il y avait les Indiens. Seuls. Un jour, d'Europe, vinrent les trappeurs. Puis les colons, les missionnaires les soldats. Dès le XVIIe siècle, ils veulent pour eux la terre d'Amérique. Algonquins, Hurons, Iroquois. Puis Cheyennes, Comanches, Apaches, Sioux : les grandes tribus se lancent dans une guérilla sanglante. Hier, la guerre des Plaines. Aujourd'hui la paix blanche ...
Au début, il y avait les Indiens, seuls. Un jour, d'Europe, vinrent les trappeurs. Puis les colons, les missionnaires, les soldats. Dès le XVIIe siècle, ils veulent pour eux la terre d'Amérique. Algonquins, Hurons, Iroquois, puis Cheyennes, Comanches, Apaches, Sioux... les grandes tribus se lancent dans une guérilla sanglante. A Wounded Knee s'achèvent tragiquement trois siècles de résistance indienne. Les vaincus sont enfermés dans des réserves. Aujourd'hui les trois millions d'Indiens d'Amérique du Nord, menacés par la pauvreté et le conformisme culturel, tentent de concilier leur identité avec les bienfaits de la modernité. Anthropologue, Philippe Jacquin retrace l'histoire d'un peuple dont le destin revêt une signification forte pour les autres minorités du monde.
Eternels révoltés, aventuriers sans scrupules, gueux assoiffés de richesse ou précurseurs audacieux de sociétés égalitaires, les pirates ont traversé les siècles sans cesser de fasciner. Surgie en Méditerranée à l'époque hellénistique, la piraterie s'étend rapidement à toutes les mers du monde, connaissant son apogée dans les Caraïbes aux XVIIe et XVIIIe siècles - époque de la mythique île de la Tortue avant de s'essouffler au XIXe siècle. Tolérés et pourchassés, craints et admirés, les pirates sont devenus des figures légendaires, duc la littérature et la tradition ont transformées en héros. Barbe Noire, l'Olonnais, Drake, Morgan, Anne Bonny et Mary Read... autant de noms qui résonnent dans nos mémoires. Philippe Jacquin restitue la vie mouvementée et dramatique de ces bandits des mers.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.