Le système spinoziste comprend une infinité d'expressions de la Nature et offre aux modes finis que nous sommes la possibilité d'appréhender la puissance d'agir sous un angle physique, mental, ou encore psychophysique, selon qu'elle est appréhendée sous l'attribut étendue, sous l'attribut pensée, ou sous les deux à la fois. Il nous invite ainsi à explorer les diverses facettes de la puissance d'agir, de la peur de la mort, qui en constitue le plus bas degré à la jouissance de l'éternité qui en est l'acmé. Ces variations autour de la puissance d'agir ont pour objectif commun de ressaisir la puissance dans l'impuissance, de cerner la positivité du faux et de passer de la finitude du corps au développement de ses capacités, de la servitude des affects à la fortitude retrouvée. De la réévaluation des notions confuses, comme le bien et le mal, la conscience ou la volonté, à l'analyse de l'amour et de la mort, il s'agit d'exprimer la positivité du négatif en allant chercher la puissance là où l'on ne s'attendrait pas à la trouver.
Date de parution
02/10/2005
Poids
495g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782859445379
Titre
EXPRESSIONS DE LA PUISSANCE D AGIR CHEZ SPINOZA
ISBN
2859445374
Auteur
JACQUET
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
495
Date de parution
20051002
Disponibilité
Epuisé
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Issu d'un colloque international organisé à l'Université Paris I, en janvier 2003, dans le cadre du Centre d'Histoire des Systèmes de Pensée Moderne, cet ouvrage consacré aux Pensées métaphysiques de Spinoza vise à ouvrir les investigations au sujet d'un texte que, dans leur embarras, les commentateurs passent généralement sous silence. Ni tout à fait cartésien, comme les Principes de la philosophie de Descartes dont il est l'appendice, ni tout à fait spinoziste, si l'on en croit la mise en garde de Louis Meyer dans la préface, cet écrit de jeunesse est particulièrement intéressant, malgré son apparence mineure, car il invite à réfléchir sur la définition de ce qu'est un auteur et sur la question des stratégies d'écriture destinées à préparer la réception d'un nouveau système. De l'examen de la conception de Dieu à celle de l'Écriture, de l'histoire de la vérité aux figures de la liberté et de la volonté, les différentes analyses rassemblées dans ce recueil partagent le souci de frayer des voies d'interprétation qui restituent aux Pensées métaphysiques toute leur puissance spéculative et éclairent la lecture de ce texte déroutant.
En Occident, l'activité manuelle est souvent perçue comme opposée au monde des idées et des concepts. En pensant les activités manuelle et intellectuelle comme complémentaires, cet ouvrage cherche à dépasser le clivage les hiérarchisant sur une échelle de valeurs sociales. Cette étude analyse les changements fondamentaux que connaissent certains des métiers de l'artisanat d'excellence à l'heure d'une industrialisation des modes de production du luxe. Quel est l'intérêt du fait-main ...
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Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.