Daniel Jacques se donne ici pour but de penser la nation d'un point de vue philosophique. Il cherche à établir quelle peut être la légitimité politique de la nation dans un contexte démocratique et ce qu'une telle enquête peut nous apprendre sur la nature et le sens du projet moderne. Il fonde principalement sa réflexion sur la pensée de trois auteurs : Rousseau, Tocqueville et Nietzsche, qui témoignent chacun à sa façon d'une prise de conscience quant à la difficulté de constituer une véritable communauté politique au sein de la modernité. Il se demande ensuite à quelle nécessité politique la nation constitue une réponse, et s'il est encore possible aujourd'hui de répondre à une telle nécessité, compte tenu du climat moral qui prédomine dans les sociétés occidentales ? Si on ne peut délivrer tous les esprits du soupçon qui pèse aujourd'hui sur la nation, peut-être est-il encore possible d'atténuer certaines craintes qu'elle suscite de manière à faire apercevoir les avantages qu'elle comporte. A ce jour, le destin de la liberté paraît lié à celui de la nation. Loin d'être opposée à l'idéal moderne, elle représenterait l'une des conditions de son accomplissement. S'il est vrai que la nation fut et demeure favorable à la liberté, il se pourrait ainsi, par conséquent, que l'une soit mise en péril par la disparition de l'autre.
Nombre de pages
268
Date de parution
04/01/1999
Poids
425g
Largeur
152mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782890529359
Titre
NATIONALITE ET MODERNITE
Auteur
Jacques Daniel
Editeur
BOREAL
Largeur
152
Poids
425
Date de parution
19990104
Nombre de pages
268,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
De manière inédite, cet ouvrage présente, sous une forme synthétique et didactique, l'ensemble des outils et méthodes de construction de la géométrie spatiale permettant d'élaborer des images d'objets tridimensionnels au moyen des projections géométriques. Très richement illustré et imprimé en couleur, il expose les concepts clés des projections orthogonales, de l'axonométrie et de la perspective, et aborde les surfaces courbes et réglées, les surfaces de révolution ainsi que les polyèdres réguliers. Privilégiant une géométrie spatiale concrète, ancrée dans la pratique professionnelle, ce vade-mecum permet à son lecteur de maîtriser les propriétés fondamentales de la géométrie spatiale, de réaliser manuellement des croquis d'objets spatiaux et de pratiquer avec davantage de compétence les logiciels informatiques 3D actuels. A différents titres, il constitue une référence utile et précieuse pour tous les étudiants et praticiens en architecture, ingénierie, design ou beaux-arts.
Résumé : Charlotte et Paul se sont aimés, mais la rupture a été inévitable : Paul était marié. Les deux amants tentent de continuer leur vie, malgré les blessures que cette aventure leur a infligées. Charlotte espère oublier sa peine et trouver l'amour auprès d'un collègue de travail. Paul essaie de reprendre sa vie conjugale et familiale là où il l'avait laissée. Cependant, la réalité les rattrape. Charlotte s'aperçoit que sa nouvelle relation n'est qu'un cul-de-sac. Quant à Paul, en vacances au bord de la mer avec des amis, il s'amourache malgré lui de la jeune gardienne, et ne peut que constater l?échec de son mariage. Après un recueil de nouvelles fort bien accueilli par la critique (Petites histoires avec un chat dedans [sauf une]), Véronique Papineau publie un premier roman. On y retrouve le ton incisif de ses nouvelles et un regard lucide et parfois amusé sur l'amour et la trahison. La romancière nous donne accès au point de vue de Charlotte et à celui de Paul, qui n'ont pas toujours la même version de leur histoire...
Résumé : La prise en charge de la diversité ethnoculturelle représente un défi pour toutes les nations démocratiques. La réflexion québécoise, sur ce plan, n'est pas récente et elle a fait montre de dynamisme et d'originalité. Elle est d'ailleurs souvent citée en exemple un peu partout dans le monde. Le sociologue et historien Gérard Bouchard propose ici sa vision de l'interculturalisme comme modèle d'intégration et de gestion de la diversité ethnoculturelle considérée sous toutes ses formes : la diversité qui est apportée par les immigrants, celle des minorités et celle de la majorité. En proposant un exposé clair et exhaustif de ce qu'est l'interculturalisme, en soulignant ce qui le distingue du multiculturalisme et en répondant aux diverses objections qui ont été soulevées à son sujet, Gérard Bouchard veut contribuer à mieux définir cette notion encore trop souvent mal comprise.
Résumé : Née à Amqui, Madeleine Gagnon se souvient avec enchantement de son enfance entourée d'une nature rayonnante, au sein d'une vaste famille qui oeuvre dans la forêt et sur la terre, gens droits et fiers, mais sur l'esprit desquels règne encore indûment tout ce qui porte soutane. L'entrée au pensionnat marque le début des grandes aventures intellectuelles et la naissance d'un profond refus qui commence à creuser ses sillons. Refus qui tranquillement remontera à la surface pendant les études en Europe, pour éclater quand la jeune femme rentrera dans un Québec méconnaissable. Marx a remplacé Claudel. La psychanalyse accompagne et favorise la venue à l?écriture, et l'oeuvre surgit sous forme d'un torrent. En même temps que la femme connaît la douleur et l?éblouissement de l'enfantement, l'exaltation amoureuse et les tourments du désamour. Madeleine Gagnon raconte aussi les amitiés, primordiales, avec Annie Leclerc, Christiane Rochefort, entre autres. Les luttes féministes, avec tous les rêves et toutes les déchirures qu'elles portent. Le temps qui transforme tout, la disparition des parents. Les nouvelles passions, qui seules nous permettent de continuer la route, comme celle de comprendre le lien cruel et mystérieux qui unit les femmes et la guerre.
Résumé : "Je sais que je suis détruit", se dit un vieil homme qui se promène dans les rues de Montréal un jour de novembre. "Détruit, on le devient peu à peu. Pour cela, il suffit de vivre". Les dix-sept nouvelles qui composent ce recueil sont autant de variations sur cet unique thème, cette unique vérité que l'auteur emprunte à Miguel Torga : "Exister, c'est perdre, petit à petit". Et perdre, c'est être seul, de plus en plus. Pourtant, nul désespoir dans ces pages, pas même de révolte ni de cynisme. Plutôt, l'acceptation lucide et modeste de l'inévitable, forme ultime de la dignité et de la beauté. Car chaque personnage a beau éprouver pour lui-même le sentiment (la certitude) de sa propre défaite et de la solitude grandissante où l'existence l'a jeté, cette défaite et cette solitude n'empêchent pas que subsiste toujours, quelque part, une dernière lueur, une dernière tendresse, un dernier souvenir de bonheur. La destruction est inéluctable, certes, l'ironie de la vie est tantôt cruelle, tantôt risible, mais il arrive aussi que le naufrage ne soit pas sans douceur...