De l'apéritif à la dernière coupe, Athénée de Naucratis rapporte les conversations d'un cercle de lettrés réunis dans la maison d'un haut fonctionnaire de l'Empire romain, au début du IIIe siècle de notre ère. Médecins, musiciens, rhéteurs, philosophes suivent le rituel du banquet grec, le dîner, puis le sumposion, temps du vin et des divertissements de l'esprit. Mais ce colloque avant l'heure subvertit les codes puisqu'il démarre dès le début du repas et a pour unique objet le banquet lui-même : d'emblée le lecteur est submergé par une encyclopédie improbable sur les fruits et légumes, les poissons et les salaisons, les vins et les gâteaux, la vaisselle, les courtisanes et les devinettes, et mille autres curiosités. De plus, les convives suivent une règle stricte : ils ne parlent que par citations, des milliers de citations, issues de leurs bibliothèques, matérielles et mentales. On défend ici la thèse qu'Athénée met en scène dans les Deipnosophistes un cercle réel de grands lecteurs et d'érudits, engagés dans un jeu vertigineux : les citations, échangées sur un rythme infernal, sont autant de pions pour se déplacer sur le damier de la bibliothèque, de la langue, de la culture grecques classiques. C'est donc sur le mode d'une ethnographie de ce milieu savant, avec ses codes et ses pratiques, que Christian Jacob nous invite à nous perdre dans le labyrinthe des mots et des mets et dans l'imaginaire de la bibliothèque, entre Babel et Alexandrie, entre raison et folie, entre errance et rêve de maîtrise. Jorge Luis Borges et Umberto Eco ne sont pas loin...
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
300
Date de parution
22/10/2020
Poids
306g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782251451206
Titre
Faut-il prendre les Deipnosophistes au sérieux ?
Auteur
Jacob Christian
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
120
Poids
306
Date de parution
20201022
Nombre de pages
300,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : L'histoire de la géographie et de l'ethnographie grecques occupe une place de choix en histoire ancienne. Suivre les étapes de la connaissance de la terre et de ses populations, à travers les oeuvres d'Hérodote, de Thucydide et de Strabon, les périples d'Hanon ou d'Agatharchide, c'est voir se déployer tous les pans d'une civilisation, les liens de l'imaginaire et du savoir qui nourrissent historiens, économistes, moralistes, philosophes. A travers ces textes, on découvre la manière dont les Grecs se sont représenté le monde et les autres peuples, ont réfléchi sur l'identité et la valeur de leur propre civilisation face à la différence culturelle avec les "Barbares" des confins du monde. Inspiré des méthodes de l'anthropologie moderne, accompagné de très nombreux textes traduits et commentés, cet ouvrage présente les grands axes comme les grandes problématiques de la géographie et de l'ethnologie dans l'Antiquité.
Histoire comparée des pratiques intellectuelles, des tablettes mésopotamiennes à l'Internet, l'entreprise des Lieux de savoir porte un regard neuf sur les sociétés humaines. Comment naissent, se pratiquent et se transmettent les savoirs ? Quels sont les gestes et les instruments du travail savant ? Quelle est la géographie dessinée par les parcours et les étapes des maîtres et des étudiants, des pèlerins et des explorateurs, des livres et des objets ? Projet international de grande ampleur, tant par sa richesse que par son ambition, les Lieux, de savoir offrent un panorama sans équivalent, des mille manières dont, à travers les âges et les cultures, les hommes ont produit, validé, sauvegardé et transmis des savoirs, par-delà les grands partages entre sociétés lettrées et sociétés sans écriture, entre Orient et Occident, entre sciences et humanités. Des monastères bouddhistes à l'atlas du génome humain, de la Route de la soie au sol de la planète Mars, des villages africains aux écrans d'ordinateurs, ce livre-laboratoire , premier volume d'une série de quatre, ouvre la voie d'une nouvelle anthropologie de la connaissance.
Résumé : Dans ce deuxième tome, composé de 57 contributions, l?enquête porte particulièrement sur les gestes, les instruments et les procédures qui donnent forme à tout type de connaissance. Par pratiques de savoir, on entend l?ensemble des gestes et des procédures qui se déploient sur un arc continu, depuis les opérations matérielles et techniques jusqu?aux opérations intellectuelles. Dans cette perspective, on étudiera les gestes du maniement des livres, de la collection et de la mise en ordre des choses, mais aussi la production des signes et des inscriptions sur des supports matériels, tablettes, rouleaux de papyrus, codices et livres imprimés, médias numériques (De l?art du bonsaï à l?observation au microscope en biologie cellulaire, par exemple). D?autre part, les pratiques intellectuelles, interpréter, raisonner, démontrer, critiquer, comparer, formuler une idée ou élaborer un modèle abstrait, seront considérées comme autant de gestes par lesquels des philosophes, des physiciens, des grammairiens, des astronomes, des exégètes, des sages construisent des objets de savoir, mais aussi s?approprient l?espace, le temps historique, le monde visible et invisible, le sens des textes ou la vérité des doctrines (De l?écriture des mathématiques à l?atelier de Michel Foucault notamment).
Moribonde, notre agriculture ? Rien n'est moins sûr. Condamnés, nos paysans ? Rien n'est moins sûr. Christian Jacob raconte son parcours de jeune agriculteur. Il porte un regard critique sur la politique agricole française et européenne, ainsi que sur les duperies du GATT. Au lieu de "défendre" le monde rural, il faut surtout l'aider à se moderniser et lui donner les moyens d'accéder à une meilleure rentabilité et à une compétitivité accrue. Christian Jacob a été président du Centre national des jeunes agriculteurs (CNJA). Il est actuellement député au Parlement européen.
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.
Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.