Tromso, une ville tout au nord de l'Europe où le soleil reste sous l'horizon neuf mois par année - une civilisation au bord de l'éclatement, confrontée à la sécheresse désolante d'un désert de glace. Des hommes et des femmes s'y croisent, s'aiment, s'ignorent et s'entretuent, alors que le monde sombre avec lenteur. Karl, vétérinaire urgentiste, écrivain raté, paranoïaque et alcoolique ; Lucie, une jeune militante pour un groupe de libération des animaux domestiques ; Gjermund, le professeur de mathématiques collectionnant des jouets tirés des poubelles ; Maze et Dix, couple improbable et sanguinaire ; Henry, ancien employé de la Svalbard Global Seed Vault ; Arminius et Sigimer, deux flics de cinéma ; Aleksy, le hacker amoureux du chaos ; quelques misérables parmi tant d'autres. À l'approche de l'aube, qui - des terroristes, des bébés bombes, des hommes simples, des golems géants de lumière, des puissants, des militants, des trafiqueurs de réalité - mettra un terme à cette interminable nuit culminant au-dessus de ces destins froissés ...
Nombre de pages
450
Date de parution
21/03/2013
Poids
554g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782070139859
Titre
La nuit
Auteur
Jaccaud Frédéric
Editeur
GALLIMARD
Largeur
155
Poids
554
Date de parution
20130321
Nombre de pages
450,00 €
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Né en 1977, Frédéric Jaccaud est l'auteur de deux romans noirs, Monstre (une enfance) et La nuit. Avec Hécate, il continue d'explorer la cruauté tapie derrière les mots.
Le héros de ce roman n'a pas de véritable identité : quelques souvenirs d'enfance, des expériences dans l'informatique balbutiante de la Silicon Valley à l'orée des eighties, ensuite des années de galère, jusqu'au moment où le temps s'accélère. Chauffeur pour une agence d'escort girls, il se retrouve une nuit avec un cadavre sur les bras, une mystérieuse carte magnétique en poche et des tueurs impitoyables à ses trousses. Si on le lui demandait, le héros dirait qu'il n'a fait qu'un pas ou deux de travers. Rien qui mérite un tel acharnement. Et pourtant, terré dans l'étrange petite ville de Grey Lake, il attire tous les regards. Désormais, le monde qui l'entoure se redéfinit radicalement par la technologie. A lui de comprendre s'il détient la clé d'un code source paranoïaque ou s'il n'est que le jouet de pouvoirs supérieurs. Il est des exils volontaires.
Voici un essai inédit, qui s'inscrit dans le prolongement de l'exposition "Je est un monstre" de la Maison d'Ailleurs, qui visait à réfléchir à la question du monstre ou, plutôt, aux différentes conceptions qui sont venues qualifier ces êtres excentriques. Or au coeur de cette vaste parade monstrueuse, une des salles de l'exposition était dédiée à la célèbre franchise des Universal Monsters, ces monstres du début du XXe siècle qui ont fait les beaux jours d'un cinéma populaire et d'une littérature prisée par un public avide de sensations.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.