Le Livre des ressemblances Tome 3 : L'ineffaçable, l'inaperçu
Jabès Edmond
GALLIMARD
10,10 €
Epuisé
EAN :9782070203123
Tous les livres seraient dans le dernier où ils auraient puisé. Livre avant les livres. Livre de la non-ressemblance auquel ils auraient cherché à ressembler. Intime modèle qu'aucune copie n'égalera. Livre mythique. Unique. Avec ce livre, l'écrivain connaîtrait, à la fois, le bonheur immense d'avoir pu, enfin totalement, s'exprimer et la peur panique de n'avoir, désormais, rien à dire ; alors, qu'au contraire, ce serait, par le biais de ce livre accompli, que la parole lui serait enfin rendue ; mais qu'en ferait-il ? Dans la dépendance du dernier livre, Le Livre des Questions - avec ses sept volumes - et maintenant - avec ses trois volets - Le Livre des Ressemblances, se présentent commeun seul livre de fiction, largement ouvert à la méditation et à l'interrogation. Ai-je été jusqu'au bout de mes doutes, de mes craintes, de mes espoirs et de mes angoisses ? Ai-je été, à cette heure où pour toujours je ferme le livre, jusqu'au bout de moi-même ? Quelle image de l'univers prendrais-je, aujourd'hui, à mon compte ? À priori aucune en particulier ou - qui sait ? - celle peut-être, que me propose le livre : image d'un soleil qui ne réchaufferait plus la terre mais qui brûlerait le ciel. L'homme y éprouve la démesure de sa solitude." Edmond Jabès.
Nombre de pages
120
Date de parution
12/02/1980
Poids
176g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070203123
Titre
Le Livre des ressemblances Tome 3 : L'ineffaçable, l'inaperçu
Auteur
Jabès Edmond
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
176
Date de parution
19800212
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qu'est-ce qu'un Étranger ? Telle est la question posée dans ce livre. Quelle responsabilité avons-nous envers lui ? Telle est la seconde question posée dans ce livre. Mais ce livre n'est pas un essai. Il est, au contraire, l'histoire d'une vie, dont on ne peut dire, avec certitude, où elle commence et où elle finit. Longtemps, j'ai été habité par ce livre, avant de l'habiter à mon tour ; l'amenant, ainsi, à me lire là où, moi-même, je le lis. Livre d'une essentielle rencontre qui m'a marqué au plus profond. Mais a-t-elle, seulement, eu lieu ? Portrait, en quelque sorte, d'un Étranger dont j'ai perdu, un jour, la trace mais qui, bien qu'imaginaire, pourrait, sans que je le sache, être, aussi, le mien." Edmond Jabès.
Le lieu où s'interroge l'écrivain couvre l'absence du livre. Il est le lieu d'avant la vie et de la mort vécue. Il se situe entre l'ouvrage achevé et l'oeuvre à écrire. Quoi d'étonnant, alors, que les personnages que l'on y retrouve nous apparaissent tels des fantômes ? L'espace est traversé de vocables, pareils à des oiseaux blancs dans le jour. Ils ne se fixeront qu'à l'heure du lecteur et dans un ordre imprévisible. Du suicide de Yukel au décès de Sarah, chaque page est le prix d'une attente et la voix de l'aveu. L'univers se forme où s'informe l'univers. Récits, dialogues, réflexions, prières se succèdent et se détachent, crêtes solitaires, à l'horizon ; mais le cri assigne le cri. Il est le lierre et le signe. E. J.
Où l'herbe n'a d'autre ambition que de demeurer verte et le silex de porter témoignage de la séparation de l'eau et du sable, le lien se fait ouvrage, et le livre univers.Le retour au livre est le dernier volet d'une oeuvre qui poursuit son chemin en profondeur et qui comprend Le Livre des Questions et Le Livre de Yukel.Le long d'un récit qui nous fait assister à la destruction de l'amour qu'éprouvent, l'un pour l'autre, deux adolescents juifs, mais qui ne prendra jamais la forme narrative, des personnages imaginaires nous conduisent, à travers questions et dialogues, aux sources du langage et de la méditation poétique où "Dieu est une interrogation de Dieu".Livre écrit deux fois, dans le livre et hors du livre. Double expérience où la condition du mot se confond avec la condition juive, car "le judaïsme et l'écriture ne sont qu'une même attente, un même espoir, une même usure".
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.