Le Philippe, officiellement destiné au roi de Macédoine Philippe II, date de 346, moment crucial pour les Grecs. Le Macédonien sort grandement renforcé de la guerre qui l'a opposé à Athènes et aux Phocidiens dès 356 et qui se clôt à l'été 346 par la paix de Philocrate. Isocrate, rhéteur attaché à la grandeur d'Athènes, conseille alors au roide réconcilier les Grecs entre eux et de présider h une expédition tournée contre les Perses, vieux rêve d'une guerre panhellénique caressé au début du ive siècle et qui sera réalisé peu après la mort d'Isocrate, dans des conditions autres, par le fils de Philippe, Alexandre le Grand. Le Philippe s'adresse aussi aux Athéniens. Son auteur s'y affiche comme le conseiller qui saura détourner le Macédonien des affaires de la cité — ce qui devrait en partie l'exonérer de l'accusation de travailler pour Philippe contre les intérêts de l'Athènes démocratique. L'habileté rhétorique y est partout visible : un éloge obligé du roi, une prose rythmée, une composition impeccable, des gradations, illustrent l'art de la persuasion de ce maitre de 90 ans. Le présent volume, avec son introduction historique et littéraire, sa traduction nouvelle et son commentaire, redéfinit la place et la pensée du rhéteur dans l'Athènes des années 340.
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Nombre de pages
215
Date de parution
07/06/2019
Poids
340g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251449524
Titre
Philippe. Edition bilingue français-grec ancien
Auteur
ISOCRATE/BOUCHET
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
340
Date de parution
20190607
Nombre de pages
215,00 €
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Résumé : Isocrate, lun des plus grands maîtres de l'éloquence antique, n'a probablement prononcé aucun discours. Affligé dune voix trop faible et d'une timidité maladive, Isocrate se consacra à un genre qui, s'il ne l'a pas inventé, obtint grâce à lui ses lettres de noblesse, le discours fictif. Celui-ci, dégagé des contraintes lies à des assemblés parfois houleuses, permet de développer et d'argumenter davantage le propos. Les six discours rassemblés dans ce volume peuvent être lus comme les éléments fondamentaux de la pense politique d'Isocrate. Dans le Pangyrique, publié à l'occasion des grandes fêtes religieuses des pangyries, Isocrate propose la concorde aux cités grecques désunies afin de lutter contre les Barbares. Dans le Plataque, Isocrate fait l'éloge, à l'occasion de la petite cité de Plate, de l'hégmonie athénienne. Dans les trois autres discours, Isocrate présente son programme de manière indirecte, soit en le plaçant dans la bouche d'un grand personnage, tel qu'Archidamos, soit sous la forme de conseils donnés à des grands personnages, par exemple à Nicoclès, le roi de Salamine. En tous les cas, en cette période trouble où l'hégmonie thébaine se fait jour et où grandit la menace trangre, Isocrate appelle la concorde. Le tome II de notre édition des Discours d'Isocrate regroupe en un volume le Pangyrique, le Plataque, A Nicoclès, Nicoclès, Evagoras et Archidamos. Chaque discours est précédé d'une notice qui lui est propre. Celle-ci propose une mise au point sur les problèmes de datation et d'authenticité, notamment pour Nicoclès et Archidamos. Le contexte historique, très riche, dans lequel ces discours ont été écrits, est non seulement présenté, mais mis en perspective avec les autres documents qui ont pu nous parvenir. Les différents types de discours, loge, exhortation et pangyrique, font l'objet dune analyse détaillée, de même que le style, si limpide, d'Isocrate. La tradition manuscrite est relatée pour chaque discours. L'ouvrage est en outre enrichi de notes qui éclairent la lecture.
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
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