S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune. Des repères: un rappel des faits qui constituent la trame événementielle de la question. Des synthèses sur les personnages et lieux qui jalonnent le sujet. Les grandes "thématiques', indispensables à la compréhension des enjeux de la question. Des outils méthodologiques: chronologie, glossaire, bibliographie. Un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques qui complètent l'index. Biographie de l'auteur Marie-Céline Isaïa. maître de conférences à l'université Lyon III. Laurent Jégou. maître de conférences à l'université Paris I.Emmanuelle Santinelli-Folz. maître de conférences à l'université de Valenciennes Michel Brand'Honneur. médiateur du patrimoine.Véronique Gazeau, professeur à l'université de Caen.Klaus Krönert. maître de conférences à l'université Lille III.Anne Wagner. maître de conférences à l'université de Besançon."
Une histoire de la presse parisienne venue d'ailleurs Paris est une ville-monde. Nulle part ailleurs, la presse en langue étrangère n'a été aussi foisonnante qu'à Paris. Seules aujourd'hui peuvent se comparer Londres et New York. Elle n'a jamais été étudiée en tant que telle. Paris, capitale polyphonique est le fruit de douze ans de travail, celui du réseau Transfopress qui recense la presse allophone à travers le monde. Ici seize langues sont convoquées : anglais, arabe, chinois, espagnol, géorgien, grec, hébreu, hongrois, italien, khmer, polonais, portugais, russe, tamoul, tchèque et yiddish. Plusieurs titres sont concernés dans chacune, du XIXe au XXIe siècle. Richement illustré, l'ouvrage regorge d'histoires méconnues, d'anecdotes, de parcours de vie, de lutte, de témoignages d'acculturation et de métissage mais aussi de rejets et de drames. A un moment où l'identité plurielle de la France est remise en cause et où le sens de l'assimilation est questionné, cette mosaïque apporte une réflexion salutaire et un éclairage inédit tant sur l'histoire de l'immigration que sur celle de la ville-lumière.
Novembre 1918. Alors que l'armistice se prépare entre la France et l'Allemagne, outre-Rhin, la révolution gronde. Le pays se couvre de Conseils ouvriers dans l'euphorie et, le 9 novembre, la République est proclamée. L'embrasement semble toutefois de courte durée. Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, les deux principales figures de la révolution spartakiste, sont assassinées dès janvier 1919. La révolte de Berlin dont ils étaient le fer de lance est réprimée dans le sang. Elle aura duré une semaine. Décapitée, la révolution allemande ? Loin s'en faut. Alors qu'elle est souvent réduite par les historiens à une insurrection de quelques semaines, Anne Deffarges lui redonne toute son ampleur. Son ouvrage déploie ainsi une histoire longue où l'intensité des sursauts - proclamation de la République des Conseils de Bavière, grandes grèves de 1920 - n'a d'égale que la férocité de la répression, implacable de bout en bout. Ce travail, inédit dans l'historiographie française, redonne également aux femmes toute leur place dans la structuration des actions révolutionnaires, souvent résumée à la figure de Rosa Luxembourg. Sources à l'appui, Anne Deffarges démontre que l'échec de la révolution allemande est aussi dû à la trahison des sociaux-démocrates du SPD, un parti jusque-là révolutionnaire qui, dès 1914 et plus encore après novembre 1918, change son fusil d'épaule pour s'associer à l'armée et aux bandes paramilitaires d'extrême-droite. En poursuivant son ouvrage jusqu'en 1923, "année inhumaine" de montée du fascisme et de la tentative de coup d'Etat d'Adolf Hitler, elle tisse des liens particulièrement frappants entre reculs révolutionnaires et montée des nationalismes les plus extrémistes. Si l'histoire ne se répète pas, comprendre les mécanismes à l'oeuvre il y a un siècle est précieux pour s'orienter dans notre propre époque, également grosse de bouleversements.
100 cartes historiques, politiques, économiques, sociologiques et futuristes accompagnées chacune d'un texte, le tout complété par une galerie de portraits des pays de la région.
Atlande réédite un ouvrage fondamental sur la Révolution française, la seule histoire " populaire " de la révolution, c'est-à-dire relatée du point de vue du peuple, débarrassée de ses mystifications sur le 14 juillet ou la nuit du 4 août : un texte qui tranche avec l'histoire traditionellement " bourgeoise " de la Révolution. Originellement paru en 1909, de façon concomitante à Paris, Londres, Leipzig, Rome et New York, ce texte, révolutionnaire en lui-même, est l'oeuvre d'un aristocrate russe exilé à Paris car il a épousé la cause du peuple, d'un historien hors pair et d'un visionnaire. Kropotkine est largement oublié de nos jours ; rappelons simplement qu'une chaîne de montagnes porte son nom en Sibérie, qu'il fut le page de la tsarine aussi bien que l'interprète de Louise Michel en Angleterre, l'intime d'Elisée Reclus et d'Octave Mirbeau et que tant Victor Hugo qu'Ernest Renan le défendirent ardemment quand il fut poursuivi par les autorités françaises. Le texte intégral est ici éclairé par une kyrielle de notes d'Arno Lafaye-Moses qui propose également une galerie des personnages cités ainsi qu'un glossaire. Signe de sa résonnance aujourd'hui, il est préfacé par François Ruffin.
Résumé : L'ouvrage explore l'imaginaire médiéval au travers de ses deux composantes majeures : les héros, comme Charlemagne, le roi Arthur, Robin des Bois, mais aussi le renard et la licorne ; et, les merveilles, trois édifices ou puissances qui dominent la société, à savoir la cathédrale, le château fort et le cloître. L'iconographie médiévale ignore les frontières entre le naturel et le surnaturel, l'ici-bas et l'au-delà, et couvre un large espace géographique. Cette histoire de l'imaginaire est aussi une histoire dans la longue durée, présentant ces héros et merveilles tels que le Moyen Age les a construits, vénérés, puis légués aux siècles futurs.
Résumé : L'histoire n'a cessé d'être pour Edgar Morin un sujet de réflexion - y compris l'Histoire à laquelle il a participé. Témoin des atrocités de la guerre, des bouleversements économiques et écologiques, penseur des civilisations, Edgar Morin en a tiré des leçons fondamentales qui éclairent le passé et nous aident à construire l'avenir. Depuis son poste de vigie, il nous apprend que l'improbable peut advenir, que les destructeurs peuvent être aussi de grands civilisateurs, que les mythes influent puissamment sur le réel, qu'un seul individu peut parfois changer le cours de l'Histoire... Dans un esprit de synthèse particulièrement vif, Edgar Morin nous entraîne dans le grand voyage de l'humanité, de l'Antiquité à nos jours. Une réflexion profonde et personnelle sur le temps long, nourrie d'une expérience humaine et intellectuelle incomparable.
Refonte de Vie des seigneurs au Moyen Age 97827373-63245 - La vie quotidienne des Seigneurs - Les croisades, les guerres, la vie au château, la chasse, les tournois - La féodalité
Résumé : Les rythmes entraînent dans leur mouvement la vie tout entière des individus et des sociétés : les comportements quotidiens et les expériences esthétiques, les déplacements dans l'espace aussi bien que l'ordre du temps. Il n'y a pas de vie sans rythme, c'est-à-dire - comme dans un air de jazz ou une toile abstraite de Mondrian - sans une mise en ordre variable de faits qui se répètent en combinant indéfiniment périodicité et rupture. Philosophes, sociologues, anthropologues, musicologues s'interrogent parmi d'autres depuis deux siècles sur les rythmes sociaux, dont Marcel Mauss disait qu'ils commandent les représentations du temps. Pourtant, il n'existe pas à ce jour une histoire des rythmes qui confronte nos conceptions et expériences du rythme à celles du passé. Or, le contraste est fort entre notre monde moderne, où les rythmes sont partout, mais sont observés dans des champs séparés (rythmes scolaires, arythmie cardiaque, tempo musical, croissance économique en dents de scie...) et la civilisation holiste de l'Europe médiévale : ici, la notion de rythme, héritée de l'Antiquité gréco-romaine, paraît ne concerner que la musique, la poésie et la danse, mais elle entre en fait en résonance avec la totalité de la Création, que Dieu aurait façonnée en six jours. C'est à ce rythme fondateur que le présent livre emprunte sa propre scansion, en explorant successivement les significations du rhythmus médiéval, les rythmes du corps et du monde, ceux du temps, de l'espace et du récit, avant de s'interroger sur la fonction des rythmes dans le changement social et la marche de l'histoire.