En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
KIAROSTAMI II - DANS ET HORS LES MURS
ISHAGHPOUR YOUSSEF
CIRCE
7,00 €
Épuisé
EAN :9782842423353
La première rencontre du cinéma de Kiarostami a été celle de films qui révélaient un Iran profond : la vision contemplative, donc à distance, célébrant l'enfance et les villages, la vie dans un présent intemporel, une sorte "d'état de nature", intouché par l'existence moderne. C'était également la découverte d'un cinéma renouant avec sa "spécificité", grâce à un réalisateur apparemment tout aussi peu touché par son histoire. Un précédent livre, Kiarostami : le réel, face et pile, était consacré aux aspects différents et aux métamorphoses d'une oeuvre complexe dans son apparence de simplicité. Le présent volume continue la même démarche, à propos des films récents. Il s'est produit, dans l'oeuvre de Kiarostami, une transformation radicale. Pour des raisons qu'on essaie d'interroger, il n'est plus seulement un réalisateur "iranien", mais un cinéaste "international". "Dans et hors les murs", à la maison et en dehors d'elle, en Iran profond et toujours en voyage dans le monde. Animé par l'intranquillité qui l'engage à prendre la route - ces "Roads of Kiarostami" comme l'indique son film à partir de ses photographies - il semble, en même temps, être partout chez lui. Avec le même détachement esthétique, sa sérénité, sa disponibilité, son ouverture et son accueil. Tout en gardant toujours leur "minimalisme", sans rien d'une réflexivité moderniste, les films et les photographies de Kiarostami s'affirment de plus en plus "conceptuels". Bien plus qu'une approche du "réel", qui serait là pour être révélé par les vertus thaumaturgiques de la caméra - un cinéma qui se crée en se référant à lui-même détermine aussi ses nouveaux films : qu'ils soient réalisés en Iran, au Japon ou en Italie.
Date de parution
05/10/2012
Poids
92g
Largeur
110mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782842423353
Titre
KIAROSTAMI II - DANS ET HORS LES MURS
Auteur
ISHAGHPOUR YOUSSEF
Editeur
CIRCE
Largeur
110
Poids
92
Date de parution
20121005
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Véhicule de fiction et d'identification collective, fait anthropologique et culturel, ensemble de créations esthétiques, le cinéma est l'un des grands mythes du XXe siècle. Pour Youssef Ishaghpour, théoricien et critique, la puissance et la diversité du cinéma résultent du rapport contradictoire entre magie de l'image et révélation de la réalité.
L'?uvre de Satyajit Ray constitue un continent, non pas tant parce qu'il s'agit de l'Inde, mais à cause de la diversité des problèmes, des approches, des genres et des styles de ses films. Satyajit Ray a été, à lui seul, tout un cinéma, ayant dû parcourir un monde complexe, en tout sens et à tous les degrés de l'échelle sociale, historique et culturelle. Pendant près de deux siècles, la pénétration occidentale, en l'occurrence celle de l'Empire britannique, a été très forte au Bengale. C'est pourquoi cette relation intrinsèque entre l'Orient et l'Occident, entre tradition et modernité, se trouve au centre de ses grands films, et donc au centre du présent essai. La Trilogie d'Apu, Le Salon de musique, La Déesse, Charulata, Les Joueurs d'échecs sont indubitablement des chefs-d'?uvre du cinéma mondial.
Visconti et Rossellini ont été les deux grandes révélations cinématographiques de l'après-guerre en Europe. La déflagration mondiale avait brisé l'unité du spectacle et du réalisme coexistant chez Renoir et dans le cinéma classique. Sous le vocable de "réalisme", il y eut deux chemins différents: l'acte de filmer, la pureté du cinéma pour Rossellini, et son impureté foncière pour Visconti, le cinéma comme synthèse des arts - peinture, musique, littérature, théâtre, opéra. Les arts traditionnels, tout ce que le cinéma et l'univers industriel avaient détruit, Visconti espérait les faire revivre grâce au cinéma: l'espérance d'une unité de l'ancien et du nouveau, le désir de voir se réactualiser, grâce au peuple, la tradition culturelle humaniste des maîtres d'autrefois - dans le sens historique et esthétique du terme. "L'Italie qui demeure dans l'Italie qui change." L'histoire réelle, la modernisation rapide de l'Italie, a transformé cette espérance en une volonté de réconciliation qui se brise une dialectique du progressisme et de la décadence. Le cinéma de Visconti est devenu la mémoire d'un certain passé perdu de l'Europe: un moyen d'évocation, d'adieu, de long regard sur ce qui est invoqué une dernière fois mais comme pour venir mourir. Un cinéma de temporalité, de remémoration où le sentiment de fin du monde - comme d'une famille qui se déchire, ou de l'individualité qui se détruit pour retrouver sa vérité - est vécu dans le désir et la passion. Cet essai relie l'analyse thématique, celle des matériaux et des formes, à la dimension esthético-philosophique et historique. Il propose une synthèse interprétative de ce que Luchino Visconti appelait son "?uvre personnelle".
A la Sorbonne comme au bistrot, la vérité vraie, objective, pure, triomphe rarement : l'assistance lui préfère la parade la plus cinglante. Voilà qui chagrinait au siècle dernier le ténébreux philosophe Schopenhauer... Il en eut à la longue un sursaut rageur : élaborer le mode d'emploi de la controverse. Un traité qui permette de défaire n'importe quel opposant, malgré son habileté et sa mauvaise foi. Puisque si souvent la forme l'emporte sur le fond. Les brillants raisonnements des alchimistes ont interdit l'essor de la chimie pendant des siècles. Même s'ils professaient des âneries. Dans L'Art d'avoir toujours raison, Schopenhauer ne s'embarrasse pas de morale... Résultat : un mémoire ramassé et teigneux, pas plus épais qu'un agenda : trente-huit stratagèmes pour ne jamais perdre la face."
Georg Simmel (1858-1918) était un philosophe et sociologue très attentif à l'art de son temps. La sculpture de Rodin l'a particulièrement inspiré. Il publia dès 1902 une première étude (avant même celle de Rilke) et reprit régulièrement la question jusqu'à la mort de Rodin en 1917. Le paradoxe de cet art était selon lui d'installer le mouvement, propre à la modernité telle qu'il l'avait analysée par sa Philosophie de l'argent, dans l'oeuvre plastique, la déportant constamment hors d'elle-même. La reprise et l'approfondissement de ses arguments signale l'enjeu que représentait Rodin à ses yeux. Elle participe de son élaboration d'une pensée de Part originale. Pour Rodin, Simmel était, tout simplement, le "penseur" ... Le volume rassemble la totalité des écrits consacrés par Simmel à Rodin, leur correspondance ainsi que divers compléments permettant de retracer l'histoire captivante de cet échange.
Ces neuf nouvelles de Rainer Maria Rilke, écrites entre 1897 et 1901, sont d'une grande variété de forme et d'inspiration, mais elles portent toutes en elles les visions fulgurantes de l'homme qui achèvera, vingt ans plus tard, Les Elégies de Duino, en affirmant que "tout ange est terrible". Avec une certaine férocité satirique, Rilke raille autant les philistins satisfaits que les artistes complaisants, et, à l'image de son double de jeunesse, Ewald Tragy, poète de dix-huit ans, il s'attache aux humbles et aux réprouvés de l'existence. Qu'il dépeigne de grandes familles obsédées par leurs ancêtres, des aristocrates en fuite après la Révolution française, ou encore des vieillards émerveillés par le simple passage d'une petite fille dans un parc, l'auteur nous montre toujours "qu'entre horreur et splendeur se développent des relations secrètes".